*Bolivie,
30 mai 2010. Des provinces
indépendantes.
Le 30 mai, les neufs nouveaux
gouverneurs des provinces de Bolivie, élus le 4 avril, ont pris leurs
fonctions, inaugurant ainsi le nouveau système d'autonomie politique des
provinces voulu par le président Evo Morales, rapporte le Nuevo Herald de Miami. Trois d'entre eux appartiennent à
l'opposition et dirigent les provinces de Beni, Tarija et Santa Cruz, les plus
riches du pays et qui ont déjà menacé par le passé de faire sécession.
"Après des années de lutte pour la démocratie, cette prise de fonction est
un acte historique", a rappelé Evo Morales. Les gouverneurs d'opposition
ont par ailleurs dénoncé l'approbation de la polémique "loi de transition
vers l'autonomie" qui rend possible la destitution d'un gouverneur s'il
est reconnu coupable de délit pénal avant ou après sa prise de pouvoir.
*Bolivie,
31 mai 2010. Sur la route du « Che ».
Un grand projet de route touristique
internationale suivant l'itinéraire du guérillero argentino-cubain Ernesto
"Che" Guevara est en passe de se concrétiser entre plusieurs pays
d'Amérique latine. La délégation argentine à l'initiative des "Chemins du Che"
travaille depuis 2006 pour réunir toutes les villes de la région possédant des
sites ou des musées en rapport avec la mémoire du Che. "Nous allons
établir un circuit qui passera par l'Argentine, Cuba et la Bolivie, [ces pays]
où le commandant Guevara est né, a lutté et est mort" explique le
secrétaire d'Etat au Tourisme bolivien dans le quotidien bolivienLa Patria d'Oruro.
"Nous tenons à développer un tourisme socio-culturel, mais également
productif afin d'aider les communautés Guaranies et les petits villages du
Chaco Bolivien situées le long de cette route suivie en 1967 par la guérilla du
Che", ajoute le responsable bolivien.
Juan-Manuel Santos, candidat du Parti social d'union
nationale (Partido de la U, droite, au pouvoir) a obtenu 46,6 % des voix au
premier tour de l'élection présidentielle organisée le 30 mai. Il devance ainsi
largement son principal rival, le candidat du Parti vert Antanas Mockus (21,5 %
des voix), qui le talonnait pourtant dans les sondages ces dernières semaines.
Pour le quotidien, les sondages sont les grands perdants de cette élection.
Santos est largement favori pour le second tour, prévu le 20 juin.
La tempête tropicale Agatha, première de la saison
cyclonique, a fait près d'une centaine de morts et des milliers de sinistrés
lors de son passage le 30 mai en Amérique centrale. Le Guatemala est le pays le
plus touché : selon la sécurité civile, les pluies torrentielles ont fait au
moins 83 morts et quelque 75 000 sinistrés. Les autorités ont annoncé la
suspension des classes et la fermeture temporaire de l'aéroport international
de la capitale. Au Salvador voisin, au moins neuf personnes ont été tuées.
*Espagne, 28 mai
2010. Dégradation de la note attribuée à l’Espagne.
L’agence de notation internationale Fitch a
retiré à l’Espagne sa note de triple A, la meilleure possible, celle dont
bénéficient la France, l’Allemagne ou le Royaume Uni. Elle a dégradé la note du
pays à AA+, carFitch prévoit que le
processus d'ajustement économique sera plus difficile et plus long en Espagne
que dans les autres pays notés AAA. « Le manque de flexibilité sur le
marché du travail ainsi que la restructuration en cours des caisses d'épargne
locales freineront également la reprise espagnole. Et ce, malgré le «fort
engagement» du gouvernement à réduire dette et déficits. Cependant, «le profil
de risque de l'Espagne demeure très solide, soutenu par une économie
diversifiée et à haute valeur ajoutée, ainsi que par un secteur financier
solide», nuance Fitch. Cette nouvelle intervient après une précédente
dégradation de la note de l’Espagne par une autre agence de notation Standard
and Poor’s le 28 avril dernier.
*Espagne 27 mai 2010.
José Luis Rodríguez Zapatero fait adopter de justesse son plan d’austérité.
Ce n'est que d'extrême justesse
que le gouvernement socialiste a réussi à faire adopter son plan d'austérité au
Parlement, à une voix près, avec le soutien du seul Parti socialiste espagnol
et grâce aux abstentions. Face à ce coup de semonce, le Premier ministre
Zapatero a aussitôt annulé un voyage prévu au Brésil. "Le gouvernement est
en sursis", titre le journal conservateur ABC en éditorial : "Sa
victoire à la Pyrrhus lui offre un peu d'oxygène. Mais n'aspirent à gagner du
temps que ceux dont les jours sont comptés", assure-t-il.
Alberto Pizango, le principal leader indigène péruvien,
bénéficie d'un régime de liberté conditionnelle depuis le 27 mai. Il avait été
arrêté la veille, à son retour du Nicaragua, où il s'était réfugié en juin 2009
après des heurts meurtriers entre policiers et Indiens survenus à Bagua
(Amazonie). Il est poursuivi pour incitation à la mutinerie. Pizango a déclaré
"regretter profondément la mort de ses frères policiers et indiens",
avant d'ajouter qu'il était "revenu pour répondre de ce qui lui était
reproché et contribuer à la réconciliation entre Péruviens".
Le principal dirigeant indien du Pérou, Alberto Pizango,
a été arrêté le 26 mai, à Lima, à son retour d'exil au Nicaragua. Il s'y était
réfugié en juin 2009 après des affrontements meurtriers entre la police et des Indiens
d'Amazonie dans le nord du Pérou. Les Indiens protestaient alors contre des
décrets-lois sur l'exploitation des ressources d'Amazonie, révoqués depuis.
Recherché pour appels à la "sédition" et à la "mutinerie",
Alberto Pizango doit comparaître ce jeudi devant la justice péruvienne.
Sous mandat d'arrêt international depuis décembre 2009,
la Colombienne Angie Sanclemente Valencia a été arrêtée le 26 mai à Buenos
Aires. Ce mannequin de 30 ans est accusé d'appartenir à un réseau de
narcotrafiquants qui utilisait des jeunes filles, recrutées pour leur physique,
pour faire passer de la drogue d'Argentine au Mexique, et de là en Europe. Elle
plaide son innocence. Selon sa mère, elle fuyait la police par peur des sévices
dont elle pourrait être victime dans une prison de droit commun, relate le
quotidien de Cali.
*Colombie, 26mai 2010. Le petit frère d’Uribe et les
paramilitaires.
Selon deux articles parus respectivement
dans Página 12et le Washington Post, Santiago Uribe, petit frère du
président colombien Alvaro Uribe, aurait créé dans les années 90 un groupe
paramilitaire connu sous le nom des Douze apôtres. On lui impute plusieurs
exécutions extrajudiciaires et des crimes commis en connivence avec les
autorités dans la région d’Antioquia. Ces révélations sont le fait d’un ancien
policier aujourd’hui à la retraite qui a déposé plainte en Argentine et
témoigné devant plusieurs membres d’organisations internationales dont le prix
Nobel de la Paix Adolfo Perez Esquivel. Ces informations relayées par la presse
colombienne à quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle du 30
mai ont fait scandale. Adolfo Perez Esquivel a confirmé dans El Espectador la véracité du témoignage tandis que
le vice-président colombien Francisco Santos Calderon a opposé un démenti,
évoquant une manœuvre électorale.
Fermé
depuis 2006, le théâtre Colón de Buenos Aires a rouvert le 24 mai pour
accueillir un gala de célébration des 200 ans d'indépendance de l'Argentine. La
révolution du 25 mai 1810 a marqué le premier pas vers l'indépendance de ce
pays par rapport à la couronne espagnole, définitivement prononcée en 1816. Une
grande parade a rassemblé plusieurs centaines de milliers de personnes dans les
rues de la capitale. Le quotidien propose ce mardi un supplément titré Argentine
1810-2010, ce que ce pays a été et ce qu'il sera.
*Colombie, 21 mai 2010 : Une
élection présidentielle très serrée.
Les deux principaux candidats à
l'élection présidentielle colombienne, dont le premier tour est prévu le 30
mai, sont au coude-à-coude dans les sondages. Le quotidien colombien El Tiempopublie le 21 mai les résultats d'un sondage selon lequel
Juan Manuel Santos, ancien ministre de la Défense, ne devancerait que d'un
point son rival Antanas Mockus, ex-maire de Bogota et candidat du Parti vert,
lors du premier tour. Il obtiendrait 35 % des suffrages, contre 34 % pour
Mockus. Une tendance qui s'inverse au deuxième tour puisque c'est cette fois
Mockus qui arriverait en tête avec seulement un point d'avance sur Santos,
chaque candidat étant respectivement crédité de 45 et 44 % d'intentions de
vote.
Le président équatorien Rafael Correa a annoncé le 20 mai
vouloir demander au Congrès de classer un projet de loi sur la gestion de l'eau
qui a suscité une levée de boucliers parmi les Indiens, qui l'accusaient de
chercher à privatiser cette ressource naturelle. Début mai, les Indiens, menés
notamment par la puissante Confédération des nationalités des Indiens
d'Equateur (CONAIE), avaient organisé des manifestations, assiégeant le Congrès
pendant plusieurs heures et empêchant les élus d'en sortir.
*Etats-Unis // Amérique
latine // Vénézuéla, 20 mai 2010. Oliver Stove présente son nouveau
documentaire sur Hugo Chávez.
Le récent sommet Union européenne -
Amérique latine- Caraïbes organisé à Madrid a offert une nouvelle occasion au
réalisateur Oliver Stone de présenter son dernier documentaire Au Sud de la
frontière. Il a été projeté en marge de cette réunion internationale lors
d'une séance à laquelle ont notamment participé le président bolivien Evo Morales
et son homologue paraguayen Fernando Lugo. Ce documentaire a pour objectif
"de faire découvrir qui est le véritable Hugo Chávez", explique le quotidien espagnol El País. "Le
président vénézuélien est l'acteur principal, tandis que Stone peut compter sur
des seconds rôles prestigieux - les présidents Rafael Correa, Evo Morales,
Cristina Fernández, Néstor Kirchner, Raúl Castro, Lula da Silva et Fernando
Lugo - pour parler des changements politiques en Amérique latine et du
traitement que leur réservent les médias américains." Oliver Stone va
désormais présenter ce documentaire dans différents pays latino-américain. Il
est notamment attendu début juin en Argentine.
*Etats-Unis – Mexique, 20 mai
2010 : une rencontre officielle décevante.
"Rien que des mots", titre le
quotidien hispanophone de New York au lendemain de la rencontre à Washington
entre le président américain Barack Obama et son homologue mexicain Felipe
Calderón. Le journal estime en effet qu'il n'est rien ressorti de concret de
cette entrevue largement consacrée à la récente loi sur l'immigration adoptée
en Arizona, Etat limitrophe du Mexique. Elle permet aux policiers d'interpeller
tout étranger soupçonné d'être un immigré clandestin. Après la réunion, Obama a
déclaré qu'il s'agit d'une "mesure mal avisée" résultant des
"dysfonctionnements" du système d'immigration. Le président Calderón
doit prononcer ce 20 mai un discours devant le Congrès.
*Chili,
19 mai 2010.Le Dakar a endommagé des
sites archéologiques.
Le Dakar apporte non seulement des
bénéfices économiques au Chili mais aussi des problèmes", affirmeEl Mercurio. Le passage de la caravane de
véhicules dans le désert a occasionné de graves dégâts archéologiques, souligne
le quotidien chilien. Ainsi lors du Dakar 2009, la première édition
latinoaméricaine pour laquelle aucun relevé officiel des sites archéologiques
traversés n’avait été fait, seule la destruction d’un site précolombien de la
région de Coquimbo a pu être prouvée. Lors de l’édition 2010, des archéologues
avaient demandé en vain une révision du tracé. En conséquence, sur les 11 sites
précolombiens répertoriés, 50 % ont été endommagés. Le Conseil des
Monuments Nationaux (CMN) chilien a donc demandé un dédommagement de 300
millions de pesos [environ 450 000 euros] à l’Institut National de Sports. Pour
l'édition 2011 qui aura lieu du 1er au 16 janvier, le CMN compte faire un
relevé précis des sites archéologiques bien avant la compétition afin de
participer à l'élaboration du tracé définitif.
A
l'occasion du sommet UE-Amérique latine-Caraïbes organisé à Madrid, la
présidente argentine Cristina Kirchner a réclamé le 18 mai au gouvernement
britannique une reprise des négociations sur la souveraineté contestée de
l'archipel des Malouines. Londres a immédiatement rejeté cette demande.
"L'intervention argentine a provoqué des étincelles", souligne le
quotidien. Mme Kirchner avait déjà formulé cette requête lors de réunions
internationales, mais jamais un tel échange diplomatique ne s'était produit
entre les deux gouvernements.
*Espagne, 18 mai
2010. Le juge Garzón suspendu de ses fonctions.
Le juge Garzón a été suspendu de
ses fonctions en attendant que se tienne son procès pour prévarication qui aura
lieu en septembre prochain. Le quotidien El
País dénonce une nouvelle fois la procédure en cours contre ce juge :
“une honte, de l’acharnement”.
*Europe
// Amérique latine, 18 mai 2010. L'air latino n'inspire pas l'Europe
C'est dans une Europe inquiète que se déroule à
Madrid la sixième édition du sommet Union européenne-Amérique latine et
Caraïbes. Le quotidien colombien El
Tiempo se demande comment peuvent évoluer les relations politiques et
commerciales entre les deux continents.
Le
17 mai, à l'occasion d'un sommet tenu à Madrid, "l'Union européenne et le
Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) ont décidé de reprendre leurs
négociations en vue d'un accord de libre-échange, qui traînaient depuis une
décennie et avaient été interrompues en 2004. L'objectif, dès cette année, est
de sceller un pacte qui ouvrirait aux Européens un marché de 270 millions de
personnes", écrit le quotidien espagnol. Ces négociations sont décriées
par certains pays, dont la France, qui craignent pour leur agriculture.
Le
président bolivien Evo Morales a été reçu le 17 mai en audience au Vatican par
le pape Benoît XVI. Peu avant cette rencontre, le dirigeant avait, pour la
première fois, publiquement fait part de sa foi catholique. Selon le quotidien
bolivien, Evo Morales a remis au pape un document dans lequel il demande
l'abrogation du célibat des prêtres ainsi que l'ordination des femmes. Le
président bolivien entretient des relations souvent tendues avec l'Eglise de
son pays, qui critique la politique menée par son gouvernement.
*Equateur, 17 mai 2010. Rafael Correa
renonce à l’exploitation du pétrole de Yasuni.
Le président Rafael Correa propose de ne pas
exploiter le pétrole du sous-sol de la plus grande réserve mondiale, Yasuni. En
échange, il demande une compensation financière internationale.
*Bolivie, 17 mai 2010. Les
enseignants en grève.
Les enseignants des grandes villes du
pays ont décidé de reconduire une grève illimitée pour protester contre la
décision du gouvernement d'augmenter les salaires de 5 % alors que les
syndicats du secteur souhaitent une hausse de plus de 10 % de leurs revenus.
Pourtant, "ce lundi, les activités scolaires se sont déroulées presque
normalement puisque moins de 7 % des établissements ont fait grève", informeLos Tiempos. Le gouvernement de gauche
d'Evo Morales faisait face depuis le 10 mai à la première grève générale depuis
son accession au pouvoir en 2006. Lancé par la centrale ouvrière (COB) son
allié politique traditionnel, le mouvement s'est soldé, le 12 mai, par des
accords entre le gouvernement et les syndicats sur les revendications
salariales et l'abaissement de l'âge de la retraite.
*Espagne, 14 mai
2010. L'Austérité avec un grand A
Les mesures prises par le gouvernement Zapatero afin de réduire le
déficit public sont radicales. "Du jamais vu", affirme la presse
espagnole dans son ensemble :baisse de
5 % du salaire des fonctionnaires en 2010, de 15 % pour le gouvernement ;
gel d’une partie des retraites pour 2011, fin du "chèque bébé" (2500
euros), révision du prix des médicaments… L’objectif est d’économiser près de
15 milliards d’euros d’ici 2011. "J’assume cette responsabilité, car la
situation est difficile et il serait insensé de le cacher", a confié le
Premier ministre. Pour l’éditorialiste d’El País, il s’agit du
"plus important et radical changement de cap économique mené par un
gouvernement démocratique en Espagne". Il ajoute que le gouvernement a
opté pour des coupes "drastiques, rapides et capables de récupérer la
crédibilité perdue". Público (gauche) et El Periódico de
Catalunya (centre gauche) parlent de "coups de ciseaux" dans les
dépenses sociales. Pour le quotidien catalan, cette "rectification"
est une "potion amère" qui est administrée tardivement, mais qui est
nécessaire. Le quotidien conservateur ABCestime que c’est un coup porté à l’Etat providence.
"La gauche a définitivement perdu son discours politique", affirme le
quotidien. El Mundo (centre droit) ajoute quant à lui que
"Zapatero est arrivé à la fin de son échappée". "Maintenant, il
lui revient la gestion d’une situation très difficile qu’il a lui même
contribué à créer". Face à ses mesures, les deux principaux syndicats UGT
et CC OO ont appelé à une grève des fonctionnaires le 2 juin. Des
manifestations sont aussi prévues à partir du 20 mai.
*Vénézuéla, 11.05.2010. La prison pour le général Baduel
Depuis un an en détention, l'ancien
ministre de la Défense, Raúl Isaías Baduel, est enfin fixé sur son sort. Le
tribunal militaire l’a condamné, le 7 mai, à 7 ans et 11 mois de prison pour
enrichissement illicite, manquements à l’honneur militaire et abus de pouvoir.
Il est aussi frappé d'inégibilité, rapporteEl País. Baduel avait depuis cinq mois
renoncé à sa défense et refusait d’assister aux audiences pour ne pas faire le
jeu de la justice de Chávez. L’ancien ministre, longtemps compagnon et ami
d’Hugo Chávez avait été arrêté, le 2 avril 2009, lors d'une opération militaire
très médiatisée.
