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Nouvelle mise à jour au 1er juin 2010.

*Bolivie, 30 mai 2010.  Des provinces indépendantes.

Le 30 mai, les neufs nouveaux gouverneurs des provinces de Bolivie, élus le 4 avril, ont pris leurs fonctions, inaugurant ainsi le nouveau système d'autonomie politique des provinces voulu par le président Evo Morales, rapporte le Nuevo Herald de Miami. Trois d'entre eux appartiennent à l'opposition et dirigent les provinces de Beni, Tarija et Santa Cruz, les plus riches du pays et qui ont déjà menacé par le passé de faire sécession. "Après des années de lutte pour la démocratie, cette prise de fonction est un acte historique", a rappelé Evo Morales. Les gouverneurs d'opposition ont par ailleurs dénoncé l'approbation de la polémique "loi de transition vers l'autonomie" qui rend possible la destitution d'un gouverneur s'il est reconnu coupable de délit pénal avant ou après sa prise de pouvoir.

*Bolivie, 31 mai 2010. Sur la route du « Che ».

Un grand projet de route touristique internationale suivant l'itinéraire du guérillero argentino-cubain Ernesto "Che" Guevara est en passe de se concrétiser entre plusieurs pays d'Amérique latine. La délégation argentine à l'initiative des "Chemins du Che" travaille depuis 2006 pour réunir toutes les villes de la région possédant des sites ou des musées en rapport avec la mémoire du Che. "Nous allons établir un circuit qui passera par l'Argentine, Cuba et la Bolivie, [ces pays] où le commandant Guevara est né, a lutté et est mort" explique le secrétaire d'Etat au Tourisme bolivien dans le quotidien bolivien La Patria d'Oruro. "Nous tenons à développer un tourisme socio-culturel, mais également productif afin d'aider les communautés Guaranies et les petits villages du Chaco Bolivien situées le long de cette route suivie en 1967 par la guérilla du Che", ajoute le responsable bolivien.  

*Colombie, 30 mai 2010. Manuel Santos remporte largement le premier tour de la présidentielle

Juan-Manuel Santos, candidat du Parti social d'union nationale (Partido de la U, droite, au pouvoir) a obtenu 46,6 % des voix au premier tour de l'élection présidentielle organisée le 30 mai. Il devance ainsi largement son principal rival, le candidat du Parti vert Antanas Mockus (21,5 % des voix), qui le talonnait pourtant dans les sondages ces dernières semaines. Pour le quotidien, les sondages sont les grands perdants de cette élection. Santos est largement favori pour le second tour, prévu le 20 juin.

 

*Guatemala, 30 mai 2010. La tempête Agatha tue une centaine de personnes

La tempête tropicale Agatha, première de la saison cyclonique, a fait près d'une centaine de morts et des milliers de sinistrés lors de son passage le 30 mai en Amérique centrale. Le Guatemala est le pays le plus touché : selon la sécurité civile, les pluies torrentielles ont fait au moins 83 morts et quelque 75 000 sinistrés. Les autorités ont annoncé la suspension des classes et la fermeture temporaire de l'aéroport international de la capitale. Au Salvador voisin, au moins neuf personnes ont été tuées.

 

*Espagne, 28 mai 2010. Dégradation de la note attribuée à l’Espagne.

L’agence de notation internationale Fitch a retiré à l’Espagne sa note de triple A, la meilleure possible, celle dont bénéficient la France, l’Allemagne ou le Royaume Uni. Elle a dégradé la note du pays à AA+, car  Fitch prévoit que le processus d'ajustement économique sera plus difficile et plus long en Espagne que dans les autres pays notés AAA. « Le manque de flexibilité sur le marché du travail ainsi que la restructuration en cours des caisses d'épargne locales freineront également la reprise espagnole. Et ce, malgré le «fort engagement» du gouvernement à réduire dette et déficits. Cependant, «le profil de risque de l'Espagne demeure très solide, soutenu par une économie diversifiée et à haute valeur ajoutée, ainsi que par un secteur financier solide», nuance Fitch. Cette nouvelle intervient après une précédente dégradation de la note de l’Espagne par une autre agence de notation Standard and Poor’s le 28 avril dernier.

*Espagne 27 mai 2010. José Luis Rodríguez Zapatero fait adopter de justesse son plan d’austérité.

 

Ce n'est que d'extrême justesse que le gouvernement socialiste a réussi à faire adopter son plan d'austérité au Parlement, à une voix près, avec le soutien du seul Parti socialiste espagnol et grâce aux abstentions. Face à ce coup de semonce, le Premier ministre Zapatero a aussitôt annulé un voyage prévu au Brésil. "Le gouvernement est en sursis", titre le journal conservateur ABC en éditorial : "Sa victoire à la Pyrrhus lui offre un peu d'oxygène. Mais n'aspirent à gagner du temps que ceux dont les jours sont comptés", assure-t-il.

 

*Pérou, 27 mai 2010. Pizango veut jouer les réconciliateurs

Alberto Pizango, le principal leader indigène péruvien, bénéficie d'un régime de liberté conditionnelle depuis le 27 mai. Il avait été arrêté la veille, à son retour du Nicaragua, où il s'était réfugié en juin 2009 après des heurts meurtriers entre policiers et Indiens survenus à Bagua (Amazonie). Il est poursuivi pour incitation à la mutinerie. Pizango a déclaré "regretter profondément la mort de ses frères policiers et indiens", avant d'ajouter qu'il était "revenu pour répondre de ce qui lui était reproché et contribuer à la réconciliation entre Péruviens".

 

*Pérou, 26 mai 2010 Alberto Pizango arrêté à son retour d'exil

Le principal dirigeant indien du Pérou, Alberto Pizango, a été arrêté le 26 mai, à Lima, à son retour d'exil au Nicaragua. Il s'y était réfugié en juin 2009 après des affrontements meurtriers entre la police et des Indiens d'Amazonie dans le nord du Pérou. Les Indiens protestaient alors contre des décrets-lois sur l'exploitation des ressources d'Amazonie, révoqués depuis. Recherché pour appels à la "sédition" et à la "mutinerie", Alberto Pizango doit comparaître ce jeudi devant la justice péruvienne.

 

*Colombie, 26 mai 2010. La "reine de la coke" interpellée à Buenos Aires

Sous mandat d'arrêt international depuis décembre 2009, la Colombienne Angie Sanclemente Valencia a été arrêtée le 26 mai à Buenos Aires. Ce mannequin de 30 ans est accusé d'appartenir à un réseau de narcotrafiquants qui utilisait des jeunes filles, recrutées pour leur physique, pour faire passer de la drogue d'Argentine au Mexique, et de là en Europe. Elle plaide son innocence. Selon sa mère, elle fuyait la police par peur des sévices dont elle pourrait être victime dans une prison de droit commun, relate le quotidien de Cali.

 

*Colombie, 26  mai 2010. Le petit frère d’Uribe et les paramilitaires.

Selon deux articles parus respectivement dans Página 12 et le Washington Post, Santiago Uribe, petit frère du président colombien Alvaro Uribe, aurait créé dans les années 90 un groupe paramilitaire connu sous le nom des Douze apôtres. On lui impute plusieurs exécutions extrajudiciaires et des crimes commis en connivence avec les autorités dans la région d’Antioquia. Ces révélations sont le fait d’un ancien policier aujourd’hui à la retraite qui a déposé plainte en Argentine et témoigné devant plusieurs membres d’organisations internationales dont le prix Nobel de la Paix Adolfo Perez Esquivel. Ces informations relayées par la presse colombienne à quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle du 30 mai ont fait scandale. Adolfo Perez Esquivel a confirmé dans El Espectador la véracité du témoignage tandis que le vice-président colombien Francisco Santos Calderon a opposé un démenti, évoquant une manœuvre électorale.

*Argentine, 25 mai 2010. Musique et défilé pour les 200 ans de l'indépendance

Fermé depuis 2006, le théâtre Colón de Buenos Aires a rouvert le 24 mai pour accueillir un gala de célébration des 200 ans d'indépendance de l'Argentine. La révolution du 25 mai 1810 a marqué le premier pas vers l'indépendance de ce pays par rapport à la couronne espagnole, définitivement prononcée en 1816. Une grande parade a rassemblé plusieurs centaines de milliers de personnes dans les rues de la capitale. Le quotidien propose ce mardi un supplément titré Argentine 1810-2010, ce que ce pays a été et ce qu'il sera.

 

*Colombie, 21 mai 2010 : Une élection présidentielle très serrée.

Les deux principaux candidats à l'élection présidentielle colombienne, dont le premier tour est prévu le 30 mai, sont au coude-à-coude dans les sondages. Le quotidien colombien El Tiempo publie le 21 mai les résultats d'un sondage selon lequel Juan Manuel Santos, ancien ministre de la Défense, ne devancerait que d'un point son rival Antanas Mockus, ex-maire de Bogota et candidat du Parti vert, lors du premier tour. Il obtiendrait 35 % des suffrages, contre 34 % pour Mockus. Une tendance qui s'inverse au deuxième tour puisque c'est cette fois Mockus qui arriverait en tête avec seulement un point d'avance sur Santos, chaque candidat étant respectivement crédité de 45 et 44 % d'intentions de vote.

*Equateur, 20 mai 2010. Le président prêt à renoncer à la loi sur l'eau face aux Indiens

Le président équatorien Rafael Correa a annoncé le 20 mai vouloir demander au Congrès de classer un projet de loi sur la gestion de l'eau qui a suscité une levée de boucliers parmi les Indiens, qui l'accusaient de chercher à privatiser cette ressource naturelle. Début mai, les Indiens, menés notamment par la puissante Confédération des nationalités des Indiens d'Equateur (CONAIE), avaient organisé des manifestations, assiégeant le Congrès pendant plusieurs heures et empêchant les élus d'en sortir.

 

*Etats-Unis // Amérique latine // Vénézuéla, 20 mai 2010. Oliver Stove présente son nouveau documentaire sur Hugo Chávez.

Le récent sommet Union européenne - Amérique latine- Caraïbes organisé à Madrid a offert une nouvelle occasion au réalisateur Oliver Stone de présenter son dernier documentaire Au Sud de la frontière. Il a été projeté en marge de cette réunion internationale lors d'une séance à laquelle ont notamment participé le président bolivien Evo Morales et son homologue paraguayen Fernando Lugo. Ce documentaire a pour objectif "de faire découvrir qui est le véritable Hugo Chávez", explique le quotidien espagnol El País. "Le président vénézuélien est l'acteur principal, tandis que Stone peut compter sur des seconds rôles prestigieux - les présidents Rafael Correa, Evo Morales, Cristina Fernández, Néstor Kirchner, Raúl Castro, Lula da Silva et Fernando Lugo - pour parler des changements politiques en Amérique latine et du traitement que leur réservent les médias américains." Oliver Stone va désormais présenter ce documentaire dans différents pays latino-américain. Il est notamment attendu début juin en Argentine.

*Etats-Unis – Mexique, 20 mai 2010 : une rencontre officielle décevante.

"Rien que des mots", titre le quotidien hispanophone de New York au lendemain de la rencontre à Washington entre le président américain Barack Obama et son homologue mexicain Felipe Calderón. Le journal estime en effet qu'il n'est rien ressorti de concret de cette entrevue largement consacrée à la récente loi sur l'immigration adoptée en Arizona, Etat limitrophe du Mexique. Elle permet aux policiers d'interpeller tout étranger soupçonné d'être un immigré clandestin. Après la réunion, Obama a déclaré qu'il s'agit d'une "mesure mal avisée" résultant des "dysfonctionnements" du système d'immigration. Le président Calderón doit prononcer ce 20 mai un discours devant le Congrès.

*Chili, 19 mai 2010.  Le Dakar a endommagé des sites archéologiques.

Le Dakar apporte non seulement des bénéfices économiques au Chili mais aussi des problèmes", affirme El Mercurio. Le passage de la caravane de véhicules dans le désert a occasionné de graves dégâts archéologiques, souligne le quotidien chilien. Ainsi lors du Dakar 2009, la première édition latinoaméricaine pour laquelle aucun relevé officiel des sites archéologiques traversés n’avait été fait, seule la destruction d’un site précolombien de la région de Coquimbo a pu être prouvée. Lors de l’édition 2010, des archéologues avaient demandé en vain une révision du tracé. En conséquence, sur les 11 sites précolombiens répertoriés,  50 % ont été endommagés. Le Conseil des Monuments Nationaux (CMN) chilien a donc demandé un dédommagement de 300 millions de pesos [environ 450 000 euros] à l’Institut National de Sports. Pour l'édition 2011 qui aura lieu du 1er au 16 janvier, le CMN compte faire un relevé précis des sites archéologiques bien avant la compétition afin de participer à l'élaboration du tracé définitif.