*Uruguay,
11 mai 2010. Camouflet pour la gauche aux municipales.
Le parti de la gauche uruguayenne représenté par
le Frente Amplio (FA) au pouvoir, est sous le choc des résultats médiocres (et
encore partiels) des premières élections municipales de son histoire qui se
sont déroulées le 9 mai, rapporteLa Nación de Buenos Aires. En effet, le FA a perdu trois importantes
mairies sur les 19 nouvellement crées et l'abstention a été forte à Montevideo
qui concentre 40 % de la population du pays. La capitale a quand même élue Ana
Olivera (FA). "C'est un avertissement pour le FA", a déclaré le
vice-président Danilo Astori. "C'est le pire score du FA en 40 ans
d'existence politique", a renchérit Esteban Valenti un conseiller
communiste de la présidence. Pour le politologue Gonzalo Kmaid, ce retrait est
surtout dû "à une réforme politique qui n'a pas été comprise faute
d'informations". Beaucoup de gens n'ont pas saisi le véritable rôle des
maires.
*Mexique, 11 mai 2010. Un ancien
gouverneur mexicain extradé vers les Etats-Unis.
Mario Ernesto Villanueva Madrid, alias
El Chueco, l’ancien gouverneur de l’Etat du Quintana Roo (à l'est de la
péninsule du Yucatan) a été extradé aux Etats-Unis le 9 mai. Il sera jugé à New
York pour trafic de drogue, rapporteEl Universal. Membre du Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI), il
a été gouverneur de 1993 à 1999 et avait pris la fuite avant d’avoir terminé
son mandat. Il est accusé d’avoir collaboré avec le Cartel de Juarez entre 1993
et 1997, en facilitant notamment l'entrée, la sortie et le stockage de la
drogue sur son territoire. Il aurait aussi blanchi des centaines de millions de
dollars. Arrêté puis relâché, sa cavale a pris fin en 2007. Il a été condamné
en 2008 à Mexico à 36 ans de prison. C’est le 326ème prisonniers a être extradé
vers les Etats-Unis depuis le début du mandat de Calderón, rappelle le
quotidien mexicain.
*Chili,
10 mai 2010. Débat sur la malbouffe.
Le gouvernement chilien discute
actuellement de l'idée d'imposer une taxe supplémentaire sur les aliments
contenant trop de graisses, de sucre ou de sel. Le ministre de la Santé a
déclaré vouloir frapper fort contre l'obésité, un mal qui touche un tiers des
17 millions de Chiliens : 55 % de la population est en surpoids et la tendance
est à la hausse dans ce pays à la culture très américanisée. Mais les
restaurateurs et autres gastronomes ne l'entendent pas de cette oreille.
"C'est insolite de taxer ce type de nourriture, ce n'est pas un vice comme
le tabac ou l'alcool "se défend Alberto Prieto, patron de trois McRico
(chaîne de restauration rapide). Pour le psychologue et professeur spécialiste
de santé publique, Gonzalo Bacigalupe, en revanche, "cette malbouffe
provoque une accoutumance et de la malnutrition. L'obésité touche en majorité
les classes les plus défavorisées et il est du devoir des pouvoir publics de
les protéger. Taxer cette nourriture n'est peut-être pas la meilleure solution,
mais c'est un pas nécessaire pour enrayer la tendance", déclare-t-il
dans l'hebdomadaire Qué Pasa.
*Argentine, 10 mai 2010. Mobilisation
massive pour le cannabis.
La traditionnelle marche mondiale du
cannabis, qui fête ses dix ans cette année, a eu du succès en Argentine puisque
quinze des quelque deux cents manifestations organisées, le 8 mai, dans le
monde pour demander l'abrogation des lois interdisant la culture et la
consommation de marijuana ont eu lieu dans le pays, soulignePágina 12. Buenos Aires a été le théâtre
d'une des plus importantes manifestations sur le sujet, note le quotidien
argentin. Les manifestants réclamaient notamment à grand cri le droit à la
culture du cannabis.
*Argentine // Espagne, 10 mai 2010.
L’Argentine refuse d’appliquer le principe de justice universelle.
Les organismes de défense des droits de
l'homme et les parents de victimes du franquisme se préparent à faire appel de
la décision de la juge fédérale, María Servini de Cubría, qui a rejeté
l'ouverture d'un procès en Argentine contre des crimes commis lors de la
dictature espagnole", annonce le quotidien Clarín. Au nom du principe de
compétence universelle, n'importe quel pays peut juger des crimes contre
l'humanité". Mais il faut que le pays qui pourrait accueillir le procès
n'ait pas entamé de procédure. "Dans le cas qui nous intéresse, des
démarches ont été lancées en Espagne", a expliqué la juge pour motiver sa
décision.
Quelques minutes après son investiture à la tête du pays,
la présidente Laura Chinchilla, la première femme à occuper la plus haute
fonction étatique au Costa Rica, a signé le 8 mai un décret prononçant un
moratoire sur un projet controversé de mine d'or à ciel ouvert du groupe
canadien Industrias Infinito dans le nord du pays. Ce document suspend
indéfiniment l'exploitation de ce site proche de la frontière avec le
Nicaragua, comme le réclamaient des associations écologistes et des mouvements
sociaux.
Le président du Honduras, Porfirio Lobo, a renoncé à
participer au sommet UE-Amérique latine prévu les 17 et 18 mai à Madrid afin
d'éviter de faire échouer la rencontre qu'une dizaine de pays d'Amérique du Sud
(dont le Brésil et le Mexique) menaçaient de boycotter. "Lobo fait preuve
de grandeur en acceptant de ne pas assister à cette réunion", explique le
quotidien, proche du président. De nombreux pays sud-américains contestent la
légitimité du scrutin qui a porté Lobo au pouvoir en novembre 2009. Il devrait
néanmoins assister à Madrid à une réunion UE-Amérique centrale.
*Amérique latine, 5 mai 2010. Nestor
Kirchner élu secrétaire général de l’UNASUR.
Cinq ans après la création de l’Union
sud-américaine (UNASUR), les présidents des douze pays membres ont enfin
désigné leur secrétaire général. C'est l'ancien président argentin Nestor
Kirchner qui, après plus de deux ans de campagne, a été élu à l’unanimité. Le
soutien le plus surprenant et le plus commenté a été celui du nouveau président
(et ancien guerrillero) uruguayen Pepe Mujica qui, au risque de froisser son
opinion interne, a voté pour son voisin en dépit du conflit frontalier existant
entre les deux pays. "Ce poste permet à Kirchner d’avancer un pion pour
récupérer son image, d’apparaître comme un négociateur international et
d’accumuler de l’avance en politique intérieure, la seule qui lui
importe", estimeClarín. Le quotidien ajoute que "le
vote de Mujica représente une dette que nous contractons envers
l’Uruguay".
*Espagne, 5 mai 2010 : Zapatero
/ Rajoy : une rencontre pour (presque) rien.
Une occasion manquée" et
"insuffisante" : tels sont les sons de cloche dans la presse espagnole
après la réunion qui a eu lieu le 5 mai entre José Luis Rodríguez Zapatero, le
chef du gouvernement, et Mariano Rajoy, le leader de l’opposition. Cette
rencontre, la première depuis un an et demi, s'est soldée par deux accords
minimes. Le premier concerne une réforme législative permettant d’ouvrir les
caisses d’épargne au capital privé et de faciliter leurs fusions. Le deuxième
concerne l’aide apportée à la Grèce : 9,8 milliards seront versés au plan de
sauvetage. Pour La Vanguardia, cette rencontre marque à nouveau
l'impossibilité d'un réel pacte politique "que le pays réclame et dont il
a besoin".
*Equateur, 5 mai 2010. La loi sur
l’eau provoque des remous.
La police équatorienne a dispersé le 5 mai plusieurs
centaines d'Indiens qui empêchaient les parlementaires de quitter le Congrès
pour protester contre un projet de loi sur la gestion de l'eau. Ils craignent
que cette ressource naturelle soit privatisée au profit des compagnies
hydroélectriques et de l'exploitation minière. Selon le quotidien, cette
mobilisation des communautés indigènes a entraîné le report du vote sur ce
projet de loi, qui doit être examiné en seconde lecture par les députés.
"L'invitation lancée par l'Espagne au président hondurien
Porfirio Lobo pour participer au sommet UE-Amérique latine prévu les 17 et 18
mai à Madrid a déclenché un conflit diplomatique de grande envergure",
annonce le quotidien espagnol. Une dizaine de pays latino-américains, dont le
Brésil et le Mexique, ont annoncé qu'ils boycotteraient cette réunion car ils
contestent la légitimité du scrutin présidentiel organisé par le gouvernement
putschiste hondurien qui a renversé le chef de l'Etat Manuel Zelaya, le 28 juin
2009.
La Chambre des députés argentine a donné son feu vert le
5 mai à un projet de loi autorisant le mariage homosexuel. Il manque encore
l'accord du Sénat pour que le pays devienne le premier en Amérique latine à
légaliser l'union matrimoniale entre personnes du même sexe. Selon le
quotidien, le Sénat est très divisé sur ce texte et la bataille s'annonce
difficile. Le mois dernier, l'Eglise catholique est montée au créneau contre ce
projet, jugeant qu'il était contraire "aux principes de la loi
naturelle".
*Chili, Espagne, 30 avril 2010. La veuve d’Augusto Pinochet ne sera pasinterrogée.
La Cour suprême de justice chilienne a
rejeté, le 30 avril, la demande du juge espagnol Baltasar Garzón qui souhaitait
interroger Lucía Hiriart, la veuve de l’ancien dictateur Augusto Pinochet, dans
une affaire de blanchiment d’argent, informe le quotidien chilien El Mercurio. Les magistrats ont estimé à l’unanimité
que les affaires sur lesquelles enquête le tribunal à l'origine de la demande
sont actuellement étudiées par un tribunal chilien qui en a la compétence et la
juridiction. Une enquête judiciaire est en cours au Chili sur l'origine de la
fortune de l'ancien dictateur, décédé le 10 décembre 2006 sans avoir été jugé.
Elle avait été ouverte en 2004 après la découverte aux Etats-Unis de 20
millions de dollars sur des comptes au nom de Pinochet. Le juge Garzón est à
l'origine de la spectaculaire arrestation du général Pinochet à Londres, le 16
octobre 1998, à la suite d'une demande d'extradition vers l'Espagne de l'ancien
dictateur – jamais obtenue –, où il aurait pu être jugé pour crimes contre
l'humanité.
*Espagne,
4 mai 2010. Gibraltar cesse d’être un paradis fiscal.
Un accord d’échange sur les informations
fiscales pourrait être prochainement signé entre la colonie anglaise et
l’Espagne. Gibraltar, considéré comme un paradis fiscal au même titre que
Jersey, Andorre ou encore le Liechtenstein, bénéficie d’une législation
particulière en matière de fiscalité et de droit des sociétés, permettant le
blanchiment et la défiscalisation. "Le texte est prêt et, pour ce qui
concerne Gibraltar, nous pouvons le signer demain. Nous ne voulons pas être
perçus comme une menace pour le Trésor public espagnol", confie Peter
Caruana, Premier ministre du Peñón (le Rocher), au quotidien madrilène
El País. Cependant, pour l’Espagne qui revendique
depuis trois cents ans la souveraineté du Rocher, signer l’accord avec
Gibraltar serait une reconnaissance de cette souveraineté. C’est pourquoi le
pays exige que le Royaume-Uni se joigne à l’accord. De son côté, le Rocher
résiste en affirmant que des 18 accords précédemment passés, avec les
Etats-Unis, la France ou encore l’Allemagne, aucun n’avait nécessité la
signature de Londres.
*Espagne, 4 mai 2010. Les
spéculateurs tirent contre l’économie espagnole.
Après la Grèce, les marchés sont passés
à l'offensive contre l'Espagne. Des rumeurs alarmistes ont fait état le 4 mai d'une
nouvelle dégradation de la note de l'Espagne par les agences de notation et
d'une éventuelle demande d'aide de Madrid auprès du Fonds monétaire
international. Elles ont fait plonger les Bourses européennes et l'euro. Les
principales agences de notation, le FMI et le Premier ministre espagnol, José
Luis Rodriguez Zapatero, ont démenti catégoriquement ces rumeurs dans le
courant de la journée. L'Espagne a adopté en janvier un plan d'austérité pour
enrayer les déficits publics, qui se sont envolés en 2009.
L'ex-ministre de l'Economie argentin José Martínez de
Hoz, considéré comme l'idéologue de la dictature (1976-1983), a été arrêté le 4
mai pour deux enlèvements commis sous le régime militaire, une semaine après
l'annulation de sa grâce présidentielle. L'ancien haut responsable âgé de 84
ans a été appréhendé à son domicile de Buenos Aires sur ordre du juge fédéral
Norberto Oyarbide, puis transféré en ambulance dans un hôpital. José Martínez
de Hoz n'avait pas été jugé lors du retour de la démocratie.
Des
enseignants, des fonctionnaires de la santé et des ouvriers, alliés
traditionnels du président socialiste bolivien Evo Morales, ont manifesté le 4
mai pour demander des hausses de salaire supérieures à celle de 5 % au maximum
proposée par le gouvernement. Le principal syndicat de ce pays andin, la
Central Obrera Boliviana (COB), a appelé à une grève de vingt-quatre heures,
qui a été suivie dans les principales villes du pays. Selon le journal, des
violences ont éclaté dans la capitale et une quinzaine de manifestants ont été
arrêtés.
*Brésil- Paraguay, 3 mai 2010. Le
Brésil et le Paraguay s’unissent contre le trafic de drogues.
Le président brésilien Luiz Inácio Lula
da Silva et son homologue paraguayen Fernando Lugo ont annoncé le 3 mai un
renforcement de leur lutte commune contre le trafic de drogue, une semaine
après des tirs contre le sénateur paraguayen Robert Acevedo attribués au crime
organisé. "Lula a annoncé la création de 11 postes de police dans la
région frontalière d'ici la fin de l'année", annonce le quotidien. La
ville paraguayenne de Pedro Juan Caballero est l'épicentre du trafic de
marijuana et de cocaïne à destination du Brésil et de l'Argentine.
*Etats-Unis -Amérique Latine, 3 mai
2010. L’Arizona fait la chasse aux
clandestins
Cet Etat du Far West américain vient d’adopter une
loi visant à lutter contre l’immigration qui donne des pouvoirs étendus à la
police. Un texte controversé, qui traduit la complexité de la situation sur le
terrain.
*Bolivie, 1er mai 2010.
Morales nationalise des entreprises électriques.
Depuis sa première élection en 2006, Evo
Morales a toujours profité du 1er mai pour annoncer des nationalisations. Le
1er mai 2010 n’a pas dérogé à la règle. Le président bolivien a annoncé
"en hommage au jour des travailleurs" la nationalisation de quatre
entreprises du secteur électrique, rapporte La Razón. Une filiale du groupe français Suez et
le groupe britannique Rurelec sont concernés : l’armée et des représentants de
la compagnie nationale d’électricité ENDE ont occupé leurs installations, le
1er mai, juste avant l’annonce des nationalisations, souligne le quotidien de
La Paz. L’Etat contrôle désormais 80 % de la production d’électricité du pays.
*Mexique,
30 avril 2010. Mexico capitale de l’avortement.
Depuis la légalisation de l’avortement,
le 24 avril 2007, dans l’Etat de Mexico, des femmes viennent de tout le pays
interrompre leur grossesse dans la capitale du Mexique, rapporte Milenio Semanal.
Résultat : 39 177 avortements ont été réalisés légalement en trois ans dans le
réseau hospitalier de l’Etat de Mexico. Et le nombre de femmes admises à
l’hôpital pour de graves problèmes de santé consécutifs à un avortement
clandestin a diminué notoirement. “Le Mexique est clairement divisé en deux”,
constate cependant l’hebdomadaire : “Selon leur lieu de résidence, les femmes
qui décident d’avorter risquent ou non la prison.” Alors que la Cour suprême de
justice avait clairement confirmé, en août 2008, que la légalisation de
l’avortement était constitutionnelle, dix-sept Etats ont depuis renforcé leur
dispositif anti-avortement, souligne Milenio semanal. “En août dernier,
rapporte la revue, une jeune femme de 20 ans a été inculpée à Puebla au moment
de se faire hospitaliser en urgence pour une hémorragie résultat d’un
avortement. Et ce n’est pas un cas isolé…”
En
visite au Mexique, le ministre de la Défense français, Hervé Morin, a déclaré
le 29 avril lors d'une conférence de presse que de "nombreuses zones
d'ombre" sont apparues ces derniers mois dans le dossier de Florence
Cassez, une Française qui purge une peine de soixante ans de prison pour
enlèvements, et ne cesse de clamer son innocence. Hervé Morin a expliqué s'être
longuement entretenu au téléphone avec elle pour "l'assurer du soutien de
la France". Il a discuté de cette affaire avec les autorités mexicaines.
*28 avril 2010 : la note de
l’Espagne dévaluée par une agence de notation.
L'agence
d'évaluation financière Standard & Poor's a dégradé le 28 avril la note de
la dette à long terme de l'Espagne. Elle estime que la faible croissance du
pays à moyen terme va peser sur des finances publiques déjà mal en point et sur
la réduction du déficit. Après la Grèce et le Portugal, elle a ainsi placé un
troisième pays de la zone euro au cœur de la tourmente qui agite les marchés.
Mais, contrairement à la Grèce, l'Espagne, dont le déficit budgétaire a atteint
11,2 % en 2009, est considéré comme un pays sans risque.
*Colombie, 29
avril 2010. Antanas Mockus, candidat vert à la présidentielle, crée la
surprise.
Antanas
Mockus est donné second dans les sondages pour l’élection à la présidence de la
République en Colombie, derrière Juan
Manuel Santos, candidat du Parti du U (droite) et dauphin du président
Alvaro Uribe, voire vainqueur au second tour. Ce mathématicien et philosophe,
qui a été maire de la capitale colombienne de 1995 à 1998, puis
de 2001 à 2004, a surpris tous les observateurs qui ne lui donnaient
aucune chance quand il a annoncé sa candidature. Avec son physique plutôt
ingrat – collier de barbe et frange toute monacale –, ses longues
phrases réfléchies et son honnêteté à toute épreuve, Mockus est un personnage
politique atypique qui ne se situe ni à gauche ni à droite. “Mettre Mockus
en tête des sondages, c’est une façon pour le peuple de dire à la classe
politique qui s’accroche toujours au pouvoir qu’il ne suffit pas d’être
puissant pour être un homme politique en Colombie ; il faut aussi être
décent, honnête et loyal dans ses convictions”, souligne l’éditorialiste
de Semana Maria Jimena Duzán. Lorsque Mockus a annoncé, à la mi-avril,
qu’il souffrait de la maladie de Parkinson, mais que son médecin lui donnait “douze
années de bonne santé, pendant lesquelles il pourrait mener à bien la fonction
de président de la République”, sa popularité a encore augmenté. Ses
détracteurs disent souvent qu’on ne comprend pas toujours sa pensée ni ses
discours très élaborés.
*Etats-Unis // Mexique : Le
gouvernement mexicain en lutte contre la nouvelle loi sur l’immigration adoptée
au Mexique.
Le
président du Mexique, Felipe Calderón, a annoncé qu'il ferait tout ce qui est
en son pouvoir pour défendre les droits de ses compatriotes affectés par
"l'inhumaine, inacceptable, discriminatoire et injuste" loi approuvée
par l'Etat de l’Arizona qui criminalise les immigrants, rapporte le quotidien El
Universal. Le ministère des Affaires étrangères mexicain et les
consulats planchent avec des experts juridiques pour trouver les moyens légaux
de contrer cette loi. Son adoption a déclenché une levée de boucliers dans
toute l'Amérique latine et particulièrement au Mexique. Le gouverneur de l’Etat
de Sonora (côté mexicain) a pour sa part annoncé l’annulation la 51e réunion
Sonora-Arizona, qui devait se tenir en juin et qui, depuis cinquante ans sans
interruption, permet de développer la coopération entre les deux Etats. Pour sa
part, le président de la compagnie aérienne Aeromexico affirme qu'il y a déjà
une baisse significative des vols vers l'Arizona.
*Argentine, 27 avril 2010. Dictature :
ni grâce, ni pardon.
Tout
est prêt pour que Jo aille en prison", s’exclame Página 12 après l’annulation de la grâce accordée
à l’ancien ministre de l’Economie et idéologue de la dictature José Martínez de
Hoz. La Cour suprême de justice argentine a en effet déclaré
anticonstitutionnelle, le 27 avril, la grâce dont avait bénéficié en 1990 celui
qui est décrit comme "le visage civil du coup d’Etat". Martínez de
Hoz est accusé de crimes d’Etat et se trouve "au bord de la détention",
affirme le journal. Il avait été arrêté en 1988 mais son procès avait été
suspendu. La Cour suprême a également confirmé l’annulation des grâces
accordées à l’ancien dictateur Jorge Videla et à l’ancien ministre de
l’Intérieur de la dictature Albano Harguindeguy. Condamné en 1985 à la
réclusion à perpétuité, Videla avait été amnistié par le président Menem en
1990. Cette grâce avait été annulée en 2007. La Cour suprême de justice
représentait l’ultime recours de l’ancien dictateur, qui est incarcéré depuis
octobre 2008 dans une caserne près de Buenos Aires.
*28 avril 2010.
Espagne : la barre des 20% de chômeurs est franchie.
Le taux de chômage est "excessivement
élevé", a dû reconnaître hier le Premier ministre José Luis Rodríguez
Zapatero devant le Sénat, après que le quotidien de droite ABC eut donné en avant-première les chiffres
officiels de l'emploi au premier trimestre 2010 – 20,05 % de chômeurs –, qui ne
devaient être rendus publics que le vendredi 30 avril. "Une personne sur
cinq qui souhaite travailler ne peut le faire et, au total, le pays compte 4,6
millions de sans-emploi", résume le quotidien de centre gauche El País. Ces nouveaux chiffres confirment que
l'effondrement du marché du travail espagnol se poursuit. La principale cause
de ce phénomène est la destruction d'emplois dans le secteur du BTP, qui avait
été la locomotive de la croissance espagnole jusqu'en 2008. Depuis lors, 1,1
million d'emplois ont disparu dans cette branche. "Rien de ce qui s'est
passé sur le marché du travail pendant la crise ne peut s'expliquer sans l'éclatement
de la bulle immobilière", constate El País. Mais, fidèle à ce
qu'il appelle son "optimisme anthropologique", Zapatero s'est dit
convaincu que le chômage allait commencer à baisser dès ce mois d'avril.
Un
juge français a ordonné le 27 avril le placement en détention provisoire de
l'ancien dictateur du Panamá Manuel Noriega, que la justice française souhaite
rejuger pour blanchiment d'argent de la drogue dans les années 1980. Il avait
été condamné par défaut en 1999, par le tribunal correctionnel de Paris, à dix
ans de prison. Noriega a été extradé en France depuis les Etats-Unis, où il a
passé dix-sept ans en prison pour trafic de stupéfiants. Selon le quotidien,
les autorités panaméennes envisagent de demander son extradition.
*Espagne, 26 avril 2010 : Ferrán Adriá détrôné.
Le verdict de la revue
gastronomique britannique Restaurant est tombé le 26 avril : le meilleur
restaurant du monde n'est plus El Bulli, du cuisinier espagnol Ferran
Adrià, mais Noma, du chef danois René Redzepi. Après avoir figuré
pendant quatre ans de suite à la tête de ce classement annuel très médiatisé,
Adrià est rétrogradé en deuxième position. Mais, contrairement ce que certains
ont pu dire, précise le quotidien espagnol El País, ce n'est pas lié au fait qu'il a décidé
de cesser son activité à partir de 2012. Le jury de Restaurant avait
arrêté sa décision dès novembre 2009, avant même qu'Adrià annonce son
départ. Ce classement augure-t-il un changement de cycle et une ère de
l'après-Adrià dans la gastronomie mondiale?, s'interroge José Carlos Capel, le critique gastronomique d'El
País, avant de souligner que René Redzepi doit beaucoup à Adrià et à la
cuisine espagnole contemporaine. El País note aussi que, pour la
première fois dans l'histoire de ce classement, aucun Français ne figure cette
année dans le Top 10, alors que Michel Bras et Pierre Gagnaire y apparaissaient
régulièrement. "Un palmarès injuste qui couvre la France de
ridicule", juge El País.
Trois personnes, dont un policier, ont été tuées le 27
avril dans le nord-est du pays, lors d'une attaque contre une opération
d'arrachage de plants de feuilles de coca. Pour le quotidien, il s'agit d'une
"lâche attaque du Sentier lumineux pour empêcher l'éradication de la
drogue". L'Alto Huallaga (nord-est) et la vallée de l'Ene et de l'Apurimac
(sud-est) sont deux poches du territoire péruvien où opèrent les restes de la
guérilla d'inspiration maoïste, qui, selon l'Etat préuvien, est désormais liée
au trafic de drogue.
*Cuba, 26 avril 2010. Cuba demandela levée de l’embargo sur Cuba pour une année.
Le président du Parlement cubain,
Ricardo Alarcón, a demandé aux Etats-Unis de lever l'embargo économique sur
l'île "ne serait-ce que pour un an", afin de voir si les sanctions
bénéficient ou pas aux autorités cubaines. Cette demande coïncide avec la tenue
dimanche d'élections partielles à La Havane, où 8 millions de citoyens ont élu
les 15 000 conseillers municipaux du pays, rapporte le quotidien argentin Página 12. Alarcón a tenu ces propos en réponse à
Hillary Clinton. Il y a deux semaines, la secrétaire d'Etat américaine avait
vivement critiqué le gouvernement de Raúl Castro, affirmant que "le
président cubain n'[était] pas intéressé par une levée de l'embargo, car il
perdrait ainsi toutes ses excuses".
Plusieurs milliers d'habitants de Gualeguaychú ont
manifesté le 25 avril sur le pont international San Martín pour demander le démantèlement
d'une usine finlandaise de pâte à papier construite en Uruguay. Ils s'opposent
au jugement de la Cour internationale de justice de La Haye, qui a rejeté, le
20 avril, le déplacement de cette usine accusée de pollution. La présidente
argentine Cristina Kirchner et son homologue uruguayen José Mujica doivent
discuter de ce dossier le 28 avril à Buenos Aires.
Des milliers de personnes ont défilé pacifiquement le 25
avril à Phoenix, la capitale de l'Arizona, pour dénoncer la loi très
controversée sur l'immigration promulguée la semaine dernière par la gouverneure
de cet Etat frontalier du Mexique. Pour beaucoup d'opposants, cette nouvelle
norme légalise de fait le délit de faciès. Le président du Mexique Felipe
Calderón a officiellement condamné cette loi, tout comme le Salvador, le
Honduras et le Guatemala, qui estiment que ce texte "persécute" les
immigrés.
"Le Sénat va donner un délai de trente jours au président
Lugo pour en finir avec l'Armée du peuple paraguayen", titre le quotidien La Nación. Le pouvoir exécutif a demandé
aux parlementaires de voter l'état d'exception dans le nord du pays, de manière
à pouvoir lutter contre un mouvement révolutionnaire accusé d'avoir perpétré
plusieurs meurtres ces derniers mois. Les sénateurs doivent se prononcer ce
vendredi 23 avril. Un camp de base a été découvert le 22 avril par des
militaires paraguayens déployés dans la zone.
Après trois jours de réunions et de débats dans la ville
de Cochabamba, la Conférence mondiale des peuples sur le changement climatique
a proposé une série de résolutions, telle une réduction draconienne des gaz à
effet de serre. Elles seront présentées lors de la prochaine conférence des
Nations unies sur le réchauffement, en décembre au Mexique. "Une dure
bataille aura lieu à Cancún", anticipe le quotidien. Selon la déclaration
finale, les pays industrialisés ont une "dette historique" à cause de
leur responsabilité dans le réchauffement climatique.
Sous la dictature urugayenne (1973-1985), Juan Carlos
Blanco avait occupé les fonctions de ministre des Affaires étrangères pendant
quatre ans. Il a été condamné le 20 avril à une peine de vingt années de prison
pour la mort d'Elena Quinteros, une opposante politique arrêtée le 26 juin 1976
et portée disparue depuis. "La justice considère que Blanco faisait partie
des 'cerveaux' de la répression exercée par l'appareil étatique pendant les
années de la dictature civilo-militaire", rapporte le quotidien de
Montevideo.
Des partisans du Front sandiniste de libération
nationale, au pouvoir au Nicaragua, ont assiégé le 21 avril pour la deuxième
journée de suite le Parlement de Managua, en interdisant l'accès aux députés de
l'opposition libérale. Ces derniers veulent annuler un décret controversé du
président Daniel Ortega visant à prolonger les mandats de quelque 25 hauts
magistrats et fonctionnaires. Des manifestants masqués ont lancé des pétards
contre l'édifice, après avoir dressé des barrages sur la voie d'accès au
Parlement, raconte le quotidien de Managua.
"Un groupe de 44 députés et 2 sénateurs a publié le
21 avril une déclaration de solidarité avec le juge Baltasar Garzón, dénonçant
les efforts de la justice espagnole pour sanctionner ce magistrat", écrit
le quotidien. Ils demandent que se termine le plus rapidement possible cette
"farce judiciaire" et appellent tous les parlementaires chiliens à
exprimer leur solidarité. Pionnier et ardent défenseur de la "justice
universelle", le juge Garzón avait obtenu l'arrestation de l'ex-dictateur
chilien Augusto Pinochet, en 1998, à Londres.
Reynaldo Bignone a été condamné le 20 avril à vingt-cinq
ans de prison par un tribunal civil. L'ancien général, qui fut le dernier chef
de la dictature militaire (1976-1983), était poursuivipour
détentions illégales, torture de prisonniers politiques et autres crimes contre
l'humanité. Juste avant le verdict, Bignone a reconnu qu'il y avait eu des
disparus sous la junte militaire. Il a chiffré leur nombre à 8 000 (30 000
selon les associations de proches des victimes). Agé de 82 ans, il purgera sa
peine dans une prison de droit commun.
*Etats-Unis // Mexique : 19 avril 2010. Une nouvelle loi adoptée
en Arizona criminalise l’immigration hispanique.
En vertu de cette loi adoptée le 19 avril par le
Parlement de l’Etat de l’Arizona, la police pourra arrêter tout individu
qu’elle soupçonnera d’être un immigré clandestin. N’importe quel citoyen pourra
également porter plainte contre les forces de l’ordre si elles n’assurent pas
cette mission.La nouvelle loi, ratifiée
par la gouverneure républicaine Jan Brewer, pourrait déclencher une véritable
chasse aux sans-papiers. De nombreux citoyens américains à la peau légèrement
foncée, ou qui préfèrent parler en espagnol, se transformeront désormais en
suspects.
"Le Parquet général est convaincu de la
responsabilité pénale de Florence Cassez, condamnée à soixante ans de prison.
Ricardo Nájera Herrera, porte-parole de cette institution, a signalé le 20
avril que la procédure n'était entachée d'aucune irrégularité", écrit le
quotidien, l'un des rares au Mexique à s'intéresser au cas de la Française. Le
Parquet a toutefois reconnu que l'arrestation de Florence Cassez avait donné
lieu, en 2005, à une mise en scène mensongère : la police avait reconstitué la
scène pour que la télévision la couvre "en direct".
"Salomon était à La Haye", titre le quotidien
uruguayen. Le 20 avril, la Cour internationale de justice (CIJ) a rendu son
verdict dans l'affaire de l'usine de pâte à papier Botnia. Depuis de nombreuses
années, Buenos Aires réclame le démantèlement de l'établissement, construit par
Montevideo sur le fleuve Uruguay, frontalier entre les deux pays. Finalement,
la CIJ a estimé que Montevideo aurait dû consulter Buenos Aires avant de bâtir
l'usine, mais aussi que l'Argentine n'avait pas pu prouver que Botnia était
nuisible à l'environnement : un point partout.
"Plus de 18 000 participants de 129 pays ont déjà
reçu leur accréditation pour la Conférence mondiale des peuples sur le
changement climatique et les droits de la Terre Mère", annonce le
quotidien. Elle doit débuter le 20 avril à Tiquipaya, dans le centre du pays.
Cette conférence devrait développer des propositions présentées par le
président bolivien Evo Morales à Copenhague : la création d'un tribunal de
justice climatique international et l'organisation d'un référendum planétaire
sur les grands choix de défense de l'environnement.
Depuis le début de l'année 2006, le pont principal entre
l'Argentine et l'Uruguay est bloqué par des manifestants argentins. Ceux-ci
dénoncent des "dommages irréversibles de l'écosystème" sur le fleuve
frontalier Uruguay après l'autorisation par Montevideo de la construction d'une
usine de pâte à papier. L'Argentine avait déposé le 4 mai 2006 une plainte
contre l'Uruguay devant la Cour internationale de justice de La Haye, principal
organe judiciaire des Nations unies. La décision de cette instance est attendue
ce mardi 20 avril.
*El
Salvador, 19 avril 2010.S’attaquer au
SIDA et aux idées reçues.
Au Salvador, la discrimination à l'égard des
malades du sida est massive et s'exprime même après leur décès. "Les
entreprises funéraires réservent un service spécial aux sidéens : elles ne les
embaument pas, les placent dans des cercueils hermétiques totalement scellés
une fois que le corps y est déposé et font payer la prestation beaucoup plus
cher", dénonce La Pàgina de San Salvador. Les médecins assurent
pourtant que le virus meurt avec son hôte. "La loi dite de prévention et
contrôle de l'infection du sida, votée en 2001, qui ne précise rien concernant
le traitement des morts du sida, sert d'argument aux pompes funèbres",
déplore le quotidien.
Le Salvador est le pays d'Amérique centrale le plus touché par la maladie dans
la population homosexuelle (17 % sont infectés). Début avril, les groupes
d'homosexuels et transsexuels du pays ont lancé une opération de prévention et
de distribution de préservatifs gratuits dans huit départements du pays – au
péril de leur vie, "car se déclarer gay dans ce pays, c'est se condamner
littéralement à mort", déclare une représentante de l'ONG espagnole AECID.
Lors d'une intervention télévisée, le président
vénézuélien Hugo Chávez a annoncé le 18 avril que les vingt prochaines années
verraient se dérouler un nouveau cycle historique au cours duquel la révolution
socialiste se renforcerait. Il s'exprimait à l'occasion du coup d'envoi des
célébrations du bicentenaire de l'indépendance du Venezuela (19 avril 1810).
Diverses manifestations sont prévues ce lundi dans tout le pays, en présence
notamment du président cubain Raúl Castro et du président bolivien Evo Morales.
*Espagne, 16
avril 2010. Expliquer l’affaire Garzón aux journalistes étrangers.
La
décision du Tribunal suprême de traduire en justice le magistrat Baltasar
Garzón a été largement analysée et commentée – le plus souvent sur un ton
critique – par la presse internationale. Un intérêt médiatique qui conduit la
justice espagnole à lancer une invitation inédite : les correspondants
étrangers installés en Espagne sont invités à participer, le 16 avril, à une
réunion d'information. Le but est de leur présenter les différentes procédures
lancées contre l'emblématique magistrat et d'expliquer le fond des trois
affaires dans lesquelles il est poursuivi. Le quotidien espagnolEl País ne comprend pas le sens de cette démarche et
s'étonne du fait que cette réunion soit réservée aux journalistes étrangers.