*Argentine, 18 mai 2010. Le dossier des Malouines provoque des étincelles entre Buenos Aires et Londres

A l'occasion du sommet UE-Amérique latine-Caraïbes organisé à Madrid, la présidente argentine Cristina Kirchner a réclamé le 18 mai au gouvernement britannique une reprise des négociations sur la souveraineté contestée de l'archipel des Malouines. Londres a immédiatement rejeté cette demande. "L'intervention argentine a provoqué des étincelles", souligne le quotidien. Mme Kirchner avait déjà formulé cette requête lors de réunions internationales, mais jamais un tel échange diplomatique ne s'était produit entre les deux gouvernements.

 

*Espagne, 18 mai 2010. Le juge Garzón suspendu de ses fonctions.

 

Le juge Garzón a été suspendu de ses fonctions en attendant que se tienne son procès pour prévarication qui aura lieu en septembre prochain. Le quotidien El País dénonce une nouvelle fois la procédure en cours contre ce juge : “une honte, de l’acharnement”.

 

*Europe // Amérique latine, 18 mai 2010. L'air latino n'inspire pas l'Europe

C'est dans une Europe inquiète que se déroule à Madrid la sixième édition du sommet Union européenne-Amérique latine et Caraïbes. Le quotidien colombien El Tiempo se demande comment peuvent évoluer les relations politiques et commerciales entre les deux continents.

*Europe // Mercosur, 17 mai 2010 L'UE et le Mercosur accélèrent le rythme des négociations

Le 17 mai, à l'occasion d'un sommet tenu à Madrid, "l'Union européenne et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) ont décidé de reprendre leurs négociations en vue d'un accord de libre-échange, qui traînaient depuis une décennie et avaient été interrompues en 2004. L'objectif, dès cette année, est de sceller un pacte qui ouvrirait aux Européens un marché de 270 millions de personnes", écrit le quotidien espagnol. Ces négociations sont décriées par certains pays, dont la France, qui craignent pour leur agriculture.

 

*Bolivie, 18 mai 2010 : Le pape reçoit le président bolivien

Le président bolivien Evo Morales a été reçu le 17 mai en audience au Vatican par le pape Benoît XVI. Peu avant cette rencontre, le dirigeant avait, pour la première fois, publiquement fait part de sa foi catholique. Selon le quotidien bolivien, Evo Morales a remis au pape un document dans lequel il demande l'abrogation du célibat des prêtres ainsi que l'ordination des femmes. Le président bolivien entretient des relations souvent tendues avec l'Eglise de son pays, qui critique la politique menée par son gouvernement.

 

*Equateur, 17 mai 2010. Rafael Correa renonce à l’exploitation du pétrole de Yasuni.

Le président Rafael Correa propose de ne pas exploiter le pétrole du sous-sol de la plus grande réserve mondiale, Yasuni. En échange, il demande une compensation financière internationale.

*Bolivie, 17 mai 2010. Les enseignants en grève.

Les enseignants des grandes villes du pays ont décidé de reconduire une grève illimitée pour protester contre la décision du gouvernement d'augmenter les salaires de 5 % alors que les syndicats du secteur souhaitent une hausse de plus de 10 % de leurs revenus. Pourtant, "ce lundi, les activités scolaires se sont déroulées presque normalement puisque moins de 7 % des établissements ont fait grève", informe Los Tiempos. Le gouvernement de gauche d'Evo Morales faisait face depuis le 10 mai à la première grève générale depuis son accession au pouvoir en 2006. Lancé par la centrale ouvrière (COB) son allié politique traditionnel, le mouvement s'est soldé, le 12 mai, par des accords entre le gouvernement et les syndicats sur les revendications salariales et l'abaissement de l'âge de la retraite.

*Espagne, 14 mai 2010. L'Austérité avec un grand A

Les mesures prises par le gouvernement Zapatero afin de réduire le déficit public sont radicales. "Du jamais vu", affirme la presse espagnole dans son ensemble : baisse de 5 % du salaire des fonctionnaires en 2010, de 15 % pour le gouvernement ; gel d’une partie des retraites pour 2011, fin du "chèque bébé" (2500 euros), révision du prix des médicaments… L’objectif est d’économiser près de 15 milliards d’euros d’ici 2011. "J’assume cette responsabilité, car la situation est difficile et il serait insensé de le cacher", a confié le Premier ministre. Pour l’éditorialiste d’El País, il s’agit du "plus important et radical changement de cap économique mené par un gouvernement démocratique en Espagne". Il ajoute que le gouvernement a opté pour des coupes "drastiques, rapides et capables de récupérer la crédibilité perdue". Público (gauche) et El Periódico de Catalunya (centre gauche) parlent de "coups de ciseaux" dans les dépenses sociales. Pour le quotidien catalan, cette "rectification" est une "potion amère" qui est administrée tardivement, mais qui est nécessaire. Le quotidien conservateur ABC estime que c’est un coup porté à l’Etat providence. "La gauche a définitivement perdu son discours politique", affirme le quotidien. El Mundo (centre droit) ajoute quant à lui que "Zapatero est arrivé à la fin de son échappée". "Maintenant, il lui revient la gestion d’une situation très difficile qu’il a lui même contribué à créer". Face à ses mesures, les deux principaux syndicats UGT et CC OO ont appelé à une grève des fonctionnaires le 2 juin. Des manifestations sont aussi prévues à partir du 20 mai.

*Vénézuéla, 11.05.2010. La prison pour le général Baduel

Depuis un an en détention, l'ancien ministre de la Défense, Raúl Isaías Baduel, est enfin fixé sur son sort. Le tribunal militaire l’a condamné, le 7 mai, à 7 ans et 11 mois de prison pour enrichissement illicite, manquements à l’honneur militaire et abus de pouvoir. Il est aussi frappé d'inégibilité, rapporte El País. Baduel avait depuis cinq mois renoncé à sa défense et refusait d’assister aux audiences pour ne pas faire le jeu de la justice de Chávez. L’ancien ministre, longtemps compagnon et ami d’Hugo Chávez avait été arrêté, le 2 avril 2009, lors d'une opération militaire très médiatisée.

*Uruguay, 11 mai 2010. Camouflet pour la gauche aux municipales.

Le parti de la gauche uruguayenne représenté par le Frente Amplio (FA) au pouvoir, est sous le choc des résultats médiocres (et encore partiels) des premières élections municipales de son histoire qui se sont déroulées le 9 mai, rapporte La Nación de Buenos Aires. En effet, le FA a perdu trois importantes mairies sur les 19 nouvellement crées et l'abstention a été forte à Montevideo qui concentre 40 % de la population du pays. La capitale a quand même élue Ana Olivera (FA). "C'est un avertissement pour le FA", a déclaré le vice-président Danilo Astori. "C'est le pire score du FA en 40 ans d'existence politique", a renchérit Esteban Valenti un conseiller communiste de la présidence. Pour le politologue Gonzalo Kmaid, ce retrait est surtout dû "à une réforme politique qui n'a pas été comprise faute d'informations". Beaucoup de gens n'ont pas saisi le véritable rôle des maires.

*Mexique, 11 mai 2010. Un ancien gouverneur mexicain extradé vers les Etats-Unis.

Mario Ernesto Villanueva Madrid, alias El Chueco, l’ancien gouverneur de l’Etat du Quintana Roo (à l'est de la péninsule du Yucatan) a été extradé aux Etats-Unis le 9 mai. Il sera jugé à New York pour trafic de drogue, rapporte El Universal. Membre du Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI), il a été gouverneur de 1993 à 1999 et avait pris la fuite avant d’avoir terminé son mandat. Il est accusé d’avoir collaboré avec le Cartel de Juarez entre 1993 et 1997, en facilitant notamment l'entrée, la sortie et le stockage de la drogue sur son territoire. Il aurait aussi blanchi des centaines de millions de dollars. Arrêté puis relâché, sa cavale a pris fin en 2007. Il a été condamné en 2008 à Mexico à 36 ans de prison. C’est le 326ème prisonniers a être extradé vers les Etats-Unis depuis le début du mandat de Calderón, rappelle le quotidien mexicain.

*Chili, 10 mai 2010. Débat sur la malbouffe.

Le gouvernement chilien discute actuellement de l'idée d'imposer une taxe supplémentaire sur les aliments contenant trop de graisses, de sucre ou de sel. Le ministre de la Santé a déclaré vouloir frapper fort contre l'obésité, un mal qui touche un tiers des 17 millions de Chiliens : 55 % de la population est en surpoids et la tendance est à la hausse dans ce pays à la culture très américanisée. Mais les restaurateurs et autres gastronomes ne l'entendent pas de cette oreille. "C'est insolite de taxer ce type de nourriture, ce n'est pas un vice comme le tabac ou l'alcool "se défend Alberto Prieto, patron de trois McRico (chaîne de restauration rapide). Pour le psychologue et professeur spécialiste de santé publique, Gonzalo Bacigalupe, en revanche, "cette malbouffe provoque une accoutumance et de la malnutrition. L'obésité touche en majorité les classes les plus défavorisées et il est du devoir des pouvoir publics de les protéger. Taxer cette nourriture n'est peut-être pas la meilleure solution, mais c'est un pas nécessaire pour enrayer la tendance", déclare-t-il dans l'hebdomadaire Qué Pasa.

*Argentine, 10 mai 2010. Mobilisation massive pour le cannabis.

La traditionnelle marche mondiale du cannabis, qui fête ses dix ans cette année, a eu du succès en Argentine puisque quinze des quelque deux cents manifestations organisées, le 8 mai, dans le monde pour demander l'abrogation des lois interdisant la culture et la consommation de marijuana ont eu lieu dans le pays, souligne Página 12. Buenos Aires a été le théâtre d'une des plus importantes manifestations sur le sujet, note le quotidien argentin. Les manifestants réclamaient notamment à grand cri le droit à la culture du cannabis.

*Argentine // Espagne, 10 mai 2010. L’Argentine refuse d’appliquer le principe de justice universelle.

Les organismes de défense des droits de l'homme et les parents de victimes du franquisme se préparent à faire appel de la décision de la juge fédérale, María Servini de Cubría, qui a rejeté l'ouverture d'un procès en Argentine contre des crimes commis lors de la dictature espagnole", annonce le quotidien Clarín. Au nom du principe de compétence universelle, n'importe quel pays peut juger des crimes contre l'humanité". Mais il faut que le pays qui pourrait accueillir le procès n'ait pas entamé de procédure. "Dans le cas qui nous intéresse, des démarches ont été lancées en Espagne", a expliqué la juge pour motiver sa décision.

*Costa Rica, 8 mai 2010. Tout juste investie, la présidente du Costa Rica suspend un projet minier.

Quelques minutes après son investiture à la tête du pays, la présidente Laura Chinchilla, la première femme à occuper la plus haute fonction étatique au Costa Rica, a signé le 8 mai un décret prononçant un moratoire sur un projet controversé de mine d'or à ciel ouvert du groupe canadien Industrias Infinito dans le nord du pays. Ce document suspend indéfiniment l'exploitation de ce site proche de la frontière avec le Nicaragua, comme le réclamaient des associations écologistes et des mouvements sociaux.

 

*Honduras, 7 mai 2010. Le président renonce à participer au sommet UE-Amérique latine

Le président du Honduras, Porfirio Lobo, a renoncé à participer au sommet UE-Amérique latine prévu les 17 et 18 mai à Madrid afin d'éviter de faire échouer la rencontre qu'une dizaine de pays d'Amérique du Sud (dont le Brésil et le Mexique) menaçaient de boycotter. "Lobo fait preuve de grandeur en acceptant de ne pas assister à cette réunion", explique le quotidien, proche du président. De nombreux pays sud-américains contestent la légitimité du scrutin qui a porté Lobo au pouvoir en novembre 2009. Il devrait néanmoins assister à Madrid à une réunion UE-Amérique centrale.

 

*Amérique latine, 5 mai 2010. Nestor Kirchner élu secrétaire général de l’UNASUR.

Cinq ans après la création de l’Union sud-américaine (UNASUR), les présidents des douze pays membres ont enfin désigné leur secrétaire général. C'est l'ancien président argentin Nestor Kirchner qui, après plus de deux ans de campagne, a été élu à l’unanimité. Le soutien le plus surprenant et le plus commenté a été celui du nouveau président (et ancien guerrillero) uruguayen Pepe Mujica qui, au risque de froisser son opinion interne, a voté pour son voisin en dépit du conflit frontalier existant entre les deux pays. "Ce poste permet à Kirchner d’avancer un pion pour récupérer son image, d’apparaître comme un négociateur international et d’accumuler de l’avance en politique intérieure, la seule qui lui importe", estime Clarín. Le quotidien ajoute que "le vote de Mujica représente une dette que nous contractons envers l’Uruguay".

*Espagne, 5 mai 2010 : Zapatero / Rajoy : une rencontre pour (presque) rien.

Une occasion manquée" et "insuffisante" : tels sont les sons de cloche dans la presse espagnole après la réunion qui a eu lieu le 5 mai entre José Luis Rodríguez Zapatero, le chef du gouvernement, et Mariano Rajoy, le leader de l’opposition. Cette rencontre, la première depuis un an et demi, s'est soldée par deux accords minimes. Le premier concerne une réforme législative permettant d’ouvrir les caisses d’épargne au capital privé et de faciliter leurs fusions. Le deuxième concerne l’aide apportée à la Grèce : 9,8 milliards seront versés au plan de sauvetage. Pour La Vanguardia, cette rencontre marque à nouveau l'impossibilité d'un réel pacte politique "que le pays réclame et dont il a besoin".

*Equateur, 5 mai 2010. La loi sur l’eau provoque des remous.

La police équatorienne a dispersé le 5 mai plusieurs centaines d'Indiens qui empêchaient les parlementaires de quitter le Congrès pour protester contre un projet de loi sur la gestion de l'eau. Ils craignent que cette ressource naturelle soit privatisée au profit des compagnies hydroélectriques et de l'exploitation minière. Selon le quotidien, cette mobilisation des communautés indigènes a entraîné le report du vote sur ce projet de loi, qui doit être examiné en seconde lecture par les députés.

 

*Honduras, Amérique latine, Europe, 6 mai 2010. L'Amérique latine menace de boycotter le prochain sommet avec l'UE

"L'invitation lancée par l'Espagne au président hondurien Porfirio Lobo pour participer au sommet UE-Amérique latine prévu les 17 et 18 mai à Madrid a déclenché un conflit diplomatique de grande envergure", annonce le quotidien espagnol. Une dizaine de pays latino-américains, dont le Brésil et le Mexique, ont annoncé qu'ils boycotteraient cette réunion car ils contestent la légitimité du scrutin présidentiel organisé par le gouvernement putschiste hondurien qui a renversé le chef de l'Etat Manuel Zelaya, le 28 juin 2009.

 

*Argentine, 5 mai 2010. Les députés approuvent le mariage gay

La Chambre des députés argentine a donné son feu vert le 5 mai à un projet de loi autorisant le mariage homosexuel. Il manque encore l'accord du Sénat pour que le pays devienne le premier en Amérique latine à légaliser l'union matrimoniale entre personnes du même sexe. Selon le quotidien, le Sénat est très divisé sur ce texte et la bataille s'annonce difficile. Le mois dernier, l'Eglise catholique est montée au créneau contre ce projet, jugeant qu'il était contraire "aux principes de la loi naturelle".

 

*Chili, Espagne, 30 avril 2010.  La veuve d’Augusto Pinochet ne sera pas  interrogée.

La Cour suprême de justice chilienne a rejeté, le 30 avril, la demande du juge espagnol Baltasar Garzón qui souhaitait interroger Lucía Hiriart, la veuve de l’ancien dictateur Augusto Pinochet, dans une affaire de blanchiment d’argent, informe le quotidien chilien El Mercurio. Les magistrats ont estimé à l’unanimité que les affaires sur lesquelles enquête le tribunal à l'origine de la demande sont actuellement étudiées par un tribunal chilien qui en a la compétence et la juridiction. Une enquête judiciaire est en cours au Chili sur l'origine de la fortune de l'ancien dictateur, décédé le 10 décembre 2006 sans avoir été jugé. Elle avait été ouverte en 2004 après la découverte aux Etats-Unis de 20 millions de dollars sur des comptes au nom de Pinochet. Le juge Garzón est à l'origine de la spectaculaire arrestation du général Pinochet à Londres, le 16 octobre 1998, à la suite d'une demande d'extradition vers l'Espagne de l'ancien dictateur – jamais obtenue –, où il aurait pu être jugé pour crimes contre l'humanité.

*Espagne, 4 mai 2010. Gibraltar cesse d’être un paradis fiscal.

Un accord d’échange sur les informations fiscales pourrait être prochainement signé entre la colonie anglaise et l’Espagne. Gibraltar, considéré comme un paradis fiscal au même titre que Jersey, Andorre ou encore le Liechtenstein, bénéficie d’une législation particulière en matière de fiscalité et de droit des sociétés, permettant le blanchiment et la défiscalisation. "Le texte est prêt et, pour ce qui concerne Gibraltar, nous pouvons le signer demain. Nous ne voulons pas être perçus comme une menace pour le Trésor public espagnol", confie Peter Caruana, Premier ministre du Peñón (le Rocher), au quotidien madrilène El País. Cependant, pour l’Espagne qui revendique depuis trois cents ans la souveraineté du Rocher, signer l’accord avec Gibraltar serait une reconnaissance de cette souveraineté. C’est pourquoi le pays exige que le Royaume-Uni se joigne à l’accord. De son côté, le Rocher résiste en affirmant que des 18 accords précédemment passés, avec les Etats-Unis, la France ou encore l’Allemagne, aucun n’avait nécessité la signature de Londres.

*Espagne, 4 mai 2010. Les spéculateurs tirent contre l’économie espagnole.

Après la Grèce, les marchés sont passés à l'offensive contre l'Espagne. Des rumeurs alarmistes ont fait état le 4 mai d'une nouvelle dégradation de la note de l'Espagne par les agences de notation et d'une éventuelle demande d'aide de Madrid auprès du Fonds monétaire international. Elles ont fait plonger les Bourses européennes et l'euro. Les principales agences de notation, le FMI et le Premier ministre espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, ont démenti catégoriquement ces rumeurs dans le courant de la journée. L'Espagne a adopté en janvier un plan d'austérité pour enrayer les déficits publics, qui se sont envolés en 2009.

*Argentine, 4 mai 2010. Arrestation de José Martínez de Hoz, ancien ministre de la dictature

L'ex-ministre de l'Economie argentin José Martínez de Hoz, considéré comme l'idéologue de la dictature (1976-1983), a été arrêté le 4 mai pour deux enlèvements commis sous le régime militaire, une semaine après l'annulation de sa grâce présidentielle. L'ancien haut responsable âgé de 84 ans a été appréhendé à son domicile de Buenos Aires sur ordre du juge fédéral Norberto Oyarbide, puis transféré en ambulance dans un hôpital. José Martínez de Hoz n'avait pas été jugé lors du retour de la démocratie.

 

*Bolivie, 4 mai 2010. Le pouvoir fait face à une grève pour les salaires

Des enseignants, des fonctionnaires de la santé et des ouvriers, alliés traditionnels du président socialiste bolivien Evo Morales, ont manifesté le 4 mai pour demander des hausses de salaire supérieures à celle de 5 % au maximum proposée par le gouvernement. Le principal syndicat de ce pays andin, la Central Obrera Boliviana (COB), a appelé à une grève de vingt-quatre heures, qui a été suivie dans les principales villes du pays. Selon le journal, des violences ont éclaté dans la capitale et une quinzaine de manifestants ont été arrêtés.

 

*Brésil- Paraguay, 3 mai 2010. Le Brésil et le Paraguay s’unissent contre le trafic de drogues.

Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva et son homologue paraguayen Fernando Lugo ont annoncé le 3 mai un renforcement de leur lutte commune contre le trafic de drogue, une semaine après des tirs contre le sénateur paraguayen Robert Acevedo attribués au crime organisé. "Lula a annoncé la création de 11 postes de police dans la région frontalière d'ici la fin de l'année", annonce le quotidien. La ville paraguayenne de Pedro Juan Caballero est l'épicentre du trafic de marijuana et de cocaïne à destination du Brésil et de l'Argentine.

*Etats-Unis -Amérique Latine, 3 mai 2010. L’Arizona fait la chasse aux clandestins

Cet Etat du Far West américain vient d’adopter une loi visant à lutter contre l’immigration qui donne des pouvoirs étendus à la police. Un texte controversé, qui traduit la complexité de la situation sur le terrain.

*Bolivie, 1er mai 2010. Morales nationalise des entreprises électriques.

Depuis sa première élection en 2006, Evo Morales a toujours profité du 1er mai pour annoncer des nationalisations. Le 1er mai 2010 n’a pas dérogé à la règle. Le président bolivien a annoncé "en hommage au jour des travailleurs" la nationalisation de quatre entreprises du secteur électrique, rapporte La Razón. Une filiale du groupe français Suez et le groupe britannique Rurelec sont concernés : l’armée et des représentants de la compagnie nationale d’électricité ENDE ont occupé leurs installations, le 1er mai, juste avant l’annonce des nationalisations, souligne le quotidien de La Paz. L’Etat contrôle désormais 80 % de la production d’électricité du pays.

*Mexique, 30 avril 2010. Mexico capitale de l’avortement.

Depuis la légalisation de l’avortement, le 24 avril 2007, dans l’Etat de Mexico, des femmes viennent de tout le pays interrompre leur grossesse dans la capitale du Mexique, rapporte Milenio Semanal. Résultat : 39 177 avortements ont été réalisés légalement en trois ans dans le réseau hospitalier de l’Etat de Mexico. Et le nombre de femmes admises à l’hôpital pour de graves problèmes de santé consécutifs à un avortement clandestin a diminué notoirement. “Le Mexique est clairement divisé en deux”, constate cependant l’hebdomadaire : “Selon leur lieu de résidence, les femmes qui décident d’avorter risquent ou non la prison.” Alors que la Cour suprême de justice avait clairement confirmé, en août 2008, que la légalisation de l’avortement était constitutionnelle, dix-sept Etats ont depuis renforcé leur dispositif anti-avortement, souligne Milenio semanal. “En août dernier, rapporte la revue, une jeune femme de 20 ans a été inculpée à Puebla au moment de se faire hospitaliser en urgence pour une hémorragie résultat d’un avortement. Et ce n’est pas un cas isolé…”

*Mexique, 29 avril 2010. La France dénonce des "zones d'ombre" dans l'affaire Cassez

En visite au Mexique, le ministre de la Défense français, Hervé Morin, a déclaré le 29 avril lors d'une conférence de presse que de "nombreuses zones d'ombre" sont apparues ces derniers mois dans le dossier de Florence Cassez, une Française qui purge une peine de soixante ans de prison pour enlèvements, et ne cesse de clamer son innocence. Hervé Morin a expliqué s'être longuement entretenu au téléphone avec elle pour "l'assurer du soutien de la France". Il a discuté de cette affaire avec les autorités mexicaines.

 

*28 avril 2010 : la note de l’Espagne dévaluée par une agence de notation.

L'agence d'évaluation financière Standard & Poor's a dégradé le 28 avril la note de la dette à long terme de l'Espagne. Elle estime que la faible croissance du pays à moyen terme va peser sur des finances publiques déjà mal en point et sur la réduction du déficit. Après la Grèce et le Portugal, elle a ainsi placé un troisième pays de la zone euro au cœur de la tourmente qui agite les marchés. Mais, contrairement à la Grèce, l'Espagne, dont le déficit budgétaire a atteint 11,2 % en 2009, est considéré comme un pays sans risque.

 

*Colombie, 29 avril 2010. Antanas Mockus, candidat vert à la présidentielle, crée la surprise.