"Au lieu d'organiser d'absurdes conférences de presse, le pouvoir
judiciaire ferait mieux de donner suite aux demandes d'identification et
d'exhumation des victimes du franquisme qui se trouvent encore dans des fosses
communes [Garzón est accusé de prévarication pour avoir voulu enquêter sur les
crimes du franquisme, en dépit de la loi d'amnistie générale de 1977]",
écrit le journal dans un éditorial titré "Expliquer l'inexplicable".
*Espagne,
16 avril 2010 : Le Tribunal constitutionnel espagnol se déclare
incompétent pour approuver le statut
d’autonomie de la Catalogne.
Le 16 avril à midi, les magistrats ont
rejeté par 6 voix contre 4 le cinquième texte rédigé par la juge
Elisa Pérez Vera après trois ans de délibérations mouvementées. Selon certaines
sources, l’opposition de la majorité des juges à des points tels que la
définition de la Catalogne comme nation et l’utilisation des mots “symboles
nationaux” pour l’hymne, le drapeau et le blason de la région serait l’une des
principales raisons de ce rejet. En résumé, les magistrats favorables à la
substance du statut sont restés minoritaires, et ses détracteurs veulent
inclure dans le texte une réaffirmation claire de la souveraineté espagnole,
conformément à l’article 2 de la Constitution. [“La Constitution est
fondée sur l’unité indissoluble de la nation espagnole, patrie commune et
indivisible de tous les Espagnols, et reconnaît et garantit le droit à
l’autonomie des nationalités et des régions qui la composent et la solidarité
entre elles.”] Le rejet de la dernière mouture du statut a entraîné illico
le remplacement de la magistrate chargée de sa rédaction, Elisa Pérez Vera, par
le vice-président du tribunal, Guillermo Jiménez, nommé sur proposition du
Parti populaire (PP).
Une première plainte pour crimes contre l'humanité commis
sous le franquisme a été déposée le 14 avril en Argentine par deux familles de
victimes, en vertu du principe de justice universelle. "La juge María
Romilda Servini de Cubría dispose d'un mois pour décider d'imiter ou non son collègue
espagnol Baltasar Garzón, alors que celui-ci est poursuivi à Madrid par des
associations de droite qui demandent sa destitution pour avoir voulu faire la
lumière sur le génocide perpétré en Espagne entre 1936 et 1977", écrit le
quotidien.
*Vénézuéla, 14 avril
2010. Multiplication des enlèvements.
Selon les statistiques publiées
par le quotidien El Universal, le sentiment d'insécurité ne cesse de se
renforcer au Venezuela : 688 personnes ont été enlevées en 2009, contre 396 en
2008. Et plus de 400 enlèvements ont déjà été enregistrés en 2010. C'est dans
l'Etat de Zulia, dont la capitale est Maracaibo, où l'on recense le plus grand
nombre d'enlèvements. Le quotidien avance plusieurs facteurs pour expliquer
cette recrudescence de rapts : un arsenal juridique insuffisant et des moyens
policiers trop limités. "Sur tout le territoire, seulement 55 policiers
sont chargés de lutter contre ce fléau."
Depuis que, le 7 avril, la plus haute juridiction
espagnole a décidé d'attaquer en justice le juge Baltasar Garzón, les critiques
se multiplient. Le 13 avril, à l'appel des syndicats CCOO et UGT, plus de
1 000 personnes ont dénoncé à Madrid "la honte historique" que
représentent les poursuites contre le juge, accusé d'avoir voulu passer outre à
la loi d'amnistie générale de 1977 pour enquêter sur les crimes du franquisme.
Le monde culturel a lui aussi apporté son soutien à Garzón, via entre autres le
cinéaste Pedro Almodóvar.
Organisée à Barcelone, la quatrième conférence
ministérielle de l'Union pour la Méditerranée (UPM) sur l'accès à l'eau s'est
terminée le 13 avril sur un échec. "Dans la déclaration finale, les
participants ont été incapables de tomber d'accord sur la manière de nommer les
Territoires occupés au Proche-Orient", explique le quotidien catalan.
Israël n'a pas accepté l'utilisation de l'expression "territoires
occupés" et a proposé l'emploi de la formule "territoires sous
occupation", rejetée par les pays membres de la Ligue arabe.
*Mexique, 9 avril
2010 : l’armée se retire de Ciudad Juarez
Deux ans après avoir été envoyée
à la rescousse pour faire la guerre aux cartels de drogue, l’armée mexicaine se
retire de Ciudad Juárez. Elle sera remplacée par 500 policiers fédéraux,
annonce El Universal. Ce retrait intervient au milieu d’une
polémique croissante sur le rôle de l’armée dans la région, notamment sur son
inefficacité à contenir la violence, voire sa façon d'y contribuer. Située au
nord du Mexique, à la frontière américaine, Ciudad Juárez est devenue une des
villes les plus violentes de la région. La population est prise entre le feu
des autorités et des narcotrafiquants. Et de nombreuses organisations civiles
ont dénoncé les abus commis par l’armée.
*Cuba, 8 avril 2010.
Un référendum pour les prisonniers politiques ?
Un groupe de dissidents auquel
appartient Guillermo Fariñas, un journaliste en grève de la faim depuis le 24
février, réclame la libération de 26 prisonniers politiques très malades. Il a
présenté le 8 avril au gouvernement une formule qualifiée d’"humanitaire"
pour en finir avec la crise déclenchée par les grèves de la faim des opposants.
La proposition consiste à organiser un référendum au moment des élections
municipales du 25 avril demandant aux Cubains de se prononcer sur le sort des
prisonniers politiques. Les citoyens auraient trois possibilités de réponse :
1. Qu’on les libère tous. 2. Qu’on libère les plus malades. 3. Qu’on n'en
libère aucun. Quel que soit le résultat de la consultation, Guillermo Fariñas
cesserait alors sa grève de la faim. Pour le quotidien espagnol El País, cette proposition semble
"difficilement acceptable par le gouvernement". A l'instar de
Fariñas, plusieurs prisonniers politiques se disent prêts à donner leur vie
pour obtenir la libération des opposants emprisonnés. Le 23 février, le détenu
Orlando Zapata est mort après quatre-vingt-cinq jours de grève de la faim.
*Espagne, 8 avril 2010 : Corruption : Jaume Matas échappe
pour l’instant à la prison.
L’ancien président de la
communauté des Baléares s'est acquitté mardi soir in extremis des 3 millions
d’euros de caution demandés par la justice pour pouvoir rester en liberté – il
s'agit de l’une des cautions les plus élevées jamais demandées en Espagne.
Jaume Matas, qui aurait détourné près de 41 millions d’euros au cours de son
mandat, est inculpé dans douze affaires de corruption. La provenance de ces 3
millions d'euros – versés, selon La VanguardiaetEl Periódico de Catalunya, par l’intermédiaire de la
Banque de Valence (1,5 million) et d’une caisse d'architectes (1,5 million) –
pourrait faire l’objet d’une enquête. Matas a affirmé dans un interview
télévisée avoir "sorti l’argent d’où il avait pu", réaffirmant par la
même occasion son innocence et le caractère disproportionné de sa caution.
Le 7 avril, la plus haute juridiction espagnole a décidé,
par la voix du juge Luciano Varela, de traduire en justice Balthasar Garzón. Le
juge, célèbre à l'étranger pour ses poursuites contre Pinochet, est accusé de
prévarication pour avoir voulu enquêter sur les crimes du franquisme, en dépit
de la loi d'amnistie générale de 1977. Il risque vingt ans d'incapacité
d'exercer. Le quotidien relève, coïncidence étrange, que la nouvelle tombe
alors que la droite espagnole est engluée dans un scandale de corruption,
l'affaire Gürtel.
Le quotidien de Lima note des signes d'ouverture venus du
sommet de l'Etat : "Le président en personne, Alan García, a ouvert les
portes du dialogue." Le 7 avril, une commission bipartite a été mise en
place pour étudier comment réglementer le secteur minier artisanal, souvent
illégal. Au départ hostiles au pouvoir, les mineurs artisanaux s'étaient mis en
grève en fin de semaine dernière. Des heurts avec les forces de l'ordre avaient
fait 5 morts. Ils ont levé, le 7 avril, leur barrage sur la Panaméricaine, le
principal axe routier.
*Bolivie, 4
avril 2010 : petite victoire pour Evo Morales.
Les
résultats officiels des élections régionales du 4 avril ne seront connus que le
24 avril, mais tant le gouvernement que l’opposition se sont déjà réjouis des
résultats provisoires, chacun tirant la couverture à soi. Le parti du gouvernement
d’Evo Morales remporterait six postes de
gouverneurs sur neuf (La Paz, Oruro, Potosí, Cochabamba, Sucre et sans
doute Pando) et resterait donc largement majoritaire dans le pays. L’opposition conserverait pour sa part les
trois régions de l’est (Beni, Tarija et Santa Cruz), qui sont parmi les plus
riches du pays et où la résistance à la politique d’Evo Morales de
redistribution de la richesse a toujours été la plus forte. Au niveau
municipal, le MAS obtient trois des dix mairies les plus importantes du pays,
mais il perd les sept autres, dont La Paz, siège du gouvernement, où un duel
fratricide avec le Mouvement sans peur (MSM), parti de gauche, a tourné à
l’avantage de ce dernier, ancien allié du MAS. “Il s’agit d’un retour à l’équilibre
politique dans le pays. On avait l’impression que le MAS deviendrait un parti
hégémonique, mais les résultats démontrent que les Boliviens souhaitent le
multipartisme”, analyse le politologue Ricardo Paz.
Les artisans mineurs ont lancé une mobilisation à travers
le Pérou pour protester contre la volonté de l'Etat de réglementer cette
activité informelle – par endroits illégale – mais en forte croissance, surtout
dans la région amazonienne prisée des chercheurs d'or. Le 5 avril, six
personnes ont été tuées et une trentaine blessées, lors d'une intervention de
police visant à dégager un barrage. Il était installé à Chala, à environ 600
kilomètres au sud de Lima, sur la Panaméricaine, le principal axe routier du
pays.
"Nous faisons l'impossible pour le sauver, mais s'il
ne modifie pas son attitude autodestructrice, il sera responsable d'une issue
que nous ne souhaitons pourtant pas." Le 4 avril, dans un discours
prononcé à la convention de l'Union de la jeunesse communiste, le président
cubain a dénoncé le "chantage inacceptable" exercé selon lui par le
dissident Guillermo Fariñas, en grève de la faim depuis le 24 février. Très
affaibli, il réclame la libération de détenus politiques en mauvaise santé.
*Mexique, 4 avril 2010 interview par un journaliste mexicain d’Ismael
Zambada, dit El Mayo.
A la une du quotidien mexicain Proceso on voit la photo de « El
mayo », le chef actuel du cartel de Sinaloa, dont la tête est mise à prix
5 millions de dollars aux Etats-Unis et qui est souvent présenté comme “le
Pablo Escobar mexicain”, accompagné d’un très célèbre journaliste mexicain,
Julio Scherer García. Dans cette interview, el Mayo déclare que la guerre
engagée par le gouvernement contre le trafic de drogue est définitivement
perdue : “Le gouvernement a commencé tard à lutter, et il n’y a
personne capable de résoudre des problèmes présents depuis des années.” “Le
temps a fait son œuvre au cœur du système, et la corruption s’est implantée
dans le pays. Les collaborateurs du président mentent sur leurs avancées”,
a-t-il ajouté. Il craint d’être arrêté – les autorités ont failli le
prendre à quatre reprises, dit-il –, mais il ironise : “Un jour,
je déciderai de me rendre au gouvernement pour qu’il me fusille. Mon cas sera
exemplaire. Ils me fusilleront et ce sera l’euphorie. Mais, au bout de quelques
jours, on verra que rien n’a changé.” D’après lui, le problème de la
drogue concerne “des millions” de personnes : “Comment les
arrêter tous ? Quant aux chefs, qu’ils soient enfermés, morts, extradés,
leurs remplaçants existent déjà.”.
*Honduras, 31 mars
2010. 3 journalistes assassinés.
« Les nouvelles du Honduras continuent de faire froid
dans le dos. La Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) avait
dénoncé, il y a trois semaines, l’existence d’une action coordonnée des forces
répressives pour séquestrer, violer, torturer et assassiner les enfants des
militants du Front pour la résistance. Et maintenant, nous apprenons
l’assassinat de trois journalistes au cours de la première quinzaine de
mars", rapporte Página 12. Nahúm Palacios, David Meza Montesinos et
Joseph Ochoa ont été battus à mort entre le 2 et le 14 mars. Assassiné le 14
mars, Nahúm Palacios était directeur de la chaîne de télévision Televisora de
Aguán-Canal 5. Selon Página 12, ce journaliste avait reçu de
nombreuses menaces depuis le coup d’Etat du 28 juin 2009.
"Adieu aux chaînes", titre le quotidien de
Bogota. La nouvelle fait la une de tous les quotidiens colombiens : le sergent
Pablo Emilio Moncayo a été relâché le 30 mars par les Forces armées
révolutionnaires de Colombie (FARC), après 4 482 jours de captivité. Il avait
été kidnappé à l'âge de 19 ans, ce qui en faisait l'un des plus anciens otages
de la guérilla. Les FARC ont fait savoir qu'il n'y aurait pas d'autre
libération unilatérale sans "échange immédiat de prisonniers de
guerre". Un autre soldat avait été libéré le 28 mars.
*Vénézuéla, 30 mars
2010. Des jours fériés pour économiser l’électricité.
Les Vénézuéliens vont avoir des
congés supplémentaires pour profiter des plages avant l'hiver, lors de la
semaine sainte. En plus du lundi de Pâques, le mardi et le mercredi seront
fériés. Ainsi en a décidé Hugo Chávez. "Ce n'est pas pour vous pousser à
la paresse mais pour économiser de l'énergie. N'oubliez pas d'éteindre les
lumières et de fermer les robinets d'eau", s'est-il empressé de préciser à
ses concitoyens à la télévision publique, rapporte BBC Mundo. Dans quarante-huit heures, la centrale
hydroélectrique d'El Guri, qui fournit 70 % de l'énergie électrique du pays,
devra subir un nouveau contrôle pour savoir si le niveau du bassin continue à
baisser en raison de la sécheresse. Au cours de cette inspection de trois
jours, les commerces seront fermés et l'activité du pays tournera au ralenti.
Le
général en retraite Alberto Müller, ancien homme de confiance du président du
Venezuela, Hugo Chávez, a annoncé le 29 mars sa démission de la direction du
Parti socialiste (PSUV) au pouvoir, à six mois d'élections législatives jugées
cruciales par le chef de l'Etat. "Tout ce qui se passe n'est pas sain pour
le processus révolutionnaire", déclare Muller dans une interview très
critique à l'égard de Chávez qu'il a accordée au quotidien. Müller est considéré
comme l'un des principaux idéologues du PSUV, dont il fut le vice-président.
*Colombie, 29 mars 2010. Un soldat libéré
par les FARC.
Le
soldat Josué Daniel Calvo, prisonnier des FARC depuis onze mois, a été libéré
le 28 mars. La Colombie attend maintenant la libération de Pablo Emilio
Moncayo, séquestré depuis douze ans et trois mois. Celle-ci a été annoncée pour
le 30 mars, rapporte Semana. Cela fait
près d’un an que les FARC ont annoncé la libération unilatérale de Pablo Emilio
Moncayo et d’un autre soldat en signe "de bonne volonté". Mais les
négociations ont pris du retard notamment parce que le gouvernement était
hostile à l’échange de prisonniers que réclament les FARC. Les rebelles
détiennent encore 21 militaires. Revenant sur sa position, le président Alvaro
Uribe a déclaré, le 28 mars, qu'il était favorable à un échange de prisonniers
à condition que les guérilleros libérés ne reprennent pas les armes.
Guillermo
Zuloaga, président de la chaîne de télévision vénézuélienne antigouvernementale
Globovisión, a été arrêté le 25 mars et brièvement détenu pour avoir critiqué
le président Hugo Chávez lors d'une réunion de médias internationaux. Au cours
d'une intervention devant la société interaméricaine de presse (SIAP), le 21
mars, il avait fait état de restrictions à la liberté d'expression au
Venezuela. La justice le poursuit pour diffusion de fausses informations et
offense envers le chef de l'Etat.
Au
moins 9 personnes ont été tuées et 55 autres blessées, le 24 mars, à
Buenaventura, dans un attentat à la voiture piégée. Le chef d'état-major
interarmes Freddy Padilla a immédiatement accusé la guérilla des Forces armées
révolutionnaires de Colombie (FARC) d'être responsable de l'attentat. D'autres
hypothèses sont toutefois envisagées, notamment celle d'un acte perpétré par
des groupes ou cartels liés au trafic de drogue. Le quotidien annonce que le
gouvernement offre une récompense de 110 000 euros pour retrouver les
coupables.
"Nous
allons éradiquer une par une toutes les bases d'ETA en France." La
citation de Nicolas Sarkozy barre la une du quotidien basque El Correo. Le président français
assistait, le 23 mars à Melun, aux obsèques d'un policier français tué le 16
mars à Dammarie-les-Lys (Seine-et-Marne) lors d'une fusillade attribuée à
un commando d'ETA. Le Premier ministre espagnol, José Luis Zapatero, également
présent, a assuré que les polices des deux pays "[poursuivraient] sans
relâche" les membres de l'organisation terroriste basque.
La
secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton s'est rendue le 23 mars à Mexico,
à la tête d'une délégation de très haut niveau. Le quotidien mexicain La Jornadarapporte les propos qu'elle a tenus lors
d'une conférence de presse : "La demande de drogue et la vente d'armes
favorisent la violence au Mexique. Les Etats-Unis savent qu'ils doivent faire
leur part du travail pour vous aider à la combattre." Cette visite avait
lieu dix jours après l'assassinat à Ciudad Juárez, à la frontière avec le
Texas, de trois personnes liées au consulat américain.
"L'Allemagne
ne veut pas qu'un éventuel sauvetage de la Grèce soit à l'ordre du jour du
sommet européen de Bruxelles les 25 et 26 mars. Mais la Commission européenne,
la Banque centrale européenne et la présidence espagnole de l'UE ont fait front
commun contre la première puissance du continent, le 22 mars, et se sont
déclarées en faveur du mécanisme d'aide financière que la chancelière Angela
Merkel juge superflu", relate le quotidien espagnol. Madrid souhaite la
définition d'un plan d'aide à utiliser en cas de besoin.
Accusé
de complot, diffusion de fausses informations et incitation à la haine,
l'opposant vénézuélien Oswaldo Alvarez Paz a été arrêté le 22 mars à Caracas.
Les autorités lui reprochent d'avoir, dans un entretien télévisé, accusé le
gouvernement du président Hugo Chávez d'être lié à des organisations comme les
Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Il encourt une peine de
prison de deux à seize ans s'il est reconnu coupable. Son avocat dénonce une
arrestation "disproportionnée" et "politique".
"Cristina
Kirchner a réglé la dette d'honneur que l'Argentine avait envers le
Pérou", écrit le quotidien péruvien El
Comercio. En visite officielle à Lima, la présidente argentine a présenté
le 22 mars des excuses officielles pour la vente d'armes par Buenos Aires à
Quito, alors qu'un bref conflit frontalier opposait l'Equateur au Pérou en
1995. L'Argentine était alors présidée par Carlos Menem. Le président péruvien
Alan García a salué la fin d'une longue période de refroidissement diplomatique
entre son pays et l'Argentine.
*Colombie, 22 mars 2010 La liste des candidats à la Présidence de
la République est close.Après des
mois d’incertitudes, la liste des candidats est enfin complète souligne BBC Mundo. Outre
Noemi Sanín, pour le Part Conservateur, les principaux candidats seront Juan
Manuel Santos pour le Parti social d’union nationale (uribiste), Rafael Pardo
pour le Parti libéral, Antanas Mockus pour le Parti vert, Sergio Fajardo,
candidat indépendant, et Gustavo Petro du Polo Democrático Alternativo (PDA,
gauche).
Le
président chilien Sebastián Piñera a expliqué le 21 mars que le processus de
reconstruction, après le séisme du 27 février, s'étalerait tout au long de son
mandat de quatre ans, commencé voilà dix jours. Au cours d'une interview
télévisée, il a estimé à 30 milliards de dollars le montant des dépenses à
engager pour remettre le pays sur pied. Il a cité plusieurs sources de
financement, en précisant que son gouvernement pourrait procéder à la
privatisation de certaines entreprises, rapporte le quotidien de Santiago.
*Argentine, 18 mars 2010. Un ancien
militaire reconnaît que des crimes ont été connus à l’ESMA.
Jorge
Acosta, ancien capitaine de la marine argentine, a reconnu le 18 mars, lors de
son procès, que des personnes avaient bien été détenues à l'Ecole de mécanique
de la marine (ESMA), symbole de la torture sous la dictature (1976-1983) en
Argentine. Il était le responsable du commando dans lequel officiait Alfredo
Astiz, accusé d'être impliqué, entre autres, dans la disparition de deux
religieuses françaises, Alice Domon et Léonie Duquet. Poursuivi pour plusieurs
disparitions forcées, il a déclaré assumer "militairement les ordres
donnés".
*Bolivie,
18 mars 2010. Trois anciens Présidents de la République mis en accusation.
Le président bolivien Evo Morales a fait mettre
en accusation trois anciens présidents de la République bolivienne : Jorge
Quiroga, Carlos Mesa et Eduardo Rodriguez. Les deux premiers sont accusés
d’avoir favorisé des contrats avec des multinationales pétrolières (dont la
française Total) en échange de généreux dédommagements. L'ancien président
Eduardo Rodriguez est accusé de trahison pour avoir remis aux Etats-Unis des
missiles boliviens achetés à la Chine. Tous dénoncent un procès politique
dirigé contre des leaders de l’opposition et dénoncent les conditions de leur
futur procès, puisqu’ils vont être jugés par une cours de justice dont les
membres ont été nommés par Evo Morales lui-même.
*Espagne-France 17 mars 2010. L’ETA bel et bien responsable de l’assassinat d’un policier
français à Dammarie-les-Lys
Les
gouvernements français et espagnol rendent tous deux ETA responsable de la mort
d'un brigadier français, abattu par balle le 16 mars à Dammarie-les-Lys (Seine
et Marne) après qu'un vol de voitures a mal tourné. Selon les experts
terroristes interrogés par le quotidien madrilène, toutefois, ce meurtre est un
signe de plus de la "faiblesse" et de la "décomposition" de
l'organisation séparatiste basque, obligée de prendre de gros risques pour
s'emparer de quelques véhicules. Cette mort "va lui coûter très
cher", souligne le journal.
A
la une de toute la presse espagnole, le ton est affirmatif : "Le 16 mars,
ETA a pour la première fois abattu un policier français", relate le
journal de Bilbao, le plus important quotidien basque. Un brigadier de 52 ans,
père de famille, a été tué alors qu'il intervenait sur un vol de voitures à
Dammarie-les-Lys, en Seine-et-Marne. Un suspect, interpellé dans la soirée,
serait un Basque proche de l'organisation séparatiste. Si son identification
est confirmée, ETA sera pour la première fois à l'origine de la mort en France
d'un membre des forces de sécurité, elle qui, par le passé, en avait blessé
trois.
*Colombie, 14 mars 2010. Lors des prochaines élections
présidentielles,Noémie Sanín sera la
candidate pour le Parti Conservateur.
Le Parti Conservateur est celui
de l’actuel président de la République, Álvaro Urive, qui n’a finalement pas
obtenu le droit de se représenter, après deux mandats successifs à la tête de
son pays. Noémie Sanín a gagné la primaire contre Andrés Felipe Arias, ancien
ministre de l'Agriculture, surnommé Uribito [le petit Uribe] et favori de
l’actuel président de la République.
"Un
jour de deuil a été décrété ce mardi 16 mars en mémoire des trois personnes
liées au consulat des Etats-Unis de Ciudad Juárez et la représentation
diplomatique fermera ses portes", annonce le La Jornada. Le journal explique également que des agents du FBI
sont arrivés sur place pour enquêter sur les meurtres, le 13 mars, d'une
Américaine employée de ce consulat, de son mari et de l'époux mexicain d'une
autre collaboratrice de cette représentation. Washington a accusé les cartels
de la drogue d'être derrière ces assassinats.
Les
"dames en blanc", un groupe de femmes proches des dissidents arrêtés
en 2003, ont participé le 15 mars à une marche silencieuse qui inaugurait une
semaine de manifestations marquant le septième anniversaire de l'arrestation de
75 opposants. En tête du cortège se trouvait Reyna Tamayo, mère du dissident
Orlando Zapata, mort en détention en février dernier après une grève de la faim.
Un autre détenu, Guillermo Fariñas, observe depuis vingt jours une grève de la
faim pour obtenir la libération de détenus malades, rappelle El Nuevo Herald, un quotidien de Miami.
Le
14 mars, les Colombiens étaient appelés aux urnes pour renouveler leur Congrès.
Selon des résultats encore partiels, le Parti de la U du président Uribe
(droite) et le Parti conservateur arriveraient en tête du scrutin et seraient
même majoritaires à la Chambre haute du Parlement. Avec au moins huit sénateurs
élus, le contesté Parti d'intégration nationale (PIN),
qui appartient à la coalition gouvernementale, est un des grands vainqueurs de
ces élections générales, en dépit des avertissements faits par tous les leaders
d'opinion et les organisations qui surveillent le processus électoral",
constate Semana.
"Tous les cadres du PIN ont des relations directes (familiales,
idéologiques) avec ce qu'on appelle les parapolitiques" [au moins 83
congressistes colombiens sont accusés de liens avec les milices paramilitaires
d'extrême droite], rappelle l'hebdomadaire colombien. Au point que le bulletin
de vote du PIN était surnommé le "bulletin de la Picota" du nom de la
prison où sont détenus la plupart des élus déjà condamnés pour leurs liens avec
les paramilitaires. La coalition au pouvoir n'a donc pas été sanctionnée par
les électeurs, malgré ces révélations. De bon augure à l'approche de la
présidentielle, le 30 mai.
Chili, 14 mars 2010. Après le séisme la
panne.
Deux
semaines après le grave tremblement de terre du 27 février, 90 % du pays s’est
retrouvé subitement plongé dans le noir le 14 mars vers 20H45. Cette
gigantesque panne d’électricite dûe à la défaillance d’un transformateur a été
vécu d'Antofagasta dans le nord du Chili à l'île de Chilloe dans le sud. Les
six millions d'habitants de la capitale Santiago se sont retrouvés sans
électricité et les transports en communs ont été paralysés. Les autorités ont
écarté la possibilité que cette panne ait pour cause des conséquences du
tremblement de terre, souligne La Tercera.
Un
couple de ressortissants américains, dont la femme était employée au consulat
américain, a été tué le 13 mars par des hommes armés à Ciudad Juárez, une ville
du nord du Mexique en proie à des violences entre cartels consécutives au
trafic de drogue. Ils ont été abattus en plein jour à bord de leur véhicule. Un
Mexicain marié à une autre employée du consulat a été tué dans une autre
fusillade. Selon El Universal,
l'enquête s'oriente vers des agresseurs appartenant à la bande de Los Aztecas
ou à celle de La Línea.
*Cuba, 12 mars 2010. Le Parlement européen condamne La Havanne.
Le Parlement de Strasbourg a
demandé à Cuba de libérer tous ses prisonniers politiques. Depuis le décès, le
23 février, du dissident Orlando Zapata, Guillermo Farñas a débuté une grève de
la faim pour demander la libération de 26 prisonniers en mauvaise santé.
Fariñas est libre, mais son état de santé se dégrade. Le Parlement cubain a
vivement réagi. "Cuba n'accepte ni les pressions ni le chantage. Les
médias occidentaux manipulent la vérité, cet homme est violent et coupable de
délit. Nous ne pouvons pas le forcer à ingérer de la nourriture comme le font
les Américains dans leurs prisons de Guantanamo, d'Abou Ghraib [Irak] et de
Bagram [Afghanistan], en violant le droit des détenus", rapporte le
quotidien cubain Granma. "Les Cubains trouvent
offensants cette tentative de nous faire la leçon. L'Europe ferait mieux de
regarder comment elle traite ses migrants et ses chômeurs", ont écrit des
députés cubains.
Le
11 mars, "sur le coup de midi et demie, cinq couples homosexuels ont été
déclarés unis par les liens légitimes du mariage, avec tous les droits et
obligations prévus par la loi, lors d'une cérémonie qui marquait une première à
Mexico", relate le quotidien local. Trois des couples passés devant monsieur
le maire étaient lesbiens : une première en Amérique latine. La capitale
fédérale du Mexique, dirigée par la gauche, a voté en décembre 2009 la
légalisation des unions gays. Des recours ont été lancés contre cette décision.
Ce
11 mars à midi, le Chili aura un nouveau chef de l'Etat : Sebastián Piñera
prendra officiellement ses fonctions. Il sera le premier président de droite à
occuper la Moneda depuis la fin de la dictature militaire, en 1990. Une de ses
premières mesures sera, selon le quotidien de Santiago, de mettre en place un
"comité de reconstruction" pour réparer les dommages du séisme du 27
février. Dans son discours d'adieu, Michelle Bachelet a estimé que le centre
gauche, au pouvoir durant vingt ans, avait rendu le Chili "plus juste et
plus solidaire".
Quinze
jours après avoir relâché le Français Pierre Camatte, Al-Qaida au Maghreb
islamique (AQMI) a libéré le 10 mars l'Espagnole Alicia Gámez, otage au Mali
depuis cent jours. "Mon bonheur ne sera complet que lorsque Albert et
Roque [deux autres Espagnols détenus par AQMI] reviendront eux aussi", a
déclaré la travailleuse humanitaire à son arrivée à Barcelone. Madrid assure
que "rien" n'a été payé pour sa libération, mais, "au Mali, on
fait valoir que jamais Al-Qaida ne libère ses otages sans contrepartie",
écrit le quotidien espagnol.
*Chili, 10 mars 2010. Une présidente sortante vraiment populaire.
ichelle Bachelet, la présidente
socialiste, termine son mandat avec une cote de popularité inédite au Chili.
Selon le dernier sondage effectué entre le 1er et le 3 mars, 84 % des sondés
approuvent sa gestion et 96 % estiment qu’elle est "chérie des
Chiliens". "Bachelet sort indemne de la catastrophe", souligne La Nación,
évoquant le tremblement de terre qui a frappé le pays le 27 février. La
passation des pouvoirs entre la présidente sortante et le nouveau président de
droite Sebastián Piñera doit avoir lieu le 11 mars lors d’une cérémonie sobre
et simplifiée eu égard aux victimes du séisme.
"Cuba
n'accepte ni pressions ni chantage", titre le quotidien castriste. Par son
entremise, le régime réagit à la grève de la faim entamée il y a douze jours
par Guillermo Fariñas, un journaliste dissident, pour obtenir la libération de
26 détenus politiques. Alors que Cuba a été critiquée à l'étranger après le
décès, le 23 février, du dissident Orlando Zapata des suites d'une grève de la
faim de quatre-vingt-trois jours, le journal insiste : "Les
conséquences de ce mouvement relèvent de l'entière et unique
responsabilité" de Fariñas.
*Argentine, 8 mars 2010 : un film
argentin remporte l’oscar du meilleur film étranger.
Le
filmDans
ses Yeux du réalisateur argentin Juan José Campanella (en espagnol El Secreto de sus Ojos) vient de
remporter l’oscar du meilleur film étranger. Les acteurs vedette sont Ricardo
Darín et Il a connu un immense succès dans les salles en Argentine et sortira
en France le 5 mai.
*Cuba, 8 mars 2010. L’information sous contrôle.
Deux semaines après la mort du
prisonnier politique Orlando Zapata après quatre-vingt-cinq jours de grève de
la faim, la majorité des Cubains, submergés par leurs problèmes quotidiens,
continuent d’ignorer les vicissitudes des dissidents, note le correspondant d’El Paísà La
Havane. La plupart des habitants interrogés dans la rue ne connaissent pas le
nom des opposants, très connus à l’étranger. Le contrôle de l’Etat sur les
médias, l’accès restreint à Internet et la propagande les maintiennent dans
cette ignorance. La mort d’Orlando Zapata a ainsi été présentée par le
gouvernement comme le décès d’un "délinquant". Cela n'empêche
cependant pas les gens d'être mécontents, souligne El País, ni les
dissidents de continuer à protester. Depuis douze jours, le journaliste
dissident Guillermo Fariñas, a entamé, à son domicile de Santa Clara, une grève
de la faim pour protester contre la mort de Zapata etdemander la libération de 26 autres
prisonniers politiques malades. Le fondateur de l’agence
indépendante Cubanacán Press se dit prêt à aller jusqu’au bout.
*Colombie : 26 février 2010 : Uribe ne sera pas candidat à la
prochaine élection à la présidence de la République.
Alvaro Uribe a finalement renoncé
à faire modifier la Constitution pour pouvoir se présenter une troisième fois
consécutive à la présidence de la République colombienne. Son exceptionnelle
popularité après deux mandats l’incitait à s’engager dans cette voix, mais il a
finalement renoncé à faire pression auprès des parlementaires pour obtenir ce
changement de la Constitution. Il a
préféré appuyé un autre candidat, présenté comme son Dauphin : Manuel
Santos.
Le
président du Venezuela, Hugo Chávez, a proposé le 25 février que son pays
quitte la Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH). Il
réagissait à la publication d'un rapport de cette instance dénonçant un
"affaiblissement" de la démocratie au Venezuela. Pour Chávez, ce
document est une "ignominie" commise par une instance discréditée.
Car il accuse la CIDH d'avoir soutenu un coup d'Etat contre lui en 2002.
"Ce qu'on doit faire, c'est dénoncer l'accord par lequel le Venezuela a
adhéré à cette commission et sortir de là", a déclaré Chávez.
*Honduras. 8 mars 2010. Manuel Zelaya, nommé à la tête de Petrocarive.
L’ancien président du Honduras
Manuel Zelaya, destitué le 28 juin 2009, ne restera pas longtemps inactif. Il
vient d’être nommé conseiller politique de Petrocaribe, une organisation créée
à l’initiative du président vénézuélien Hugo Chávez en 2005 dans le but de
promouvoir la coopération en matière de pétrole entre les pays de la région,
rapporte BBC Mundo.
L’ancien chef de l'Etat a aussi annoncé qu’il allait écrire un livre pour
raconter le coup d’Etat qui lui a fait perdre le pouvoir, note El Universal.
*Guatemala, 5mars 2010. Des
flics ripoux dénoncés par des trafiquants.
Le numéro un de la police du pays
et au moins dix policiers ou responsables de la lutte antidrogue ont été mis en
cause dans une enquête sur un réseau criminel responsable d'un vol de drogue à
des trafiquants. "Le procureur de la République a révélé que l'équipe de
policiers interceptait majoritairement des chargements de drogue en provenance
de l'étranger. Ils ont aussi torturé et assassiné le conducteur d'un
fourgon", révèle Prensa Libre. Le quotidien local rapporte
que les policiers ont tenté de dérober 700 kilos de cocaïne et des armes dans
un entrepôt. "Ils ont été piégés et dénoncés par les gangsters
eux-mêmes."
*Bolivie, 5 mars 2010 : Fin du bras de fer avec les routiers.
Le gouvernement d'Evo Morales a
gagné le bras de fer engagé avec le puissant syndicat des chauffeurs routiers :
ces derniers ont accepté de mettre fin au blocage des routes, qu'ils
maintenaient depuis quarante-huit heures. "Ils ont finalement accepté le
décret 420, qui impose de sévères sanctions aux conducteurs en état d'ébriété
et aux entreprises qui les emploient", indique Los Tiempos. Le
quotidien local rapporte par ailleurs que la trentaine de manifestants qui avaient
été arrêtés lors des affrontements avec la police ont été libérés.