Antanas Mockus est donné second dans les sondages pour l’élection à la présidence de la République en Colombie, derrière Juan Manuel Santos, candidat du Parti du U (droite) et dauphin du président Alvaro Uribe, voire vainqueur au second tour. Ce mathématicien et philosophe, qui a été maire de la capitale colombienne de 1995 à 1998, puis de 2001 à 2004, a surpris tous les observateurs qui ne lui donnaient aucune chance quand il a annoncé sa candidature. Avec son physique plutôt ingrat – collier de barbe et frange toute monacale –, ses longues phrases réfléchies et son honnêteté à toute épreuve, Mockus est un personnage politique atypique qui ne se situe ni à gauche ni à droite. “Mettre Mockus en tête des sondages, c’est une façon pour le peuple de dire à la classe politique qui s’accroche toujours au pouvoir qu’il ne suffit pas d’être puissant pour être un homme politique en Colombie ; il faut aussi être décent, honnête et loyal dans ses convictions”, souligne l’éditorialiste de Semana Maria Jimena Duzán. Lorsque Mockus a annoncé, à la mi-avril, qu’il souffrait de la maladie de Parkinson, mais que son médecin lui donnait “douze années de bonne santé, pendant lesquelles il pourrait mener à bien la fonction de président de la République”, sa popularité a encore augmenté. Ses détracteurs disent souvent qu’on ne comprend pas toujours sa pensée ni ses discours très élaborés.

 

*Etats-Unis // Mexique : Le gouvernement mexicain en lutte contre la nouvelle loi sur l’immigration adoptée au Mexique.

Le président du Mexique, Felipe Calderón, a annoncé qu'il ferait tout ce qui est en son pouvoir pour défendre les droits de ses compatriotes affectés par "l'inhumaine, inacceptable, discriminatoire et injuste" loi approuvée par l'Etat de l’Arizona qui criminalise les immigrants, rapporte le quotidien El Universal. Le ministère des Affaires étrangères mexicain et les consulats planchent avec des experts juridiques pour trouver les moyens légaux de contrer cette loi. Son adoption a déclenché une levée de boucliers dans toute l'Amérique latine et particulièrement au Mexique. Le gouverneur de l’Etat de Sonora (côté mexicain) a pour sa part annoncé l’annulation la 51e réunion Sonora-Arizona, qui devait se tenir en juin et qui, depuis cinquante ans sans interruption, permet de développer la coopération entre les deux Etats. Pour sa part, le président de la compagnie aérienne Aeromexico affirme qu'il y a déjà une baisse significative des vols vers l'Arizona.

 

*Argentine, 27 avril 2010. Dictature : ni grâce, ni pardon.

Tout est prêt pour que Jo aille en prison", s’exclame Página 12 après l’annulation de la grâce accordée à l’ancien ministre de l’Economie et idéologue de la dictature José Martínez de Hoz. La Cour suprême de justice argentine a en effet déclaré anticonstitutionnelle, le 27 avril, la grâce dont avait bénéficié en 1990 celui qui est décrit comme "le visage civil du coup d’Etat". Martínez de Hoz est accusé de crimes d’Etat et se trouve "au bord de la détention", affirme le journal. Il avait été arrêté en 1988 mais son procès avait été suspendu. La Cour suprême a également confirmé l’annulation des grâces accordées à l’ancien dictateur Jorge Videla et à l’ancien ministre de l’Intérieur de la dictature Albano Harguindeguy. Condamné en 1985 à la réclusion à perpétuité, Videla avait été amnistié par le président Menem en 1990. Cette grâce avait été annulée en 2007. La Cour suprême de justice représentait l’ultime recours de l’ancien dictateur, qui est incarcéré depuis octobre 2008 dans une caserne près de Buenos Aires.

 

*28 avril 2010. Espagne : la barre des 20% de chômeurs est franchie.

 Le taux de chômage est "excessivement élevé", a dû reconnaître hier le Premier ministre José Luis Rodríguez Zapatero devant le Sénat, après que le quotidien de droite ABC eut donné en avant-première les chiffres officiels de l'emploi au premier trimestre 2010 – 20,05 % de chômeurs –, qui ne devaient être rendus publics que le vendredi 30 avril. "Une personne sur cinq qui souhaite travailler ne peut le faire et, au total, le pays compte 4,6 millions de sans-emploi", résume le quotidien de centre gauche El País. Ces nouveaux chiffres confirment que l'effondrement du marché du travail espagnol se poursuit. La principale cause de ce phénomène est la destruction d'emplois dans le secteur du BTP, qui avait été la locomotive de la croissance espagnole jusqu'en 2008. Depuis lors, 1,1 million d'emplois ont disparu dans cette branche. "Rien de ce qui s'est passé sur le marché du travail pendant la crise ne peut s'expliquer sans l'éclatement de la bulle immobilière", constate El País. Mais, fidèle à ce qu'il appelle son "optimisme anthropologique", Zapatero s'est dit convaincu que le chômage allait commencer à baisser dès ce mois d'avril.

 

*Panamá- France, 27 avril 2010 : La France envoie Noriega en prison

Un juge français a ordonné le 27 avril le placement en détention provisoire de l'ancien dictateur du Panamá Manuel Noriega, que la justice française souhaite rejuger pour blanchiment d'argent de la drogue dans les années 1980. Il avait été condamné par défaut en 1999, par le tribunal correctionnel de Paris, à dix ans de prison. Noriega a été extradé en France depuis les Etats-Unis, où il a passé dix-sept ans en prison pour trafic de stupéfiants. Selon le quotidien, les autorités panaméennes envisagent de demander son extradition. 

 

 

*Espagne, 26 avril 2010 : Ferrán Adriá détrôné.

Le verdict de la revue gastronomique britannique Restaurant est tombé le 26 avril : le meilleur restaurant du monde n'est plus El Bulli, du cuisinier espagnol Ferran Adrià, mais Noma, du chef danois René Redzepi. Après avoir figuré pendant quatre ans de suite à la tête de ce classement annuel très médiatisé, Adrià est rétrogradé en deuxième position. Mais, contrairement ce que certains ont pu dire, précise le quotidien espagnol El País, ce n'est pas lié au fait qu'il a décidé de cesser son activité à partir de 2012. Le jury de Restaurant avait arrêté sa décision dès novembre 2009, avant même qu'Adrià annonce son départ.  Ce classement augure-t-il un changement de cycle et une ère de l'après-Adrià dans la gastronomie mondiale?, s'interroge José Carlos Capel, le critique gastronomique d'El País, avant de souligner que René Redzepi doit beaucoup à Adrià et à la cuisine espagnole contemporaine. El País note aussi que, pour la première fois dans l'histoire de ce classement, aucun Français ne figure cette année dans le Top 10, alors que Michel Bras et Pierre Gagnaire y apparaissaient régulièrement. "Un palmarès injuste qui couvre la France de ridicule", juge El País.

 

*Pérou, 27 avril 2010. Le Sentier lumineux accusé de trois meurtres

Trois personnes, dont un policier, ont été tuées le 27 avril dans le nord-est du pays, lors d'une attaque contre une opération d'arrachage de plants de feuilles de coca. Pour le quotidien, il s'agit d'une "lâche attaque du Sentier lumineux pour empêcher l'éradication de la drogue". L'Alto Huallaga (nord-est) et la vallée de l'Ene et de l'Apurimac (sud-est) sont deux poches du territoire péruvien où opèrent les restes de la guérilla d'inspiration maoïste, qui, selon l'Etat préuvien, est désormais liée au trafic de drogue.

 

*Cuba, 26 avril 2010. Cuba demande  la levée de l’embargo sur Cuba pour une année.

Le président du Parlement cubain, Ricardo Alarcón, a demandé aux Etats-Unis de lever l'embargo économique sur l'île "ne serait-ce que pour un an", afin de voir si les sanctions bénéficient ou pas aux autorités cubaines. Cette demande coïncide avec la tenue dimanche d'élections partielles à La Havane, où 8 millions de citoyens ont élu les 15 000 conseillers municipaux du pays, rapporte le quotidien argentin Página 12. Alarcón a tenu ces propos en réponse à Hillary Clinton. Il y a deux semaines, la secrétaire d'Etat américaine avait vivement critiqué le gouvernement de Raúl Castro, affirmant que "le président cubain n'[était] pas intéressé par une levée de l'embargo, car il perdrait ainsi toutes ses excuses".

 

 

*Uruguay- Argentine- Finlande, 25 avril 2010. La mobilisation contre une usine de pâte à papier se poursuit

Plusieurs milliers d'habitants de Gualeguaychú ont manifesté le 25 avril sur le pont international San Martín pour demander le démantèlement d'une usine finlandaise de pâte à papier construite en Uruguay. Ils s'opposent au jugement de la Cour internationale de justice de La Haye, qui a rejeté, le 20 avril, le déplacement de cette usine accusée de pollution. La présidente argentine Cristina Kirchner et son homologue uruguayen José Mujica doivent discuter de ce dossier le 28 avril à Buenos Aires.

 

 

*Etats-Unis- Amérique latine : 25 avril 2010. Manifestation en Arizona contre la loi sur l'immigration

Des milliers de personnes ont défilé pacifiquement le 25 avril à Phoenix, la capitale de l'Arizona, pour dénoncer la loi très controversée sur l'immigration promulguée la semaine dernière par la gouverneure de cet Etat frontalier du Mexique. Pour beaucoup d'opposants, cette nouvelle norme légalise de fait le délit de faciès. Le président du Mexique Felipe Calderón a officiellement condamné cette loi, tout comme le Salvador, le Honduras et le Guatemala, qui estiment que ce texte "persécute" les immigrés.

 

*Paraguay 23 avril 2010. Un groupe armé dans la mire du pouvoir

"Le Sénat va donner un délai de trente jours au président Lugo pour en finir avec l'Armée du peuple paraguayen", titre le quotidien La Nación. Le pouvoir exécutif a demandé aux parlementaires de voter l'état d'exception dans le nord du pays, de manière à pouvoir lutter contre un mouvement révolutionnaire accusé d'avoir perpétré plusieurs meurtres ces derniers mois. Les sénateurs doivent se prononcer ce vendredi 23 avril. Un camp de base a été découvert le 22 avril par des militaires paraguayens déployés dans la zone.

 

*Bolivie, 23 avril Des mesures radicales préconisées contre le réchauffement climatique

Après trois jours de réunions et de débats dans la ville de Cochabamba, la Conférence mondiale des peuples sur le changement climatique a proposé une série de résolutions, telle une réduction draconienne des gaz à effet de serre. Elles seront présentées lors de la prochaine conférence des Nations unies sur le réchauffement, en décembre au Mexique. "Une dure bataille aura lieu à Cancún", anticipe le quotidien. Selon la déclaration finale, les pays industrialisés ont une "dette historique" à cause de leur responsabilité dans le réchauffement climatique.

 

*Uruguay, 20 avril 2010. Un ex-ministre de la dictature condamné à vingt ans de prison

Sous la dictature urugayenne (1973-1985), Juan Carlos Blanco avait occupé les fonctions de ministre des Affaires étrangères pendant quatre ans. Il a été condamné le 20 avril à une peine de vingt années de prison pour la mort d'Elena Quinteros, une opposante politique arrêtée le 26 juin 1976 et portée disparue depuis. "La justice considère que Blanco faisait partie des 'cerveaux' de la répression exercée par l'appareil étatique pendant les années de la dictature civilo-militaire", rapporte le quotidien de Montevideo.

 

*Nicaragua, 21 avril 2010. Le Parlement encerclé par des manifestants sandinistes

Des partisans du Front sandiniste de libération nationale, au pouvoir au Nicaragua, ont assiégé le 21 avril pour la deuxième journée de suite le Parlement de Managua, en interdisant l'accès aux députés de l'opposition libérale. Ces derniers veulent annuler un décret controversé du président Daniel Ortega visant à prolonger les mandats de quelque 25 hauts magistrats et fonctionnaires. Des manifestants masqués ont lancé des pétards contre l'édifice, après avoir dressé des barrages sur la voie d'accès au Parlement, raconte le quotidien de Managua.

 

*Chili – Espagne, 21 avril 2010. Des parlementaires prennent la défense du juge Garzón

"Un groupe de 44 députés et 2 sénateurs a publié le 21 avril une déclaration de solidarité avec le juge Baltasar Garzón, dénonçant les efforts de la justice espagnole pour sanctionner ce magistrat", écrit le quotidien. Ils demandent que se termine le plus rapidement possible cette "farce judiciaire" et appellent tous les parlementaires chiliens à exprimer leur solidarité. Pionnier et ardent défenseur de la "justice universelle", le juge Garzón avait obtenu l'arrestation de l'ex-dictateur chilien Augusto Pinochet, en 1998, à Londres.