Patricio
Rosende, vice-ministre de l'Intérieur, a annoncé le 4 mars que trois jours de
deuil national seraient observés à partir du dimanche 7 mars en hommage aux
victimes du séisme et du tsunami du 27 février. Il a également publié une liste
de 279 noms de morts officiellement identifiés, une liste que le journal permet
de consulter sur son site Internet. Le secrétaire général de l'ONU, Ban
Ki-moon, est attendu ce vendredi pour une visite de deux jours au Chili, pays
régulièrement en proie à des secousses sismiques.
Quatre
jours après le séisme, qui a fait environ 800 morts, Michelle Bachelet a
rassuré les Chiliens, le 3 mars, au sujet d'éventuelles pénuries. Elle a
également expliqué, dans une interview radiophonique retranscrite par le
quotidien, que la géographie du pays et les infrastructures détruites
ralentissent fortement l'acheminement de l'aide vers le sud du pays. Deux
violentes répliques ont semé la panique le 3 mars : une de magnitude 5,9 sur
l'échelle de Richter à Concepción et une autre de 6,1 au large de Valparaíso.
"Cela
ne fait-il pas mal ?" Le scientifique Jorge Wagensberg a fait sensation en
brandissant une épée de matador devant le Parlement catalan, le 3 mars.
Partisans et détracteurs de la tauromachie se sont livrés à un vif débat à
propos d'une initiative législative populaire de l'organisation Prou !
("assez", en catalan), qui a recueilli 180 000 signatures pour
demander l'interdiction de la corrida en Catalogne. Toreros, éleveurs de
taureaux, intellectuels et défenseurs des animaux participent au débat, qui
doit continuer ce 4 mars.
Pour
limiter les pillages, après le séisme qui a tué plus de 720 personnes le 27
février, la présidente Michelle Bachelet a annoncé le déploiement de 7 000
militaires supplémentaires dans les régions sinistrées. A Concepción, une des
villes les plus touchées, les pillages de commerces par des habitants
désespérés, souffrant de faim et de soif, se sont poursuivis pour le deuxième
jour de suite "Le couvre-feu s'étendra désormais de 20 heures à
midi", annonce le quotidien. Le Chili s'est résolu le 1er mars à
solliciter l'aide internationale. Le président brésilien Lula a annoncé l'envoi
imminent d'équipes de sauveteurs et d'un hôpital de campagne. La secrétaire
d'Etat américaine Hillary Clinton, qui a prévu une visite éclair sur place,
sera elle aussi sollicitée.
L'ex-guérillero
José Mujica a pris le 1er mars ses fonctions de président de l'Uruguay. Dans
son discours d'investiture, "Pepe" Mujica, 74 ans, blessé par balles
et emprisonné durant toute la dictature en Uruguay (1973-1985), a notamment
insisté sur l'importance d'améliorer l'éducation. "Les gouvernants devraient
être obligés de noircir tous les matins des pages en écrivant : 'Je dois
m'occuper de l'éducation'", a déclaré Mujica. Il est le deuxième président
de gauche de l'histoire de l'Uruguay, après Tabaré Vázquez.
L'Audience
nationale, la plus haute instance pénale espagnole, a annoncé le 1er mars
détenir des indices sur "une coopération du gouvernement vénézuélien à la
collaboration illicite entre ETA et les Forces armées révolutionnaires de
Colombie (FARC)". Madrid a aussitôt demandé des explications au Venezuela.
Caracas aurait aidé les FARC à prendre contact avec ETA, les premiers
recherchant une aide logistique sur le sol espagnol pour préparer l'assassinat
de personnalités colombiennes, parmi lesquelles le président Uribe.
"En
réponse à une demande de la présidente Cristina Kirchner, la secrétaire d'Etat
américaine Hillary Clinton a accepté d'effectuer une médiation dans le nouveau
conflit ouvert entre l'Argentine et la Grande-Bretagne", écrit le journal.
Buenos Aires proteste contre le lancement d'opérations de forage par une
compagnie pétrolière britannique au large des Malouines, un archipel que
l'Argentine revendique. "Nous souhaitons les voir s'asseoir à une table
pour discuter, mais nous n'avons pas le moyen de les y obliger", a déclaré
Clinton.
Selon
un bilan encore provisoire, 711 personnes ont été tuées le 27 février à la
suite du séisme et du tsunami qui ont frappé la partie centrale du Chili. Deux
régions situées au sud de la capitale, Santiago, ont été décrétées en
"état d'exception". Leurs zones littorales ont été submergées par une
vague qui a atteint six mètres par endroits. Concepción, la deuxième ville du
pays, a été placée cette nuit sous couvre-feu pour éviter les pillages. Car plusieurs
dizaines de personnes ont pris d'assaut le 28 février des magasins, pour
s'emparer de nourriture, mais aussi d'appareils électroménagers. En tout, près
de 2 millions de personnes, soit 1 habitant sur 8, ont été affectées par le
séisme, d'une magnitude de 8,8 sur l'échelle de Richter.
En
ce début de 2010, ETA a vécu "les deux mois les pires de son
histoire", a déclaré Alfredo Pérez Rubalcaba, le ministre de l'Intérieur
espagnol. Il réagissait à la capture, le 28 février, en Basse-Normandie,
d'Arronategui, le chef militaire de l'organisation séparatiste basque. Depuis
janvier, 32 membres d'ETA ont été arrêtés en Espagne, en France et au Portugal.
Deux autres individus ont été interpellés avec Arronategui. L'un d'entre eux,
Ugartemendia, est le meurtrier présumé d'un homme politique et d'un
entrepreneur basques.
L'Organe
international de contrôle des stupéfiants (OICS) a rendu, le 24 février, son rapport annuel pour
2009. Selon ce document, la production de cocaïne a globalement diminué en
Amérique latine entre 2000 et 2008. Mais certains pays font figure de mauvais
élèves, comme le Pérou ou la Bolivie. "Selon l'OICS, la superficie de
plantations de coca a doublé en Bolivie pendant cette période et la production
de cocaïne y a augmenté de 13 %", rapporte le journal. A l'inverse, la
Colombie a vu baisser sa production de cocaïne.
Cuba,
23 février 2010: Le dissident cubain Orlando Zapata meurt d'une grève de la
faim
Agé
de 42 ans, Orlando Zapata est décédé le 23 février dans un hôpital de La Havane
des suites d'une grève de la faim de quatre-vingt-trois jours pour protester
contre ses conditions de détention. "C'est la première fois en quarante
ans qu'un militant meurt dans l'île pour protester contre les abus du
gouvernement", écrit le quotidien de Miami. "Zapata était actif au
sein de plusieurs organisations de dissidents. Il avait été emprisonné en 2003,
lors d'une vague de répression qui avait vu 75 opposants être arrêtés et
condamnés à de longues peines de détention. Amnesty international l'avait alors
inscrit sur sa liste de 'prisonniers de conscience' cubains."
*Amérique latine, 23 février 2010. Vers la création de l’OEA ?
Réunies en sommet au Mexique,
"l'Amérique latine et les Caraïbes ont avancé le 23 février sur la
création d'une instance de dialogue politique unique pour la région",
écrit le quotidien mexicain Milenio.
Le projet de ce qui pourrait s'appeler "Communauté d'Etats
latino-américains et caraïbes" se pose en alternative à l'Organisation des
Etats américains (OEA), créée en 1948 autour des Etats-Unis. Ses statuts et son
organisation seront définis lors d'une réunion en 2011 à Caracas, a précisé le
président mexicain Felipe Calderón.
"Les
premières manifestations syndicales contre le gouvernement de José Luis
Zapatero relevaient de la protestation, non de la rébellion", relève le
quotidien. Le 23 février, quelque 20 000 manifestants sont descendus dans les
rues de Madrid pour dénoncer le projet du Premier ministre socialiste de faire
passer l'âge de la retraite à 67 ans. Les leaders des deux grandes centrales
syndicales du pays, l'Union générale des travailleurs et les Commissions
ouvrières, s'en sont tenus pour l'heure à "un ton modéré", précise le
journal.
*Amérique latine, 22 février 2010 : un sommet régional tendu.
Un affrontement verbal musclé a
opposé le 22 février les présidents colombien Alvaro Uribe et vénézuélien Hugo
Chávez. Les deux hommes participent, au Mexique, à un sommet régional. Pendant
une réunion privée entre chefs d'Etat, Uribe s'est plaint auprès de Chávez de
l'embargo commercial de son pays contre la Colombie. Selon le quotidien, cette
plainte n'a pas plu à Chávez, qui s'est posé en victime et a accusé la Colombie
d'avoir ordonné de le tuer par l'entremise de paramilitaires. "La
discussion est montée d'un ton. Uribe a demandé plus de respect en expliquant
qu'il ne ferait jamais ce genre de choses. Chávez a alors menacé de partir.
'Soyez un homme, restez !' lui a lancé le président colombien", rapporte
le journal, qui cite plusieurs sources diplomatiques.
Réuni
au Mexique, le sommet de l'Union des pays d'Amérique latine et des Caraïbes
doit soutenir officiellement, ce 23 février, les droits légitimes de la
république d'Argentine à propos de son différend de souveraineté avec le
Royaume-Uni. Ce contentieux résulte du lancement de forages pétroliers par les
Britanniques au large de l'archipel des Malouines. "La présidente de
l'Argentine, Cristina Kirchner, a assuré que ce dossier concernait toute la
région, car il met en jeu la protection des ressources naturelles de chaque
pays", explique le quotidien.
Ce
22 février s'ouvrent au Mexique le sommet Amérique latine-Caraïbes (ALC) et
celui du Groupe de Rio. Le quotidien annonce que Buenos Aires obtiendra de ces
organisations régionales une forte condamnation contre la Grande-Bretagne.
Cette dernière a récemment autorisé l'exploration pétrolière aux Malouines.
Buenos Aires, qui continue de revendiquer la souveraineté sur ces îles malgré
sa défaite, en 1982, a publié un décret requérant que les navires traversant
ses eaux pour aller vers les Malouines demandent une autorisation.
*Espagne, 15
février 2010.Difficile de rompre avec
ETA.
La gauche abertzale,
comme on appelle la mouvance indépendantiste basque proche d'ETA, vient de
clore le débat interne qu’elle avait ouvert en octobre. Elle a adopté une
résolution en faveur d'une action par "des voies exclusivement politiques
et démocratiques". Mais, comme le souligne le quotidien madrilène Público, les indépendantistes
ne condamnent pas pour autant la violence d'ETA, qui n'est même pas mentionnée
dans la résolution. Les partis démocratiques attendaient davantage et la
déception est palpable y compris au sein de la gauche indépendantiste. "On
attendait un événement historique. Mais la montagne a seulement accouché d’une
souris", note ainsi Joxan Rekondo, porte-parole d’Hamaikabat (une petite
formation nationaliste créée en 2009) et ancien maire d’Hernani sur le blog Aberriberri,
où s'expriment toutes les sensibilités du nationalisme basque.
Quelques
heures après avoir refusé l'accès à ses archives, l'armée bolivienne a annoncé
le 17 février qu'elle allait remettre toutes les informations requises au juge
Milton Mendoza, qui enquête sur le sort de 170 disparus sous les dictatures des
années 1960 à 1980. "Il faut faire du rangement, car les archives sont
énormes et ça prend du temps", a déclaré le général Ramiro de la Fuente
pour justifier son refus initial. Le juge s'intéresse notamment à la
disparition du dirigeant socialiste Marcelo Quiroga.
Confronté
à une sécheresse qui menace le ravitaillement en eau et donc la fourniture d'électricité,
le Venezuela a ordonné à la compagnie nationale de distribution d'eau d'imposer
de fortes amendes aux clients dont la consommation dépasserait un niveau
normal. A Caracas, un consommateur qui dépassera le seuil de 40 mètres cubes
d'eau par mois (soit plus de 1 330 litres par jour, en moyenne) devra payer
chaque mètre cube supplémentaire trois fois et demie à cinq fois plus cher, a
expliqué Alejandro Hitcher, ministre de l'Environnement.
*Espagne, 17 février 2010. Immense succès
d’un film carcéral.
Grand succès en salles, le
thriller carcéral Cellule 211, de
Daniel Monzón vient de rafler huit récompenses aux Goyas, l'équivalent espagnol
des Césars.
En
plein regain de tension avec Londres au sujet de cet archipel qui avait
provoqué une guerre entre les deux pays en 1982, la présidente de l'Argentine,
Cristina Kirchner, a signé le 16 février un décret visant à contrôler le
transit maritime vers les Malouines. Les autorités argentines ne décolèrent
pas, depuis quinze jours, contre la décision de Londres d'autoriser des forages
pétroliers au large de ces îles. Est ainsi prévue l'arrivée d'une plate-forme
qui effectuera des forages à 160 km au nord de l'archipel.
*Mexique, 15
février L'affaire Cassez ou les incohérences de la justice mexicaine
Une fois n’est pas coutume, la presse mexicaine
prend la défense de Florence Cassez. Un journaliste de Milenio Semanal a étudié sommairement le
dossier d’accusation contre Florence Cassez, condamnée à soixante ans de prison
pour complicité d'enlèvement. "Je ne suis pas avocat, mais une chose est
claire pour moi : dans n'importe quel pays du monde développé, avec un système
de justice pénale moyennement décent, où la présomption d’innocence existe, le
traitement infligé à Cassez lors de son arrestation et son utilisation à des fins
médiatiques par les autorités seraient suffisants pour que cette jeune femme
soit libre", écrit Carlos Puig. "Le dossier de la Française est un
exemple de plus du fonctionnement de la justice mexicaine. Les accusations
portées contre Florence ressemblent à celles de tant d'autres affaires au
Mexique : des déclarations sans fondement, faites à contretemps, contredites
par les faits. Rien de nouveau." Et il conclut : "Pourquoi
exhiber nos misères à la face du monde alors qu'un traité international
permettrait au gouvernement de renvoyer la Française dans son pays et d'oublier
l’affaire." Pour Carlos Puig, "cette histoire sent la
vengeance".
Le
convoi de José Alberto Pérez, candidat du Parti conservateur au poste de
gouverneur du département de Guaviare, a été attaqué le 14 février. Selon les
autorités, cinq personnes ont été tuées et quatre autres blessées, dans cette
embuscade attribuée aux Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Une
élection est prévue le 28 février pour remplacer le précédent gouverneur, qui a
été contraint de démissionner. Par ailleurs, des élections législatives doivent
avoir lieu en mars et une présidentielle en mai.
*Uruguay, 12 février 2010. Appel aux citoyens bâtisseurs.
La sénatrice Lucía Topolansky et
future première dame de la nation a appelé les citoyens à s’enrôler comme
volontaires dans des "équipes" pour construire des habitations et
pallier le déficit en logement du pays, explique La República.
L’épouse de l'ancien guérillero José Mujica, élu le 29 novembre 2009 et qui
prendra ses fonctions le 1er mars, propose la signature d’un contrat dans
lesquels les citoyens s’engageront à à donner huit heures par semaine de leur
temps sans salaire ni couverture sociale, note le quotidien uruguayen.
Le
11 février, Felipe Calderón était à Ciudad Juárez, ville du nord du Mexique
réputée pour sa violence. Accueilli par de vives critiques, le président a
présenté ses "plus sincères condoléances" et "excuses" aux
proches des 15 adolescents abattus le 31 janvier lors d'une fête. "Il a
annoncé que la lutte contre l'insécurité ne relevait pas que d'actions
militaires et d'une présence policière, mais aussi de mesures sociales",
note le quotidien. Il a promis de revenir à Ciudad Juárez, le 17 février, avec
des propositions concrètes.
La
justice uruguayenne a condamné le 10 février l'ancien dictateur Juan María
Bordaberry, âgé de 81 ans. Sa peine est de trente années de prison pour
"atteinte à la Constitution", pour "disparition forcée" et
pour "homicide politique". Elu fin 1971, M. Bordaberry a exercé son
mandat de mars 1972 à juin 1973 avant de recourir aux forces armées pour dissoudre
le Parlement et instaurer une dictature. Les militaires l'ont renversé en 1976
et ont conservé le pouvoir jusqu'en 1985, année du retour à la démocratie.
Le
président d'Haïti, René Préval, participera ce 9 février, en Equateur, à un
sommet extraordinaire des pays sud-américains, destiné à coordonner l'aide
régionale en faveur d'Haïti. Cette réunion a été convoquée par le chef de
l'Etat équatorien, Rafael Correa, président en exercice de l'Union des nations
sud-américaines (UNASUR). Quatre autres présidents sont attendus : le
Paraguayen Lugo, le Vénézuélien Chávez, le Colombien Uribe et le Péruvien
García. Les autres pays seront représentés par des ministres ou par des
vice-présidents.
*Colombie, 8 février 2010. Un hebdomadaire trop critique disparaît
L’hebdomadaire colombien Cambio va cesser de paraître. La nouvelle a
été annoncée brutalement
juste avant le bouclage de la dernière édition aux deux directeurs de la
rédaction, Rodrigo Pardo et Maria Elvira Samper, rapporte l'hebdomadaire
concurrent Semana. Officiellement, la fermeture est
expliquée pour des raisons économiques. Pour nombre de commentateurs de presse,
il est clair que ce sont des raisons politiques qui ont conduit à la
disparition du magazine. Cambio, qui, en seize ans d’existence, a connu
des hauts et des bas, appartient au groupe El Tiempo très proche du
président Uribe. "Le journalisme de Cambio n’était pas fait
d'opposition enragée ou aveugle, mais d'indépendance et de critique d’un niveau
reconnu par tous", affirme Semana. L'hebdomadaire rappelle que Cambio
dénonçait en général la corruption de proches du gouvernement.
Laura
Chinchilla est devenue le 7 février la première femme à accéder à la présidence
du Costa Rica. Les résultats définitifs du premier tour de la présidentielle ne
sont pas encore connus, mais ses principaux adversaires ont rapidement reconnu
sa victoire car Chinchilla a largement franchi la barre légale des 40 % de
suffrages. Héritière du président sortant d'Oscar Arias et ancienne
vice-présidente, elle devrait poursuivre la politique libérale de son
prédécesseur. Elle a promis la plus grande transparence.
"La
police recherche de nouvelles cellules d'ETA au Portugal", titre le
quotidien Jornal de Noticias de
Lisbonne. Annoncée en fin de semaine dernière, la découverte "par
surprise, presque par hasard", d'une importante cache d'explosifs d'ETA
près d'Obibos (centre), plonge le gouvernement dans l'embarras. Depuis toujours,
le Portugal réfute la présence sur son sol de membres de l'organisation
indépendantiste basque. Le communiqué du gouvernement, publié le 7 février, ne
mentionne d'ailleurs pas le nom d'ETA, constate le journal.
Nestor
Kirchner a dû être opéré d'urgence, le 7 février, après un léger accident
vasculaire cérébral provoqué par une déficience de l'artère carotide droite.
L'opération s'est bien passée, écrit le quotidien de Buenos Aires. "Une
heure après l'intervention, l'ancien président (2003-2007) était réveillé et
lucide, et les médecins ont déclaré qu'il n'y aurait pas de séquelles."Chef du parti au
pouvoir, il est soupçonné avec sa femme, Cristina, l'actuelle présidente du
pays, de s'être enrichi illégalement en spéculant sur le dollar.
Les
inquiétudes croissantes au sujet de l'état des finances publiques espagnoles
ont provoqué le 4 février un plongeon de la Bourse de Madrid, qui a enregistré
une chute de 5,94 %. "Il s'agit de l'une des pires journées de la Bourse
en Espagne. Mais, cette fois, ce n'est pas à cause de facteurs extérieurs,
comme par le passé, mais de facteurs intérieurs. Les marchés financiers doutent
de la capacité de l'économie espagnole à sortir des turbulences actuelles",
écrit le quotidien La Vanguardia.
Entrée en récession en 2008, l'Espagne a vu ses finances publiques se dégrader
à une vitesse vertigineuse. Alors qu'en 2007 sa dette publique ne représentait
que 36,2 % du PIB, elle s'est envolée pour dépasser les 60 % en 2010.
*Vénézuéla, 4 février 2010. Les anti-Chavez
ne baissent pas la garde.
La
police a réprimé, le 4 février, les manifestations organisées à Caracas contre
les restrictions imposées par le gouvernement de Chávez sur l'eau et l'électricité
et contre la fermeture de six chaînes jugées trop critiques envers le pouvoir.
Les étudiants, qui constituent la principale force de l'opposition dans la rue,
ont annoncé l'organisation de nouveaux rassemblements. "Il y a un vrai
changement. Les échecs du président ont fini par le rattraper. Cette fois, il
n'y a pas seulement l'opposition qui manifeste, mais également des gens
appartenant aux bases chavistes et qui, à cause de la baisse du niveau de vie,
ont perdu confiance", analyse le quotidien d'opposition Tal Cual. Le
ton risque de monter jusqu'aux législatives de septembre, considérées comme un
test crucial pour Hugo Chávez.
"Une
économiste K à la Banque centrale", titre le quotidien de Buenos Aires. K
comme Kirchner : la présidente Cristina Kirchner a nommé le 3 février l'une de
ses fidèles à la tête de la Banque centrale. Mercedes Marco del Pont, qui sera
la première femme à occuper le poste, succédera à Martin Redrado, destitué
pour avoir contesté la décision du gouvernement de puiser dans les réserves
pour payer la dette du pays. "La Banque centrale devient un organe
politisé", sur lequel les Kirchner exercent leur emprise, déplore le
journal Clarín.
*Espagne 1er février 2010. Le
président américain B. Obama annule sa participation à un sommet.
*Espagne, 31 janvier 2010. Ca déménage
autour de Guernica.
Guernica,
l’œuvre de Picasso réalisée en 1937 à l’occasion de l’Exposition universelle de
Paris, et exposée au musée madrilène Reina Sofia, pourrait à nouveau déménager,
selon le quotidien espagnolABC. Miguel
Zugaza, directeur du Prado, travaille actuellement à la reconversion de
l’ancien musée de l’Armée, situé dans l’ancien palais del Buen Retiro, au cœur
de la capitale. Il n’exclurait pas d'y accrocher Guernica, aux côtés
des Lances de Velázquez ou du Tres de mayo de Goya. Un rapport
élaboré en 1998 par les techniciens indique pourtant que Guernica,
pour sa préservation, ne doit pas être sorti du musée. Le tableau, vieux de 73
ans, a déjà effectué une trentaine de voyages et, pour le directeur du Reina
Sofia, Manuel Borja-Villel, interrogé par le quotidien, le transfert n’est ni
négociable ni envisageable.
La
région de Cuzco connaît les pires conditions météorologiques depuis quinze ans,
avec des pluies diluviennes et des glissements de terrain. Selon les autorités
locales, 80 000 personnes sont victimes de ces inondations, qui ont notamment
détruit 14 000 hectares de cultures. La voie ferrée permettant d'accéder aux
ruines de la citadelle inca du Machu Picchu, haut lieu touristique du pays, a
également été endommagée. Un pont aérien a permis de secourir le 28 novembre 1
402 touristes bloqués depuis près de quatre jours.
*Colombie, 28 janvier 2010. Des étudiants payés pour informer la
police,
Le Président de la République
Álvaro Uribe a proposé que 1000 étudiants de l’université de Medellin soient rémunérés
pour être les informateurs de la police colombienne, afin de lutter contre
l’insécurité qui sévit dans cette ville. Cet appel à la délation suscite une
vive polémique dans le pays et l’opposition de la revue Semana.
Les
étudiants de plusieurs universités ont annoncé leur intention de se mobiliser
pacifiquement contre l'arrêt de la diffusion d'une chaîne du câble, RCTVI.
Selon les autorités locales, sa suspension s'explique par un non-respect du
cahier des charges. Très critique à l'égard du gouvernement, cette chaîne
s'était déjà vu retirer sa licence hertzienne en 2007. Selon le quotidien, des
heurts entre manifestants et forces de police auraient déjà fait deux morts et
plusieurs dizaines de blessés cette semaine.
Manuel
Zelaya est arrivé le 27 janvier en République dominicaine, pays qui a accepté
de l'accueillir, le jour même de l'investiture du nouveau chef de l'Etat
hondurien, Porfirio Lobo. A son arrivée, l'ex-président du Honduras, renversé
en juin 2009, a salué le "geste de solidarité" du président
dominicain Leonel Fernández à son égard. Zelaya, enfermé pendant cent
vingt-neuf jours à l'ambassade du Brésil à Tegucigalpa, a accepté de quitter le
Honduras après avoir bataillé en vain de longs mois pour être rétabli dans ses
fonctions.
Osvaldo
Guglielmino a été contraint de démissionner, le 27 janvier, de son poste de
procureur au Trésor. "Responsable de l'équipe d'avocats du
gouvernement", comme le rappelle le quotidien Clarín, celui-ci a fini par s'attirer les foudres de la présidente
Kirchner. Celle-ci a provoqué une crise institutionnelle en limogeant par
décret, le 7 janvier, le directeur de la Banque centrale, Martin Redrado – une
initiative qui n'est pas dans ses attributions. Cristina Kirchner reprocherait
à Guglielmino de l'avoir insuffisamment appuyée.
*Chili, 27 janvier 2010. Un salaire de Président
insuffisant.
Le milliardaire Sébastián Piñera, élu
président du Chili le 10 janvier dernier, vient de relancer la polémique sur le
conflit d'intérêts entre ses activités d'homme d'affaires et ses nouvelles
responsabilités de chef d'Etat en déclarant : "J’ai des engagements
financiers, je dois rembourser les crédits avec lesquels j’ai financé ma
campagne, je dois payer les frais de fondations comme Futuro, Mujer Emprende,
Tantauco. Tout cela nécessite de gros moyens. Il y a beaucoup de projets,
et le salaire de président n’y suffit pas", rapporte l'hebdo
satirique chilien The Clinic.
*Chili, 26 janvier 2010. La justice identifie les restes des disparus
du palais de la Moneda.
Parmi les images prises le 11
septembre 1973 aux abords du palais présidentiel de la Moneda, de nombreux
clichés montrent des hommes allongés face contre terre. Les militaires viennent
alors de renverser le président Salvador Allende et arrêtent une quarantaine de
personnes qui trouvaient à l'intérieur du bâtiment. Il s'agissait de
conseillers d'Allende et de membres de sa garde rapprochée. Tous ont ensuite
été tués, mais leurs dépouilles n'ont jamais été retrouvées. Chargé du dossier
des disparus de la Moneda, le juge chilien Juan Fuentes Belmar a annoncé, le 25
janvier, que onze victimes ont été formellement identifiées par le service
médico-légal. "En 2001, la juge Amanda Valdovinos avait découvert une
fosse dans laquelle avait été enterrés les corps. Plus de 500 fragments avaient
alors été récupérés", explique le quotidien La Nación. Il ne
s'agissait alors que d'ossements épars, car les militaires avaient déterré les
cadavres en 1978 et les avait jetés à la mer pour tenter de cacher leurs
crimes.
*Bolivie, 28 janvier 2010. Lutte anti-corruption en Bolivie.
Un nouveau projet de loi du
gouvernement d’Evo Morales, qui a entamé le 22 janvier son deuxième mandat de
cinq ans, est destiné à permettre d’enquêter sur la fortune de fonctionnaires
suspectés de corruption, Le gouvernement Morales a fait de la lutte contre la
corruption son cheval de bataille, quelle que soit l’appartenance idéologique
des accusés. Mais, dans les faits, c’est surtout l’opposition qui se trouve
actuellement dans le collimateur de la justice. Les plaintes visent six anciens
gouverneurs de l’opposition, contre une seule personnalité de la majorité. Il y
a des cas emblématiques, comme celui de l’ancien candidat à la présidence et
principal dirigeant de l’opposition Manfred Reyes Villa. Lors du dernier
scrutin, celui-ci a obtenu 26 % des voix, mais il s’est ensuite enfui vers
le Pérou, puis les Etats-Unis, alors même qu’il était sous le coup d’une
interdiction de sortie du territoire. Dans son cas, le ministère de la
Transparence a reçu onze plaintes pour des délits commis du temps où il était
préfet de la région de Cochabamba (2006-2008) ; et quatre autres ont été
déposées par l’inspection des finances.
La
Cour suprême du Honduras a prononcé le 26 janvier un "non-lieu
définitif" à l'encontre des six chefs de l'armée poursuivis pour
l'arrestation et l'envoi en exil du président Manuel Zelaya, lors du coup
d'Etat du 28 juin 2009. Cette cour ne s'est jamais opposée aux autorités
installées au pouvoir depuis. L'amnistie a été adoptée à la veille de la
cérémonie d'investiture du nouveau président, Porfirio Lobo, élu le 29 novembre
lors d'un scrutin à la légitimité encore contestée par une grande partie de la
communauté internationale.
L'ancien
président guatémaltèque Alfonso Portillo (2000-2004) a été arrêté puis
incarcéré le 26 janvier dans son pays, dans l'attente de sa possible
extradition vers les Etats-Unis, où la justice l'accuse d'avoir "détourné
des dizaines de millions de dollars de fonds publics". Selon l'acte
d'accusation américain, les fonds étaient déposés sur des comptes ouverts aux
Etats-Unis aux noms de plusieurs proches. Un tribunal local a décidé qu'il
resterait quarante jours en détention en attendant les documents de la justice
américaine.
*Colombie, 26 janvier 2010. Pacte de non-agression entre les FARC et
l’ELN.
es deux principaux mouvements de
guérilla colombiens, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et
l’Armée de libération nationale (ELN), ont signé en décembre 2009 un pacte de
non-agression et un pacte d’union contre la présence militaire américaine à la
suite de trois réunions dans la région frontalière avec le Venezuela, révèle El Tiempo.
Le quotidien cite des informations provenant d’un rapport des services secrets
colombiens. Les contacts entre ces deux guérillas auraient repris après la mort
d’un des dirigeants de l’ELN dans une embuscade tendue par les FARC.
La
Cour suprême des Etats-Unis a refusé, le 25 janvier, le recours déposé par
l'ancien dictateur du Panamá Manuel Noriega contre son extradition vers la
France, où il est poursuivi pour blanchiment d'argent. Agé de 75 ans, Noriega
est maintenu en détention en Floride, où il a terminé de purger en septembre
2008 une peine de dix-sept ans de prison pour trafic de drogue. Le journal
rappelle que 21 procédures sont en cours au Panamá contre l'ex-dictateur et que
les autorités locales espèrent toujours obtenir son rapatriement.
En
présence du Premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive, les "pays
amis" d'Haïti se réunissent ce 25 janvier à Montréal. Les représentants
des Etats-Unis, de la France, de l' Espagne, du Brésil, de l'ONU et de
l'Organisation des Etats américains doivent se concerter au sujet de l'aide
immédiate à apporter au pays, dévasté par un séisme le 12 janvier, et ébaucher
"un vaste programme de reconstruction, qui devrait donner naissance à un
'nouvel Haïti'", écrit le quotidien : "La tâche est colossale. Il
faut reconstruire des villes. Plus solides. Plus humaines aussi. Le plus vite
possible. Comment s'y prendre ?" Les derniers bilans font état de 150 000
morts.
La
chaîne de télévision vénézuélienne RCTVI, très critique envers le pouvoir, a
été retirée du réseau câblé le 24 janvier pour ne pas avoir retransmis les deux
dernières allocutions officielles du président socialiste Hugo Chávez. Alors
qu'elle était une des chaînes les plus populaires du Venezuela, RCTV s'était vu
retirer une première fois sa licence hertzienne en 2007, après avoir soutenu
une tentative de putsch contre Chávez. Elle s'était depuis réfugiée sur le
câble, diffusant depuis Miami sous le nom de RCTV International.
Investi
le 22 janvier pour un second mandat, le président bolivien Evo Morales a
annoncé le lendemain la composition de sa nouvelle équipe gouvernementale. Pour
la première fois dans l'histoire de la Bolivie, son gouvernement respecte une
stricte parité hommes-femmes. "Mon grand rêve s'est réalisé : une moitié
de femmes et une moitié d'hommes", a déclaré Evo Morales. Le quotidien
explique que, parmi les dix femmes ministres, six sont issues du monde du
travail, trois des milieux associatifs et une est une artiste (Zulma Yugar).
"Les
rituels ont conféré à Evo Morales le statut d'être supérieur", titre le
quotidien. Le 21 janvier, à la veille d'être investi président de la Bolivie
pour un second mandat de cinq ans, Evo Morales a reçu la bénédiction des chefs
religieux aymaras. Lors d'une cérémonie tenue sur le site du temple pré-inca de
Tiwanacu, à 70 kilomètres de La Paz, le premier président amérindien du pays,
après avoir invoqué la Terre et le Soleil, s'est vu remettre deux sceptres
symbolisant la dualité des pouvoirs rationnel et spirituel.
"Haïti
occupé et ruiné !" titre l'hebdomadaire haïtien publié à New York. Huit
jours après le séisme qui a ravagé Haïti, il continue de fustiger le rôle tenu
par les Américains, avant et après la catastrophe. "Washington, après sa
campagne de déstabilisation et d'occupation du pays, profite des calamités
subies par la population pour occuper officiellement la terre de Dessalines et
de Péralte", s'enflamme-t-il. En tout, 15 000 soldats américains devraient
être déployés pour participer aux opérations de secours. Ils contrôlent
l'aéroport de Port-au-Prince, ainsi que le port de la ville, qui devrait être
rouvert au trafic ce vendredi. Les derniers bilans font état de 75 000 morts.
La
République dominicaine a conclu le 20 janvier avec le président élu du
Honduras, Porfirio Lobo, un accord en vertu duquel elle pourrait accueillir sur
son sol l'ancien chef de l'Etat déchu, ManuelZelaya.Renversé
par un coup d'Etat en juin 2009, Zelaya est réfugié, depuis son retour au
Honduras, en septembre, à l'ambassade du Brésil de Tegucigalpa. Zelaya a
déclaré qu'il appréciait l'offre de Saint-Domingue mais qu'il ne pourrait
donner de réponse avant le 27 janvier, date de l'investiture de Porfirio Lobo.
*Chili, 20 janvier 2010. Il est des
questions qu’on ne doit pas poser.
Il
est des questions que les journalistes ne doivent pas poser. C’est en tout cas
l’avis de l’entourage du nouveau président, Sebastián Piñera, qui a prévenu les
journalistes qu’on ne parlerait pas des actions de la compagnie aérienne LAN
Chile, privatisée sous la dictature et dont Piñera est l'un des principaux
actionnaires. "Un des journalistes de Chilevisión a préféré dans ces
conditions ne pas réaliser l'entretien avec le nouveau chef de l'Etat, qui est
aussi président de la chaîne", explique La Nación.
L’incident, rapporté par d’autres journalistes présents, est abondamment
commenté dans la presse et sur le web. Au-delà de la question de la pratique
assez banalisée par les hommes politiques de restreindre le champ des questions
à poser lors d'entretiens, il met le doigt sur la question délicate de la
séparation du pouvoir et des affaires. Par le passé, Piñera a déjà été accusé
de délit d’initié. Ce milliardaire, qui a investi en plus de LAN Chile dans le
secteur des cartes de crédit, l'immobilier, la pharmacie, les systèmes privés
de santé et qui possède aussi le club de football de Colo Colo, est souvent
comparé à Berlusconi.
*Haïti, 20 janvier 2010. Panique après le
séisme.
Une
violente réplique du séisme qui a ravagé, le 12 janvier, la capitale haïtienne
a semé la panique le 20 janvier alors que Port-au-Prince s’éveillait, rapporte
l’envoyé spécial d’El País.