 

*Argentine, 20 avril 2010. Vingt-cinq ans de prison pour le "dernier dictateur"

Reynaldo Bignone a été condamné le 20 avril à vingt-cinq ans de prison par un tribunal civil. L'ancien général, qui fut le dernier chef de la dictature militaire (1976-1983), était poursuivi pour détentions illégales, torture de prisonniers politiques et autres crimes contre l'humanité. Juste avant le verdict, Bignone a reconnu qu'il y avait eu des disparus sous la junte militaire. Il a chiffré leur nombre à 8 000 (30 000 selon les associations de proches des victimes). Agé de 82 ans, il purgera sa peine dans une prison de droit commun.

 

*Etats-Unis // Mexique : 19 avril 2010. Une nouvelle loi adoptée en Arizona criminalise l’immigration hispanique.

En vertu de cette loi adoptée le 19 avril par le Parlement de l’Etat de l’Arizona, la police pourra arrêter tout individu qu’elle soupçonnera d’être un immigré clandestin. N’importe quel citoyen pourra également porter plainte contre les forces de l’ordre si elles n’assurent pas cette mission.  La nouvelle loi, ratifiée par la gouverneure républicaine Jan Brewer, pourrait déclencher une véritable chasse aux sans-papiers. De nombreux citoyens américains à la peau légèrement foncée, ou qui préfèrent parler en espagnol, se transformeront désormais en suspects.

*Mexique – France, 20 avril 2010. Le Parquet écarte toute irrégularité dans le dossier Cassez

"Le Parquet général est convaincu de la responsabilité pénale de Florence Cassez, condamnée à soixante ans de prison. Ricardo Nájera Herrera, porte-parole de cette institution, a signalé le 20 avril que la procédure n'était entachée d'aucune irrégularité", écrit le quotidien, l'un des rares au Mexique à s'intéresser au cas de la Française. Le Parquet a toutefois reconnu que l'arrestation de Florence Cassez avait donné lieu, en 2005, à une mise en scène mensongère : la police avait reconstitué la scène pour que la télévision la couvre "en direct".

Argentine – Uruguay ; 20 avril 2010. Un jugement de Salomon pour clore la "guerre du papier"

"Salomon était à La Haye", titre le quotidien uruguayen. Le 20 avril, la Cour internationale de justice (CIJ) a rendu son verdict dans l'affaire de l'usine de pâte à papier Botnia. Depuis de nombreuses années, Buenos Aires réclame le démantèlement de l'établissement, construit par Montevideo sur le fleuve Uruguay, frontalier entre les deux pays. Finalement, la CIJ a estimé que Montevideo aurait dû consulter Buenos Aires avant de bâtir l'usine, mais aussi que l'Argentine n'avait pas pu prouver que Botnia était nuisible à l'environnement : un point partout.

 

*Bolivie, 20 avril 2010. La Bolivie accueille une conférence sur le climat

"Plus de 18 000 participants de 129 pays ont déjà reçu leur accréditation pour la Conférence mondiale des peuples sur le changement climatique et les droits de la Terre Mère", annonce le quotidien. Elle doit débuter le 20 avril à Tiquipaya, dans le centre du pays. Cette conférence devrait développer des propositions présentées par le président bolivien Evo Morales à Copenhague : la création d'un tribunal de justice climatique international et l'organisation d'un référendum planétaire sur les grands choix de défense de l'environnement.

 

Argentine – Uruguay ; 19 avril 2010. La cour de La Haye va rendre sa décision sur un différend écologique

Depuis le début de l'année 2006, le pont principal entre l'Argentine et l'Uruguay est bloqué par des manifestants argentins. Ceux-ci dénoncent des "dommages irréversibles de l'écosystème" sur le fleuve frontalier Uruguay après l'autorisation par Montevideo de la construction d'une usine de pâte à papier. L'Argentine avait déposé le 4 mai 2006 une plainte contre l'Uruguay devant la Cour internationale de justice de La Haye, principal organe judiciaire des Nations unies. La décision de cette instance est attendue ce mardi 20 avril.

*El Salvador, 19 avril 2010.  S’attaquer au SIDA et aux idées reçues.

Au Salvador, la discrimination à l'égard des malades du sida est massive et s'exprime même après leur décès.  "Les entreprises funéraires réservent un service spécial aux sidéens : elles ne les embaument pas, les placent dans des cercueils hermétiques totalement scellés une fois que le corps y est déposé et font payer la prestation beaucoup plus cher", dénonce La Pàgina de San Salvador. Les médecins assurent pourtant que le virus meurt avec son hôte. "La loi dite de prévention et contrôle de l'infection du sida, votée en 2001, qui ne précise rien concernant le traitement des morts du sida, sert d'argument aux pompes funèbres", déplore le quotidien.
Le Salvador est le pays d'Amérique centrale le plus touché par la maladie dans la population homosexuelle (17 % sont infectés). Début avril, les groupes d'homosexuels et transsexuels du pays ont lancé une opération de prévention et de distribution de préservatifs gratuits dans huit départements du pays – au péril de leur vie, "car se déclarer gay dans ce pays, c'est se condamner littéralement à mort", déclare une représentante de l'ONG espagnole AECID.  

*Vénézuéla, 18 avril 2010. Chávez lance un nouveau cycle socialiste

Lors d'une intervention télévisée, le président vénézuélien Hugo Chávez a annoncé le 18 avril que les vingt prochaines années verraient se dérouler un nouveau cycle historique au cours duquel la révolution socialiste se renforcerait. Il s'exprimait à l'occasion du coup d'envoi des célébrations du bicentenaire de l'indépendance du Venezuela (19 avril 1810). Diverses manifestations sont prévues ce lundi dans tout le pays, en présence notamment du président cubain Raúl Castro et du président bolivien Evo Morales.

*Espagne, 16 avril 2010. Expliquer l’affaire Garzón aux journalistes étrangers.

 La décision du Tribunal suprême de traduire en justice le magistrat Baltasar Garzón a été largement analysée et commentée – le plus souvent sur un ton critique – par la presse internationale. Un intérêt médiatique qui conduit la justice espagnole à lancer une invitation inédite : les correspondants étrangers installés en Espagne sont invités à participer, le 16 avril, à une réunion d'information. Le but est de leur présenter les différentes procédures lancées contre l'emblématique magistrat et d'expliquer le fond des trois affaires dans lesquelles il est poursuivi. Le quotidien espagnol El País ne comprend pas le sens de cette démarche et s'étonne du fait que cette réunion soit réservée aux journalistes étrangers. "Au lieu d'organiser d'absurdes conférences de presse, le pouvoir judiciaire ferait mieux de donner suite aux demandes d'identification et d'exhumation des victimes du franquisme qui se trouvent encore dans des fosses communes [Garzón est accusé de prévarication pour avoir voulu enquêter sur les crimes du franquisme, en dépit de la loi d'amnistie générale de 1977]", écrit le journal dans un éditorial titré "Expliquer l'inexplicable".

*Espagne, 16 avril 2010 : Le Tribunal constitutionnel espagnol se déclare incompétent pour approuver le  statut d’autonomie de la Catalogne.

Le 16 avril à midi, les magistrats ont rejeté par 6 voix contre 4 le cinquième texte rédigé par la juge Elisa Pérez Vera après trois ans de délibérations mouvementées. Selon certaines sources, l’opposition de la majorité des juges à des points tels que la définition de la Catalogne comme nation et l’utilisation des mots “symboles nationaux” pour l’hymne, le drapeau et le blason de la région serait l’une des principales raisons de ce rejet. En résumé, les magistrats favorables à la substance du statut sont restés minoritaires, et ses détracteurs veulent inclure dans le texte une réaffirmation claire de la souveraineté espagnole, conformément à l’article 2 de la Constitution. [“La Constitution est fondée sur l’unité indissoluble de la nation espagnole, patrie commune et indivisible de tous les Espagnols, et reconnaît et garantit le droit à l’autonomie des nationalités et des régions qui la composent et la solidarité entre elles.”] Le rejet de la dernière mouture du statut a entraîné illico le remplacement de la magistrate chargée de sa rédaction, Elisa Pérez Vera, par le vice-président du tribunal, Guillermo Jiménez, nommé sur proposition du Parti populaire (PP).

*Argentine – Espagne 14 avril 2010 "En route vers la justice universelle"

Une première plainte pour crimes contre l'humanité commis sous le franquisme a été déposée le 14 avril en Argentine par deux familles de victimes, en vertu du principe de justice universelle. "La juge María Romilda Servini de Cubría dispose d'un mois pour décider d'imiter ou non son collègue espagnol Baltasar Garzón, alors que celui-ci est poursuivi à Madrid par des associations de droite qui demandent sa destitution pour avoir voulu faire la lumière sur le génocide perpétré en Espagne entre 1936 et 1977", écrit le quotidien.

 

*Vénézuéla, 14 avril 2010. Multiplication des enlèvements.

Selon les statistiques publiées par le quotidien El Universal, le sentiment d'insécurité ne cesse de se renforcer au Venezuela : 688 personnes ont été enlevées en 2009, contre 396 en 2008. Et plus de 400 enlèvements ont déjà été enregistrés en 2010. C'est dans l'Etat de Zulia, dont la capitale est Maracaibo, où l'on recense le plus grand nombre d'enlèvements. Le quotidien avance plusieurs facteurs pour expliquer cette recrudescence de rapts : un arsenal juridique insuffisant et des moyens policiers trop limités. "Sur tout le territoire, seulement 55 policiers sont chargés de lutter contre ce fléau."

 

*Espagne 13 avril 2010. Malaise au Tribunal suprême face aux soutiens apportés au juge Garzón

Depuis que, le 7 avril, la plus haute juridiction espagnole a décidé d'attaquer en justice le juge Baltasar Garzón, les critiques se multiplient. Le 13 avril, à l'appel des syndicats CCOO et UGT, plus de 1 000 personnes ont dénoncé à Madrid "la honte historique" que représentent les poursuites contre le juge, accusé d'avoir voulu passer outre à la loi d'amnistie générale de 1977 pour enquêter sur les crimes du franquisme. Le monde culturel a lui aussi apporté son soutien à Garzón, via entre autres le cinéaste Pedro Almodóvar.

 

*Espagne 13 avril 2010 La conférence méditerranéenne sur l'eau se termine sans accord

Organisée à Barcelone, la quatrième conférence ministérielle de l'Union pour la Méditerranée (UPM) sur l'accès à l'eau s'est terminée le 13 avril sur un échec. "Dans la déclaration finale, les participants ont été incapables de tomber d'accord sur la manière de nommer les Territoires occupés au Proche-Orient", explique le quotidien catalan. Israël n'a pas accepté l'utilisation de l'expression "territoires occupés" et a proposé l'emploi de la formule "territoires sous occupation", rejetée par les pays membres de la Ligue arabe.

 

*Mexique, 9 avril 2010 : l’armée se retire de Ciudad Juarez

Deux ans après avoir été envoyée à la rescousse pour faire la guerre aux cartels de drogue, l’armée mexicaine se retire de Ciudad Juárez. Elle sera remplacée par 500 policiers fédéraux, annonce El Universal. Ce retrait intervient au milieu d’une polémique croissante sur le rôle de l’armée dans la région, notamment sur son inefficacité à contenir la violence, voire sa façon d'y contribuer. Située au nord du Mexique, à la frontière américaine, Ciudad Juárez est devenue une des villes les plus violentes de la région. La population est prise entre le feu des autorités et des narcotrafiquants. Et de nombreuses organisations civiles ont dénoncé les abus commis par l’armée.

 

*Cuba, 8 avril 2010. Un référendum pour les prisonniers politiques ?

Un groupe de dissidents auquel appartient Guillermo Fariñas, un journaliste en grève de la faim depuis le 24 février, réclame la libération de 26 prisonniers politiques très malades. Il a présenté le 8 avril au gouvernement une formule qualifiée d’"humanitaire" pour en finir avec la crise déclenchée par les grèves de la faim des opposants. La proposition consiste à organiser un référendum au moment des élections municipales du 25 avril demandant aux Cubains de se prononcer sur le sort des prisonniers politiques. Les citoyens auraient trois possibilités de réponse : 1. Qu’on les libère tous. 2. Qu’on libère les plus malades. 3. Qu’on n'en libère aucun. Quel que soit le résultat de la consultation, Guillermo Fariñas cesserait alors sa grève de la faim. Pour le quotidien espagnol El País, cette proposition semble "difficilement acceptable par le gouvernement". A l'instar de Fariñas, plusieurs prisonniers politiques se disent prêts à donner leur vie pour obtenir la libération des opposants emprisonnés. Le 23 février, le détenu Orlando Zapata est mort après quatre-vingt-cinq jours de grève de la faim.

 

*Espagne, 8 avril 2010 : Corruption : Jaume Matas échappe pour l’instant à la prison.

L’ancien président de la communauté des Baléares s'est acquitté mardi soir in extremis des 3 millions d’euros de caution demandés par la justice pour pouvoir rester en liberté – il s'agit de l’une des cautions les plus élevées jamais demandées en Espagne. Jaume Matas, qui aurait détourné près de 41 millions d’euros au cours de son mandat, est inculpé dans douze affaires de corruption. La provenance de ces 3 millions d'euros – versés, selon La Vanguardia et El Periódico de Catalunya, par l’intermédiaire de la Banque de Valence (1,5 million) et d’une caisse d'architectes (1,5 million) – pourrait faire l’objet d’une enquête. Matas a affirmé dans un interview télévisée avoir "sorti l’argent d’où il avait pu", réaffirmant par la même occasion son innocence et le caractère disproportionné de sa caution.

 

*Espagne, 7 avril 2010 : Le Tribunal suprême envoie le juge Garzón sur le banc des accusés

Le 7 avril, la plus haute juridiction espagnole a décidé, par la voix du juge Luciano Varela, de traduire en justice Balthasar Garzón. Le juge, célèbre à l'étranger pour ses poursuites contre Pinochet, est accusé de prévarication pour avoir voulu enquêter sur les crimes du franquisme, en dépit de la loi d'amnistie générale de 1977. Il risque vingt ans d'incapacité d'exercer. Le quotidien relève, coïncidence étrange, que la nouvelle tombe alors que la droite espagnole est engluée dans un scandale de corruption, l'affaire Gürtel.

 

*Pérou, 7 avril 2010. Ouverture du dialogue avec les mineurs artisanaux

Le quotidien de Lima note des signes d'ouverture venus du sommet de l'Etat : "Le président en personne, Alan García, a ouvert les portes du dialogue." Le 7 avril, une commission bipartite a été mise en place pour étudier comment réglementer le secteur minier artisanal, souvent illégal. Au départ hostiles au pouvoir, les mineurs artisanaux s'étaient mis en grève en fin de semaine dernière. Des heurts avec les forces de l'ordre avaient fait 5 morts. Ils ont levé, le 7 avril, leur barrage sur la Panaméricaine, le principal axe routier. 

 

*Bolivie, 4 avril 2010 : petite victoire pour Evo Morales.

 Les résultats officiels des élections régionales du 4 avril ne seront connus que le 24 avril, mais tant le gouvernement que l’opposition se sont déjà réjouis des résultats provisoires, chacun tirant la couverture à soi. Le parti du gouvernement d’Evo Morales remporterait six postes de gouverneurs sur neuf (La Paz, Oruro, Potosí, Cochabamba, Sucre et sans doute Pando) et resterait donc largement majoritaire dans le pays.  L’opposition conserverait pour sa part les trois régions de l’est (Beni, Tarija et Santa Cruz), qui sont parmi les plus riches du pays et où la résistance à la politique d’Evo Morales de redistribution de la richesse a toujours été la plus forte. Au niveau municipal, le MAS obtient trois des dix mairies les plus importantes du pays, mais il perd les sept autres, dont La Paz, siège du gouvernement, où un duel fratricide avec le Mouvement sans peur (MSM), parti de gauche, a tourné à l’avantage de ce dernier, ancien allié du MAS.   “Il s’agit d’un retour à l’équilibre politique dans le pays. On avait l’impression que le MAS deviendrait un parti hégémonique, mais les résultats démontrent que les Boliviens souhaitent le multipartisme”, analyse le politologue Ricardo Paz.

 

*Pérou, 5 avril 2010 Des heurts entre policiers et mineurs font six morts

Les artisans mineurs ont lancé une mobilisation à travers le Pérou pour protester contre la volonté de l'Etat de réglementer cette activité informelle – par endroits illégale – mais en forte croissance, surtout dans la région amazonienne prisée des chercheurs d'or. Le 5 avril, six personnes ont été tuées et une trentaine blessées, lors d'une intervention de police visant à dégager un barrage. Il était installé à Chala, à environ 600 kilomètres au sud de Lima, sur la Panaméricaine, le principal axe routier du pays.

 

*Cuba, 4 avril 2010. Raúl Castro refuse de céder au "chantage" des dissidents

"Nous faisons l'impossible pour le sauver, mais s'il ne modifie pas son attitude autodestructrice, il sera responsable d'une issue que nous ne souhaitons pourtant pas." Le 4 avril, dans un discours prononcé à la convention de l'Union de la jeunesse communiste, le président cubain a dénoncé le "chantage inacceptable" exercé selon lui par le dissident Guillermo Fariñas, en grève de la faim depuis le 24 février. Très affaibli, il réclame la libération de détenus politiques en mauvaise santé.

 

 

*Mexique, 4 avril 2010 interview par un journaliste mexicain d’Ismael Zambada, dit El Mayo.

A la une du quotidien mexicain Proceso on voit la photo de « El mayo », le chef actuel du cartel de Sinaloa, dont la tête est mise à prix 5 millions de dollars aux Etats-Unis et qui est souvent présenté comme “le Pablo Escobar mexicain”, accompagné d’un très célèbre journaliste mexicain, Julio Scherer García. Dans cette interview, el Mayo déclare que la guerre engagée par le gouvernement contre le trafic de drogue est définitivement perdue : “Le gouvernement a commencé tard à lutter, et il n’y a personne capable de résoudre des problèmes présents depuis des années.” “Le temps a fait son œuvre au cœur du système, et la corruption s’est implantée dans le pays. Les collaborateurs du président mentent sur leurs avancées”, a-t-il ajouté. Il craint d’être arrêté – les autorités ont failli le prendre à quatre reprises, dit-il –, mais il ironise : “Un jour, je déciderai de me rendre au gouvernement pour qu’il me fusille. Mon cas sera exemplaire. Ils me fusilleront et ce sera l’euphorie. Mais, au bout de quelques jours, on verra que rien n’a changé.” D’après lui, le problème de la drogue concerne “des millions” de personnes : “Comment les arrêter tous ? Quant aux chefs, qu’ils soient enfermés, morts, extradés, leurs remplaçants existent déjà.”.

 

*Honduras, 31 mars 2010. 3 journalistes assassinés.

« Les nouvelles du Honduras continuent de faire froid dans le dos. La Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) avait dénoncé, il y a trois semaines, l’existence d’une action coordonnée des forces répressives pour séquestrer, violer, torturer et assassiner les enfants des militants du Front pour la résistance. Et maintenant, nous apprenons l’assassinat de trois journalistes au cours de la première quinzaine de mars", rapporte Página 12. Nahúm Palacios, David Meza Montesinos et Joseph Ochoa ont été battus à mort entre le 2 et le 14 mars. Assassiné le 14 mars, Nahúm Palacios était directeur de la chaîne de télévision Televisora de Aguán-Canal 5. Selon Página 12, ce journaliste avait reçu de nombreuses menaces depuis le coup d’Etat du 28 juin 2009.

 

*Colombie, 30 mars 2010. L'un des plus anciens otages des FARC recouvre la liberté

"Adieu aux chaînes", titre le quotidien de Bogota. La nouvelle fait la une de tous les quotidiens colombiens : le sergent Pablo Emilio Moncayo a été relâché le 30 mars par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), après 4 482 jours de captivité. Il avait été kidnappé à l'âge de 19 ans, ce qui en faisait l'un des plus anciens otages de la guérilla. Les FARC ont fait savoir qu'il n'y aurait pas d'autre libération unilatérale sans "échange immédiat de prisonniers de guerre". Un autre soldat avait été libéré le 28 mars.

 

*Vénézuéla, 30 mars 2010. Des jours fériés pour économiser l’électricité.

Les Vénézuéliens vont avoir des congés supplémentaires pour profiter des plages avant l'hiver, lors de la semaine sainte. En plus du lundi de Pâques, le mardi et le mercredi seront fériés. Ainsi en a décidé Hugo Chávez. "Ce n'est pas pour vous pousser à la paresse mais pour économiser de l'énergie. N'oubliez pas d'éteindre les lumières et de fermer les robinets d'eau", s'est-il empressé de préciser à ses concitoyens à la télévision publique, rapporte BBC Mundo. Dans quarante-huit heures, la centrale hydroélectrique d'El Guri, qui fournit 70 % de l'énergie électrique du pays, devra subir un nouveau contrôle pour savoir si le niveau du bassin continue à baisser en raison de la sécheresse. Au cours de cette inspection de trois jours, les commerces seront fermés et l'activité du pays tournera au ralenti.

 

*Vénézuéla, 29 mars 2010. Un cadre historique quitte le parti de Chávez

Le général en retraite Alberto Müller, ancien homme de confiance du président du Venezuela, Hugo Chávez, a annoncé le 29 mars sa démission de la direction du Parti socialiste (PSUV) au pouvoir, à six mois d'élections législatives jugées cruciales par le chef de l'Etat. "Tout ce qui se passe n'est pas sain pour le processus révolutionnaire", déclare Muller dans une interview très critique à l'égard de Chávez qu'il a accordée au quotidien. Müller est considéré comme l'un des principaux idéologues du PSUV, dont il fut le vice-président.

 

*Colombie, 29 mars 2010. Un soldat libéré par les FARC.

Le soldat Josué Daniel Calvo, prisonnier des FARC depuis onze mois, a été libéré le 28 mars. La Colombie attend maintenant la libération de Pablo Emilio Moncayo, séquestré depuis douze ans et trois mois. Celle-ci a été annoncée pour le 30 mars, rapporte Semana. Cela fait près d’un an que les FARC ont annoncé la libération unilatérale de Pablo Emilio Moncayo et d’un autre soldat en signe "de bonne volonté". Mais les négociations ont pris du retard notamment parce que le gouvernement était hostile à l’échange de prisonniers que réclament les FARC. Les rebelles détiennent encore 21 militaires. Revenant sur sa position, le président Alvaro Uribe a déclaré, le 28 mars, qu'il était favorable à un échange de prisonniers à condition que les guérilleros libérés ne reprennent pas les armes.

 

*Vénézuéla, 25 mars 2010. Le patron d'une chaîne de télévision poursuivi pour délit d'opinion

Guillermo Zuloaga, président de la chaîne de télévision vénézuélienne antigouvernementale Globovisión, a été arrêté le 25 mars et brièvement détenu pour avoir critiqué le président Hugo Chávez lors d'une réunion de médias internationaux. Au cours d'une intervention devant la société interaméricaine de presse (SIAP), le 21 mars, il avait fait état  de restrictions à la liberté d'expression au Venezuela. La justice le poursuit pour diffusion de fausses informations et offense envers le chef de l'Etat.

 

*Colombie, 24 mars 2010. Attentat meurtrier dans l'ouest du pays

Au moins 9 personnes ont été tuées et 55 autres blessées, le 24 mars, à Buenaventura, dans un attentat à la voiture piégée. Le chef d'état-major interarmes Freddy Padilla a immédiatement accusé la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) d'être responsable de l'attentat. D'autres hypothèses sont toutefois envisagées, notamment celle d'un acte perpétré par des groupes ou cartels liés au trafic de drogue. Le quotidien annonce que le gouvernement offre une récompense de 110 000 euros pour retrouver les coupables.

 

*Espagne-France, 23 mars 2010. Paris et Madrid réaffirment leur engagement à traquer ETA

"Nous allons éradiquer une par une toutes les bases d'ETA en France." La citation de Nicolas Sarkozy barre la une du quotidien basque El Correo. Le président français assistait, le 23 mars à Melun, aux obsèques d'un policier français tué le 16 mars à Dammarie-les-Lys (Seine-et-Marne) lors d'une fusillade attribuée à un commando d'ETA. Le Premier ministre espagnol, José Luis Zapatero, également présent, a assuré que les polices des deux pays "[poursuivraient] sans relâche" les membres de l'organisation terroriste basque.

 

*Mexique – Etats-Unis, 23 mars 2010. Les Etats-Unis admettent leur responsabilité dans les violences

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton s'est rendue le 23 mars à Mexico, à la tête d'une délégation de très haut niveau. Le quotidien mexicain La Jornada  rapporte les propos qu'elle a tenus lors d'une conférence de presse : "La demande de drogue et la vente d'armes favorisent la violence au Mexique. Les Etats-Unis savent qu'ils doivent faire leur part du travail pour vous aider à la combattre." Cette visite avait lieu dix jours après l'assassinat à Ciudad Juárez, à la frontière avec le Texas, de trois personnes liées au consulat américain.