"Le sol, les murs se sont remis à rugir et les ruines à trembler",
témoigne le journaliste espagnol. Selon l'Institut de géophysique américain
(USGS), le séisme s'est produit à 11 h 03 GMT et son épicentre a été localisé à
une profondeur de seulement 10 kilomètres, à 59 kilomètres à l'ouest de
Port-au-Prince. "Le séisme, de magnitude 6, n’a duré que quelques
secondes, mais il y a tant d’édifices en ruine, tant de gens qui vivent encore
dedans, qu’un degré de moins sur l’échelle de Richter peut cependant faire de
nombreuses victimes", souligne El País.
Cristina
Kirchner a annoncé le 19 janvier qu'elle annulait un déplacement en Chine,
prévu la semaine prochaine, car elle reproche à son vice-président, Julio
Cobos, de sortir du rôle que lui assigne la Constitution. Cette crise institutionnelle
a vu le jour après le limogeage par Mme Kirchner du gouverneur de la Banque
centrale, Martin Redrado, malgré le statut d'indépendance de l'établissement
qu'il dirige. Julio Cobos s'est opposé à cette décision et exige que le Congrès
soit consulté. M. Redrado a été rétabli dans ses fonctions par la justice.
"L'Assemblée
nationale a déclaré les hypermarchés Exito biens d'utilité publique",
titre le quotidien. Le 17 janvier, Hugo Chávez a annoncé une révision de la loi
sur l'accès aux biens et aux services : la hausse frauduleuse des prix, entre
autres, devait devenir délit et motif à expropriation. Le 19 janvier,
l'Assemblée a validé ce texte. Sur le terrain, les autorités ont occupé les
hypermarchés de la filiale de Casino, préalable à leur nationalisation. Exito
est accusé d'avoir augmenté ses prix à des fins "spéculatives".
*Chili, 17 janvier 2010 : élection à la Présidence de la
République deSebastián Piñera.
Le conservateur Sebastián Piñera
a été élu le 17 janvier président du Chili, marquant le retour de la droite au
pouvoir après vingt ans de gouvernement de centre gauche. Il a obtenu 51,61 %
des voix au deuxième tour, contre 48,38 % pour son rival Eduardo Frei.
L'alternance à droite, plus qu'un profond changement de gouvernance, marque un
virage symbolique au Chili, dirigé par la Concertation, coalition de quatre partis
de centre gauche, depuis la fin de la dictature d'Augusto Pinochet (1973-1990)
et le retour de la démocratie. Dans son discours de victoire, Piñera a promis
un gouvernement d'unité nationale pour "faire tomber les murs qui
divisent" encore le Chili.
Le
17 janvier, Fidel Zelaya, un riche propriétaire terrien, a retrouvé la liberté
après quatre-vingt-quatorze jours de détention. Il avait été enlevé par un
groupe se faisant appeler l'Armée du peuple paraguayen. Les ravisseurs
exigeaient une rançon de 5 millions de dollars, dont le versement n'a pas été
confirmé. Ils avaient par contre obtenu voilà quelques jours que 30 bovins
soient abattus et leur viande distribuée aux habitants de plusieurs quartiers
pauvres. Le président Fernando Lugo a affirmé que les membres de ce groupe
seraient arrêtés.
"La
tragédie haïtienne a pris une nouvelle ampleur, le 18 janvier, quand une
estimation officielle a porté à 200 000 le nombre de morts et à 1,5 million le
nombre de sans-abri", six jours après le séisme qui a ravagé Haïti.
"Des blessés continuent de mourir en pleine rue, les médecins réclament à
grands cris des médicaments, tandis que les pillards s'affrontent et attaquent
la population en plein jour, au milieu des décombres", décrit l'envoyé
spécial à Port-au-Prince du quotidien hispanophone américain El Nuevo Herald.
Trois
jours après le violent séisme qui a détruit une bonne partie de Port-au-Prince,
le cauchemar continue dans la capitale haïtienne. "Au milieu du chaos,
dans une odeur de putréfaction, la tension monte alors que l'aide
internationale, confrontée à d'importants problèmes logistiques, peine à
arriver. Des corps sont alignés dans les rues, en attente de sépulture",
décrit le quotidien de Saint-Domingue. Une partie des secours a pu se déployer
depuis le territoire dominicain, alors que les chances de retrouver des
survivants sous les décombres s'amenuisent. En tout, entre 40 000 et 50 000
personnes pourraient avoir péri, selon une estimation de la Croix-Rouge.
*Haïti, 13 janvier 2010 : au lendemain du séisme.
L'hebdomadaire haïtien Haïti Liberté, publié à New York avec
l'aide de correspondants sur place, a réussi à boucler une édition spéciale
consacrée au séisme du 12 janvier. "L'horreur et l'étendue de la
destruction sismique sont insupportables, révoltantes même. Le peuple haïtien,
qui a tant souffert ces six dernières années de l'inconscience et de la
cupidité de ses dirigeants, ne méritait pas un tel cataclysme. Il nous faudra
énormément de courage et de volonté pour surmonter cette cruelle adversité
(...). Nous n'avons que nos mains nues et notre dignité de peuple pour
reconstruire un pays physiquement détruit", écrit-il en éditorial. A
Port-au-Prince, les secours peinent toujours à s'organiser.
Fander
Falconi, le chef de la diplomatie équatorienne, a démissionné le 13 janvier
pour manifester son désaccord avec les derniers propos du président Rafael
Correa sur le projet Yasuni ITT. L'Equateur, en échange du soutien financier de
la communauté internationale, propose de renoncer à l'exploitation pétrolière
d'une réserve amazonienne. Mais, le 9 janvier, Correa a accusé les pays
partenaires de bafouer la "dignité" du pays en demandant que le Programme
des Nations unies pour le développement (PNUD) administre le projet.
*Chili, 13 janvier 2010, Pour qui votent les supporters de Colo
Colo ?
Le deuxième tour de la
présidentielle chilienne, qui se déroulera le 17 janvier, suscite des débats
passionnés chez les amateurs de football. Donné vainqueur de cette élection, le
candidat de la droite, Sebastián Piñera, est un supporter déclaré du club de
l'Universidad Católica (UC). Mais ce richissime homme d'affaires est également
actionnaire d'un des plus glorieux clubs du pays, Colo Colo, champion du Chili
en titre. Une double appartenance qui irrite certains supporters de Colo Colo.
Le quotidien La Nación raconte
ainsi que plusieurs d'entre eux ont distribué, le 13 janvier, des tracts dans
un parc du centre de Santiago en appelant à ne pas voter pour Piñera.
"Nous ne pouvons pas avoir confiance dans une personne qui change d'équipe
quand ça l'arrange", écrivent ces supporters sous une photo montrant le
candidat de la droite avec un maillot de l'UC. Selon le dernier sondage, le
scrutin de dimanche s'annonce très serré : Piñera gagnerait avec 50,9 % des
voix face à Eduardo Frei, le candidat de centre gauche.
*Guatemala, 12 janvier 2010, le président guatémaltèque innocenté du
meurtre de Rogrigo Rosemberg
La Commission internationale
contre l’impunité au Guatemala (CICIG) a conclu mardi 12 janvier à
l’innocence du président du Guatemala, Álvaro Colom, dans le meurtre de
l’avocat Rodrigo Rosenberg, assassiné le 10 mai 2009, informe La Prensa. Cette affaire avait provoqué un
véritable scandale au Guatemala, le défunt ayant, avant de mourir, enregistré
une vidéo où il accusait le président Colom d’être responsable de son
assassinat. Rosenberg expliquait son propre meurtre par le fait qu'il était
l'avocat de Khalil Musa et de sa fille Marjorie, eux-mêmes assassinés en avril
2009 pour avoir eu connaissance, toujours selon Rosenberg, d’actes de
corruption impliquant le président, son épouse et son secrétaire. Selon le
juriste Carlos Castresana, directeur de la CICIG, l’avocat Rodrigo Rosenberg,
"profondément désespéré" par la mort de sa mère, son divorce et le
meurtre de ses clients, aurait lui-même planifié son assassinat.
Eduardo
Frei a reçu le 13 janvier un appui crucial, qui pourrait renforcer ses chances
de battre son rival conservateur Sebastián Piñera, lors du deuxième tour de
l'élection présidentielle, le 17 janvier. Le candidat indépendant Marco
Enríquez-Ominami, qui avait obtenu 20,12 % des voix au premier tour, a
publiquement appelé à voter pour Frei. Redoutant qu'une victoire de la droite
ne bloque "la marche du Chili vers l'avenir", il a opté pour le
candidat de la Concertation, la coalition de centre gauche au pouvoir depuis
1990.
"Face
aux réactions négatives des habitants de Caracas, le président vénézuélien a
décidé de lever les mesures de rationnement de l'électricité", rapporte le
quotidien. En raison de la crise énergétique que connaît le pays, le
gouvernement a décrété des coupures d'électricité dans les différents quartiers
de la capitale. Elles ont donné lieu à de nombreuses manifestations et ont
provoqué une grande confusion en plusieurs endroits. Selon le journal, Chávez a
également limogé le ministre de l'Energie électrique, Ángel Rodríguez.
*Mexique, 13 janvier 2010. Un gros poisson
dans les filets de la police
Teodoro
García Simental, surnommé "El Teo" ou "Trois Lettres", chef
des cellules du cartel de Sinaloa, qui opèrent dans l'Etat de Basse-Californie
du Sud, a été arrêté par la police fédérale mexicaine le 12 janvier, rapporte La Jornada. La
police, qui le présente comme l'un des narcotrafiquants les plus recherchés du
pays, lui attribue plus de 300 exécutions, notamment de policiers, de
fonctionnaires et d’agents fédéraux. Sa tête était mise à prix à 30 millions de
pesos (environ 1,6 million d'euros). Connu pour sa cruauté, El Teo avait
d’abord été recruté en 1995 par les frères Arellano Felix, chefs du cartel de
Tijuana, dont il avait été exclu en 2008. Il avait alors rejoint le cartel de
Sinaloa, attisant la guerre entre les deux principaux cartels mexicains.
*Haïti, 12 janvier 2010 : terrible séisme en Haïti.
Un séisme de magnitude 7 sur
l'échelle de Richter a dévasté le 12 janvier la capitale haïtienne,
Port-au-Prince. "Le centre de la ville a été détruit, les morts sont
innombrables", titre le quotidien de Saint-Domingue. De nombreux bâtiments
publics se sont effondrés, parmi lesquels le palais présidentiel. René Préval,
le chef de l'Etat, est indemne. Les autorités, dans ce pays le plus pauvre du
continent américain, sont totalement démunies face à la catastrophe.
"Elles n'ont pas encore pu évaluer le nombre de tués et de blessés, mais
elles estiment que les dégâts provoqués par le séisme sont gigantesques",
écrit le journal. L'aide internationale commence à s'organiser.
*Honduras, 12 janvier 2010. Les putschistes sur le banc des accusés.
La Cour suprême du Honduras a
accepté les accusations du Parquet contre six chefs militaires ayant participé
au coup d’Etat du 28 juin 2009 pour abus d’autorité et expatriation illégale de
Manuel Zelaya [le président qu’ils ont destitué]", rapporte Página 12.
Les militaires doivent comparaitre, le 14 janvier, devant le tribunal afin de
témoigner sur les évènements du 28 juin. Selon Manuel Zelaya toujours réfugié à
l’ambassade du Brésil de Tegucigalpa, il s’agit d’une "manœuvre destinée à
cacher la vérité et offrir l’impunité aux généraux". "Le
Congrès du Honduras doit aussi étudier une proposition de loi d’amnistie pour
tous les protagonistes du coup d’Etat", ajoute le quotidien argentin.
*Nicaragua, 11 janvier 2010. Lever des fonds contre Ortega.
Le journaliste nicaraguayen Jaime
Arellano fait appel aux Nicaraguayens vivant aux Etats-Unis pour financer
l’opposition au gouvernement de Daniel Ortega, note La Prensa. Selon
le journal de Managua, l’ancien homme politique conservateur et présentateur
vedette de la télévision nicaraguayenne plusieurs fois censuré a monté une association
aux Etats-Unis grâce à laquelle il entend collecter des fonds pour créer un
Comité de Volontaires pour la Défense de la Démocratie. Il demande à la
diaspora nicaraguayenne de collaborer en versant de trois à dix dollars par
mois. 650 000 Nicaraguayens vivent aux Etats-Unis, rappelle La Prensa.
Peu
habitués à grelotter, les Cubains subissent cette année un hiver rigoureux. A
La Havane, les températures ne sont certes pas descendues très bas (minima de 7
degrés), mais la sensation de froid est largement renforcée par la forte
humidité de ce pays tropical. "Beaucoup de compatriotes sont surpris par
la persistance du froid durant autant de jours consécutifs dans la majeure
partie de l'archipel", écrit le quotidien officiel. Il rappelle cependant
que des températures plus basses ont été enregistrées dans le passé.
*Vénézuéla, 11 janvier 2010. La dévaluation
ne justifie pas la hausse des prix.
Après
l’annonce, le 8 janvier, de la dévaluation de 50 % du bolivar, la monnaie
vénézuélienne, et de l’instauration d’un double taux de change, l’un (2,6
bolivar pour un dollar) pour les secteurs prioritaires comme la santé et
l’alimentation et l’autre (4,3 bolivar pour 1 dollar) pour les secteurs tels
les télécommunications, l’automobile ou les commerces, le président vénézuélien
a décidé de combattre la hausse des prix, explique El País.
"Je veux que le peuple et la Garde Nationale soient dans la rue pour
lutter contre la spéculation. Nous ne pouvons admettre que certains bourgeois
et oligarques disent qu’à cause des mesures du 8 janvier ils sont obligés
d’augmenter les prix", a expliqué le président vénézuélien. Il "a
menacé d’expropriation" les commerçants qui augmenteraient leurs prix.
Caracas
a annoncé le 8 janvier une dévaluation de la monnaie nationale, le bolivar, et
l'instauration d'un double taux de change pour stimuler la production locale.
Cette mesure risque d'entraîner une hausse des prix dans un pays où l'inflation
est déjà très forte. Dans son allocution télévisée hebdomadaire, le président
Hugo Chávez a mis en garde les commerçants qui augmenteraient abusivement leurs
prix. "Faites-le si vous le souhaitez, mais nous allons vous confisquer
vos magasins et les donner aux travailleurs", a-t-il déclaré.
Un
bandeau rouge barre la une du site Internet du quotidien de Buenos Aires :
"Crise institutionnelle : Cristina Kirchner fait tomber le président de la
Banque centrale ; ce dernier attaque en justice". Le 7 janvier, n'ayant
pas réussi à obtenir la démission de Martín Redrado, qui rechignait à laisser
le gouvernement puiser dans les réserves pour payer la dette, la présidente
argentine l'a destitué par décret. Problème : le président de la Banque
centrale ne dépend pas de l'exécutif, mais du Sénat. L'opposition monte au
créneau.
Le
8 janvier, la Cour suprême du Honduras a chargé son président, Jorge Alberto
Rivera, d'étudier la plainte du parquet général contre six dirigeants
militaires. Le 6 janvier, le parquet général avait accusé ces derniers
d'"abus de pouvoir" pour leur participation au coup d'Etat du 28
juin, qui avait vu le président Zelaya arrêté et envoyé en exil. La Cour
suprême ne s'est jamais opposée jusqu'à présent aux nouvelles autorités. Zelaya
a été le premier à dénoncer "un stratagème" destiné à minorer le rôle
des militaires.
"Grave
crise institutionnelle : le gouvernement demande le départ de Redrado, qui
résiste", titre le quotidien de Buenos Aires. Le 6 janvier, le gouverneur
de la Banque centrale argentine, Martin Redrado, a refusé de céder aux demandes
de démission formulées par Cristina Kirchner. Celle-ci lui reproche de trop
tarder à débloquer les 6,5 milliards de dollars de réserve pour payer la dette
publique. L'intéressé fait valoir que son poste dépend, non de l'exécutif, mais
du Sénat, et affirme qu'il mènera son mandat à terme.
Les
salariés de la mine de cuivre de Chuquicamata, dans le nord du Chili, ont voté
le 5 janvier la fin d'une grève entamée quarante-huit heures plus tôt, en
acceptant une offre patronale de prime et de hausse des salaires. Ils avaient
jugé les précédentes offres insuffisantes, invoquant la dureté des conditions
de travail, en plein désert à 2 800 mètres d'altitude, et le coût de la vie
élevé dans cette région du pays. Le déclenchement de la grève avait dopé le
cours mondial du cuivre, le Chili étant le premier producteur mondial de métal
rouge.
Le
5 janvier, dans un communiqué diffusé par l'agence ANNCOL, le canal habituel de
communication des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), le bloc
sud de la guérilla a revendiqué le meurtre de Luis Francisco Cuéllar. Le
gouverneur du département du Caquetá (sud-ouest) avait été enlevé de son
domicile et exécuté le 21 décembre. Le communiqué des FARC fait l'objet d'une
"réprobation unanime", titre le quotidien. Cuéllar est le premier
haut fonctionnaire assassiné depuis l'arrivée au pouvoir d'Alvaro Uribe.
Une
hausse des salaires de 4 % et une prime de 12 millions de pesos chiliens (16
500 euros) : telle a été l'offre du géant public Codelco au soir de la première
journée de grève générale de ses mineurs. Le 4 janvier, près de 95 % des
salariés du site de Chuquicamata (nord) ont cessé le travail et stoppé
l'extraction du cuivre. Ils réclament au moins 5 % de hausse des salaires, et
une prime de 19 000 euros. Codelco est le premier producteur de cuivre au
monde. La nouvelle de cette grève a fait flamber le cours du métal rouge.
Deux
semaines après que son frère Arturo - le chef du cartel Beltran Leyva - a été
abattu par la police, son frère Carlos a été interpellé. Le parquet mexicain a
annoncé le 3 janvier qu'il se trouvait depuis le 30 décembre en détention
préventive dans l'Etat de Sinaloa (nord-ouest), et ce pour quarante jours. Il
était armé, et de la cocaïne a été retrouvée sur lui. Il est soupçonné, entre
autres, de crime organisé et de blanchiment d'argent. Le clan des frères
Beltran Leyva est l'un des plus importants cartels de la drogue mexicains.