 

*Espagne, 23 mars 2010 Madrid et Bruxelles pressent Berlin d'adopter un plan d'aide à la Grèce

"L'Allemagne ne veut pas qu'un éventuel sauvetage de la Grèce soit à l'ordre du jour du sommet européen de Bruxelles les 25 et 26 mars. Mais la Commission européenne, la Banque centrale européenne et la présidence espagnole de l'UE ont fait front commun contre la première puissance du continent, le 22 mars, et se sont déclarées en faveur du mécanisme d'aide financière que la chancelière Angela Merkel juge superflu", relate le quotidien espagnol. Madrid souhaite la définition d'un plan d'aide à utiliser en cas de besoin.

 

*Vénézuéla, 22 mars 2010. Un opposant politique arrêté pour complot

Accusé de complot, diffusion de fausses informations et incitation à la haine, l'opposant vénézuélien Oswaldo Alvarez Paz a été arrêté le 22 mars à Caracas. Les autorités lui reprochent d'avoir, dans un entretien télévisé, accusé le gouvernement du président Hugo Chávez d'être lié à des organisations comme les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Il encourt une peine de prison de deux à seize ans s'il est reconnu coupable. Son avocat dénonce une arrestation "disproportionnée" et "politique".

 

 

*Argentine – Pérou 22 mars 2010. L'Argentine présente ses excuses au Pérou

"Cristina Kirchner a réglé la dette d'honneur que l'Argentine avait envers le Pérou", écrit le quotidien péruvien El Comercio. En visite officielle à Lima, la présidente argentine a présenté le 22 mars des excuses officielles pour la vente d'armes par Buenos Aires à Quito, alors qu'un bref conflit frontalier opposait l'Equateur au Pérou en 1995. L'Argentine était alors présidée par Carlos Menem. Le président péruvien Alan García a salué la fin d'une longue période de refroidissement diplomatique entre son pays et l'Argentine.

 

*Colombie, 22 mars 2010 La liste des candidats à la Présidence de la République est close.  Après des mois d’incertitudes, la liste des candidats est enfin complète souligne BBC Mundo. Outre Noemi Sanín, pour le Part Conservateur, les principaux candidats seront Juan Manuel Santos pour le Parti social d’union nationale (uribiste), Rafael Pardo pour le Parti libéral, Antanas Mockus pour le Parti vert, Sergio Fajardo, candidat indépendant, et Gustavo Petro du Polo Democrático Alternativo (PDA, gauche).

 

*Chili, 21 mars 2010. Il faudra quatre années pour se remettre du séisme

Le président chilien Sebastián Piñera a expliqué le 21 mars que le processus de reconstruction, après le séisme du 27 février, s'étalerait tout au long de son mandat de quatre ans, commencé voilà dix jours. Au cours d'une interview télévisée, il a estimé à 30 milliards de dollars le montant des dépenses à engager pour remettre le pays sur pied. Il a cité plusieurs sources de financement, en précisant que son gouvernement pourrait procéder à la privatisation de certaines entreprises, rapporte le quotidien de Santiago.

Un ancien militaire admet que des crimes ont été commis à l'ESMA

*Argentine, 18 mars 2010. Un ancien militaire reconnaît que des crimes ont été connus à l’ESMA.

Jorge Acosta, ancien capitaine de la marine argentine, a reconnu le 18 mars, lors de son procès, que des personnes avaient bien été détenues à l'Ecole de mécanique de la marine (ESMA), symbole de la torture sous la dictature (1976-1983) en Argentine. Il était le responsable du commando dans lequel officiait Alfredo Astiz, accusé d'être impliqué, entre autres, dans la disparition de deux religieuses françaises, Alice Domon et Léonie Duquet. Poursuivi pour plusieurs disparitions forcées, il a déclaré assumer "militairement les ordres donnés".

*Bolivie, 18 mars 2010. Trois anciens Présidents de la République mis en accusation.

Le président bolivien Evo Morales a fait mettre en accusation trois anciens présidents de la République bolivienne : Jorge Quiroga, Carlos Mesa et Eduardo Rodriguez. Les deux premiers sont accusés d’avoir favorisé des contrats avec des multinationales pétrolières (dont la française Total) en échange de généreux dédommagements. L'ancien président Eduardo Rodriguez est accusé de trahison pour avoir remis aux Etats-Unis des missiles boliviens achetés à la Chine. Tous dénoncent un procès politique dirigé contre des leaders de l’opposition et dénoncent les conditions de leur futur procès, puisqu’ils vont être jugés par une cours de justice dont les membres ont été nommés par Evo Morales lui-même.

*Espagne-France 17 mars 2010. L’ETA bel et bien responsable de l’assassinat d’un policier français à Dammarie-les-Lys

Les gouvernements français et espagnol rendent tous deux ETA responsable de la mort d'un brigadier français, abattu par balle le 16 mars à Dammarie-les-Lys (Seine et Marne) après qu'un vol de voitures a mal tourné. Selon les experts terroristes interrogés par le quotidien madrilène, toutefois, ce meurtre est un signe de plus de la "faiblesse" et de la "décomposition" de l'organisation séparatiste basque, obligée de prendre de gros risques pour s'emparer de quelques véhicules. Cette mort "va lui coûter très cher", souligne le journal.

 

*Espagne-France 16 mars 2010. Pour la première fois, l’ETA abat un policier français

A la une de toute la presse espagnole, le ton est affirmatif : "Le 16 mars, ETA a pour la première fois abattu un policier français", relate le journal de Bilbao, le plus important quotidien basque. Un brigadier de 52 ans, père de famille, a été tué alors qu'il intervenait sur un vol de voitures à Dammarie-les-Lys, en Seine-et-Marne. Un suspect, interpellé dans la soirée, serait un Basque proche de l'organisation séparatiste. Si son identification est confirmée, ETA sera pour la première fois à l'origine de la mort en France d'un membre des forces de sécurité, elle qui, par le passé, en avait blessé trois.

 

*Colombie, 14 mars 2010. Lors des prochaines élections présidentielles,  Noémie Sanín sera la candidate pour le Parti Conservateur.

Le Parti Conservateur est celui de l’actuel président de la République, Álvaro Urive, qui n’a finalement pas obtenu le droit de se représenter, après deux mandats successifs à la tête de son pays. Noémie Sanín a gagné la primaire contre Andrés Felipe Arias, ancien ministre de l'Agriculture, surnommé Uribito [le petit Uribe] et favori de l’actuel président de la République.

 

*Mexique, 16 mars 2010. Le FBI se rend à Ciudad Juárez pour enquêter sur les meurtres d'Américains

"Un jour de deuil a été décrété ce mardi 16 mars en mémoire des trois personnes liées au consulat des Etats-Unis de Ciudad Juárez et la représentation diplomatique fermera ses portes", annonce le La Jornada. Le journal explique également que des agents du FBI sont arrivés sur place pour enquêter sur les meurtres, le 13 mars, d'une Américaine employée de ce consulat, de son mari et de l'époux mexicain d'une autre collaboratrice de cette représentation. Washington a accusé les cartels de la drogue d'être derrière ces assassinats.

 

*Cuba, 15 mars 2010. Manifestation de soutien en faveur des dissidents à La Havane

Les "dames en blanc", un groupe de femmes proches des dissidents arrêtés en 2003, ont participé le 15 mars à une marche silencieuse qui inaugurait une semaine de manifestations marquant le septième anniversaire de l'arrestation de 75 opposants. En tête du cortège se trouvait Reyna Tamayo, mère du dissident Orlando Zapata, mort en détention en février dernier après une grève de la faim. Un autre détenu, Guillermo Fariñas, observe depuis vingt jours une grève de la faim pour obtenir la libération de détenus malades, rappelle El Nuevo Herald, un quotidien de Miami.

 

*Colombie, 14 mars 2010. La droite remporterait les législatives

Le 14 mars, les Colombiens étaient appelés aux urnes pour renouveler leur Congrès. Selon des résultats encore partiels, le Parti de la U du président Uribe (droite) et le Parti conservateur arriveraient en tête du scrutin et seraient même majoritaires à la Chambre haute du Parlement. Avec au moins huit sénateurs élus, le contesté Parti d'intégration nationale (PIN), qui appartient à la coalition gouvernementale, est un des grands vainqueurs de ces élections générales, en dépit des avertissements faits par tous les leaders d'opinion et les organisations qui surveillent le processus électoral", constate Semana. "Tous les cadres du PIN ont des relations directes (familiales, idéologiques) avec ce qu'on appelle les parapolitiques" [au moins 83 congressistes colombiens sont accusés de liens avec les milices paramilitaires d'extrême droite], rappelle l'hebdomadaire colombien. Au point que le bulletin de vote du PIN était surnommé le "bulletin de la Picota" du nom de la prison où sont détenus la plupart des élus déjà condamnés pour leurs liens avec les paramilitaires. La coalition au pouvoir n'a donc pas été sanctionnée par les électeurs, malgré ces révélations. De bon augure à l'approche de la présidentielle, le 30 mai.

 

Chili, 14 mars 2010. Après le séisme la panne.

Deux semaines après le grave tremblement de terre du 27 février, 90 % du pays s’est retrouvé subitement plongé dans le noir le 14 mars vers 20H45. Cette gigantesque panne d’électricite dûe à la défaillance d’un transformateur a été vécu d'Antofagasta dans le nord du Chili à l'île de Chilloe dans le sud. Les six millions d'habitants de la capitale Santiago se sont retrouvés sans électricité et les transports en communs ont été paralysés. Les autorités ont écarté la possibilité que cette panne ait pour cause des conséquences du tremblement de terre, souligne La Tercera.

 

*Mexique, 13 mars 2010. Une employée du consulat américain tuée à Ciudad Juárez

Un couple de ressortissants américains, dont la femme était employée au consulat américain, a été tué le 13 mars par des hommes armés à Ciudad Juárez, une ville du nord du Mexique en proie à des violences entre cartels consécutives au trafic de drogue. Ils ont été abattus en plein jour à bord de leur véhicule. Un Mexicain marié à une autre employée du consulat a été tué dans une autre fusillade. Selon El Universal, l'enquête s'oriente vers des agresseurs appartenant à la bande de Los Aztecas ou à celle de La Línea.

 

*Cuba, 12 mars 2010. Le Parlement européen condamne La Havanne.

Le Parlement de Strasbourg a demandé à Cuba de libérer tous ses prisonniers politiques. Depuis le décès, le 23 février, du dissident Orlando Zapata, Guillermo Farñas a débuté une grève de la faim pour demander la libération de 26 prisonniers en mauvaise santé. Fariñas est libre, mais son état de santé se dégrade. Le Parlement cubain a vivement réagi. "Cuba n'accepte ni les pressions ni le chantage. Les médias occidentaux manipulent la vérité, cet homme est violent et coupable de délit. Nous ne pouvons pas le forcer à ingérer de la nourriture comme le font les Américains dans leurs prisons de Guantanamo, d'Abou Ghraib [Irak] et de Bagram [Afghanistan], en violant le droit des détenus", rapporte le quotidien cubain Granma. "Les Cubains trouvent offensants cette tentative de nous faire la leçon. L'Europe ferait mieux de regarder comment elle traite ses migrants et ses chômeurs", ont écrit des députés cubains.

 

*Mexique, 11 mars 2010. Mexico célèbre les cinq premiers mariages gays de son histoire

Le 11 mars, "sur le coup de midi et demie, cinq couples homosexuels ont été déclarés unis par les liens légitimes du mariage, avec tous les droits et obligations prévus par la loi, lors d'une cérémonie qui marquait une première à Mexico", relate le quotidien local. Trois des couples passés devant monsieur le maire étaient lesbiens : une première en Amérique latine. La capitale fédérale du Mexique, dirigée par la gauche, a voté en décembre 2009 la légalisation des unions gays. Des recours ont été lancés contre cette décision.

 

*Chile, 11 mars 2010 : Michelle Bachelet quitte la Moneda

Ce 11 mars à midi, le Chili aura un nouveau chef de l'Etat : Sebastián Piñera prendra officiellement ses fonctions. Il sera le premier président de droite à occuper la Moneda depuis la fin de la dictature militaire, en 1990. Une de ses premières mesures sera, selon le quotidien de Santiago, de mettre en place un "comité de reconstruction" pour réparer les dommages du séisme du 27 février. Dans son discours d'adieu, Michelle Bachelet a estimé que le centre gauche, au pouvoir durant vingt ans, avait rendu le Chili "plus juste et plus solidaire".

 

*Espagne, 10 mars 2010. Madrid nie avoir versé une rançon  à Al-Qaïda contre la libération d'Alicia Gámez

Quinze jours après avoir relâché le Français Pierre Camatte, Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) a libéré le 10 mars l'Espagnole Alicia Gámez, otage au Mali depuis cent jours. "Mon bonheur ne sera complet que lorsque Albert et Roque [deux autres Espagnols détenus par AQMI] reviendront eux aussi", a déclaré la travailleuse humanitaire à son arrivée à Barcelone. Madrid assure que "rien" n'a été payé pour sa libération, mais, "au Mali, on fait valoir que jamais Al-Qaida ne libère ses otages sans contrepartie", écrit le quotidien espagnol.

 

*Chili, 10 mars 2010. Une présidente sortante vraiment populaire.

ichelle Bachelet, la présidente socialiste, termine son mandat avec une cote de popularité inédite au Chili. Selon le dernier sondage effectué entre le 1er et le 3 mars, 84 % des sondés approuvent sa gestion et 96 % estiment qu’elle est "chérie des Chiliens". "Bachelet sort indemne de la catastrophe", souligne La Nación, évoquant le tremblement de terre qui a frappé le pays le 27 février. La passation des pouvoirs entre la présidente sortante et le nouveau président de droite Sebastián Piñera doit avoir lieu le 11 mars lors d’une cérémonie sobre et simplifiée eu égard aux victimes du séisme.

 

*Cuba, 9 mars 2010.  La Havane refuse le "chantage" d'un gréviste de la faim

"Cuba n'accepte ni pressions ni chantage", titre le quotidien castriste. Par son entremise, le régime réagit à la grève de la faim entamée il y a douze jours par Guillermo Fariñas, un journaliste dissident, pour obtenir la libération de 26 détenus politiques. Alors que Cuba a été critiquée à l'étranger après le décès, le 23 février, du dissident Orlando Zapata des suites d'une grève de la faim de quatre-vingt-trois jours, le journal insiste : "Les conséquences de ce mouvement relèvent de l'entière et unique responsabilité" de Fariñas.

 

*Argentine, 8 mars 2010 : un film argentin remporte l’oscar du meilleur film étranger.

Le film  Dans ses Yeux du réalisateur argentin Juan José Campanella (en espagnol El Secreto de sus Ojos) vient de remporter l’oscar du meilleur film étranger. Les acteurs vedette sont Ricardo Darín et Il a connu un immense succès dans les salles en Argentine et sortira en France le 5 mai.

 

*Cuba, 8 mars 2010. L’information sous contrôle.

Deux semaines après la mort du prisonnier politique Orlando Zapata après quatre-vingt-cinq jours de grève de la faim, la majorité des Cubains, submergés par leurs problèmes quotidiens, continuent d’ignorer les vicissitudes des dissidents, note le correspondant d’El País à La Havane. La plupart des habitants interrogés dans la rue ne connaissent pas le nom des opposants, très connus à l’étranger. Le contrôle de l’Etat sur les médias, l’accès restreint à Internet et la propagande les maintiennent dans cette ignorance. La mort d’Orlando Zapata a ainsi été présentée par le gouvernement comme le décès d’un "délinquant". Cela n'empêche cependant pas les gens d'être mécontents, souligne El País, ni les dissidents de continuer à protester. Depuis douze jours, le journaliste dissident Guillermo Fariñas, a entamé, à son domicile de Santa Clara, une grève de la faim pour protester contre la mort de Zapata et  demander la libération de 26 autres prisonniers politiques malades. Le fondateur de l’agence
indépendante Cubanacán Press se dit prêt à aller jusqu’au bout.

 

*Colombie : 26 février 2010 : Uribe ne sera pas candidat à la prochaine élection à la présidence de la République.

Alvaro Uribe a finalement renoncé à faire modifier la Constitution pour pouvoir se présenter une troisième fois consécutive à la présidence de la République colombienne. Son exceptionnelle popularité après deux mandats l’incitait à s’engager dans cette voix, mais il a finalement renoncé à faire pression auprès des parlementaires pour obtenir ce changement de la Constitution.  Il a préféré appuyé un autre candidat, présenté comme son Dauphin : Manuel Santos.

 

*Vénézuéla, 25 février 2010 : Chávez veut que son pays sorte de la CIDH

Le président du Venezuela, Hugo Chávez, a proposé le 25 février que son pays quitte la Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH). Il réagissait à la publication d'un rapport de cette instance dénonçant un "affaiblissement" de la démocratie au Venezuela. Pour Chávez, ce document est une "ignominie" commise par une instance discréditée. Car il accuse la CIDH d'avoir soutenu un coup d'Etat contre lui en 2002. "Ce qu'on doit faire, c'est dénoncer l'accord par lequel le Venezuela a adhéré à cette commission et sortir de là", a déclaré Chávez.

 

*Honduras. 8 mars 2010. Manuel Zelaya, nommé à la tête de Petrocarive.

L’ancien président du Honduras Manuel Zelaya, destitué le 28 juin 2009, ne restera pas longtemps inactif. Il vient d’être nommé conseiller politique de Petrocaribe, une organisation créée à l’initiative du président vénézuélien Hugo Chávez en 2005 dans le but de promouvoir la coopération en matière de pétrole entre les pays de la région, rapporte BBC Mundo. L’ancien chef de l'Etat a aussi annoncé qu’il allait écrire un livre pour raconter le coup d’Etat qui lui a fait perdre le pouvoir, note El Universal.

 

*Guatemala, 5  mars 2010. Des flics ripoux dénoncés par des trafiquants.

Le numéro un de la police du pays et au moins dix policiers ou responsables de la lutte antidrogue ont été mis en cause dans une enquête sur un réseau criminel responsable d'un vol de drogue à des trafiquants. "Le procureur de la République a révélé que l'équipe de policiers interceptait majoritairement des chargements de drogue en provenance de l'étranger. Ils ont aussi torturé et assassiné le conducteur d'un fourgon", révèle Prensa Libre. Le quotidien local rapporte que les policiers ont tenté de dérober 700 kilos de cocaïne et des armes dans un entrepôt. "Ils ont été piégés et dénoncés par les gangsters eux-mêmes."

 

*Bolivie, 5 mars 2010 : Fin du bras de fer avec les routiers.

Le gouvernement d'Evo Morales a gagné le bras de fer engagé avec le puissant syndicat des chauffeurs routiers : ces derniers ont accepté de mettre fin au blocage des routes, qu'ils maintenaient depuis quarante-huit heures. "Ils ont finalement accepté le décret 420, qui impose de sévères sanctions aux conducteurs en état d'ébriété et aux entreprises qui les emploient", indique Los Tiempos. Le quotidien local rapporte par ailleurs que la trentaine de manifestants qui avaient été arrêtés lors des affrontements avec la police ont été libérés.

 

*Chili, 4 mars 2010. Le gouvernement décrète trois jours de deuil national

Patricio Rosende, vice-ministre de l'Intérieur, a annoncé le 4 mars que trois jours de deuil national seraient observés à partir du dimanche 7 mars en hommage aux victimes du séisme et du tsunami du 27 février. Il a également publié une liste de 279 noms de morts officiellement identifiés, une liste que le journal permet de consulter sur son site Internet. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, est attendu ce vendredi pour une visite de deux jours au Chili, pays régulièrement en proie à des secousses sismiques.

 

*Chili, 3 mars 2010. La présidente tente d'apaiser les inquiétudes après le séisme

Quatre jours après le séisme, qui a fait environ 800 morts, Michelle Bachelet a rassuré les Chiliens, le 3 mars, au sujet d'éventuelles pénuries. Elle a également expliqué, dans une interview radiophonique retranscrite par le quotidien, que la géographie du pays et les infrastructures détruites ralentissent fortement l'acheminement de l'aide vers le sud du pays. Deux violentes répliques ont semé la panique le 3 mars : une de magnitude 5,9 sur l'échelle de Richter à Concepción et une autre de 6,1 au large de Valparaíso.

 

*Espagne, 3-4 mars 2010. L'interdiction de la corrida à l'ordre du jour du Parlement catalan

"Cela ne fait-il pas mal ?" Le scientifique Jorge Wagensberg a fait sensation en brandissant une épée de matador devant le Parlement catalan, le 3 mars. Partisans et détracteurs de la tauromachie se sont livrés à un vif débat à propos d'une initiative législative populaire de l'organisation Prou ! ("assez", en catalan), qui a recueilli 180 000 signatures pour demander l'interdiction de la corrida en Catalogne. Toreros, éleveurs de taureaux, intellectuels et défenseurs des animaux participent au débat, qui doit continuer ce 4 mars.

 

*Chili, 1 mars 2010. Des renforts militaires pour mettre fin au chaos

Pour limiter les pillages, après le séisme qui a tué plus de 720 personnes le 27 février, la présidente Michelle Bachelet a annoncé le déploiement de 7 000 militaires supplémentaires dans les régions sinistrées. A Concepción, une des villes les plus touchées, les pillages de commerces par des habitants désespérés, souffrant de faim et de soif, se sont poursuivis pour le deuxième jour de suite "Le couvre-feu s'étendra désormais de 20 heures à midi", annonce le quotidien. Le Chili s'est résolu le 1er mars à solliciter l'aide internationale. Le président brésilien Lula a annoncé l'envoi imminent d'équipes de sauveteurs et d'un hôpital de campagne. La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, qui a prévu une visite éclair sur place, sera elle aussi sollicitée.

 

*Uruguay, 1er mars. Le nouveau président promet une meilleure éducation

L'ex-guérillero José Mujica a pris le 1er mars ses fonctions de président de l'Uruguay. Dans son discours d'investiture, "Pepe" Mujica, 74 ans, blessé par balles et emprisonné durant toute la dictature en Uruguay (1973-1985), a notamment insisté sur l'importance d'améliorer l'éducation. "Les gouvernants devraient être obligés de noircir tous les matins des pages en écrivant : 'Je dois m'occuper de l'éducation'", a déclaré Mujica. Il est le deuxième président de gauche de l'histoire de l'Uruguay, après Tabaré Vázquez.

 

Espagne – Venezuela – Colombie. 1er mars 2010. Caracas, les FARC et ETA : le trio qui inquiète Madrid

L'Audience nationale, la plus haute instance pénale espagnole, a annoncé le 1er mars détenir des indices sur "une coopération du gouvernement vénézuélien à la collaboration illicite entre ETA et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC)". Madrid a aussitôt demandé des explications au Venezuela. Caracas aurait aidé les FARC à prendre contact avec ETA, les premiers recherchant une aide logistique sur le sol espagnol pour préparer l'assassinat de personnalités colombiennes, parmi lesquelles le président Uribe.

*Argentine- Angleterre, 1er mars 2010. Washington accepte de jouer les médiateurs dans le dossier des Malouines

"En réponse à une demande de la présidente Cristina Kirchner, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a accepté d'effectuer une médiation dans le nouveau conflit ouvert entre l'Argentine et la Grande-Bretagne", écrit le journal. Buenos Aires proteste contre le lancement d'opérations de forage par une compagnie pétrolière britannique au large des Malouines, un archipel que l'Argentine revendique. "Nous souhaitons les voir s'asseoir à une table pour discuter, mais nous n'avons pas le moyen de les y obliger", a déclaré Clinton.

 

*Chili, 28 février 2010. Les pillages et un tsunami s'ajoutent à la tragédie du séisme

Selon un bilan encore provisoire, 711 personnes ont été tuées le 27 février à la suite du séisme et du tsunami qui ont frappé la partie centrale du Chili. Deux régions situées au sud de la capitale, Santiago, ont été décrétées en "état d'exception". Leurs zones littorales ont été submergées par une vague qui a atteint six mètres par endroits. Concepción, la deuxième ville du pays, a été placée cette nuit sous couvre-feu pour éviter les pillages. Car plusieurs dizaines de personnes ont pris d'assaut le 28 février des magasins, pour s'emparer de nourriture, mais aussi d'appareils électroménagers. En tout, près de 2 millions de personnes, soit 1 habitant sur 8, ont été affectées par le séisme, d'une magnitude de 8,8 sur l'échelle de Richter.

 

*Espagne, 28 février 2010. ETA décapitée pour la cinquième fois depuis 2008

En ce début de 2010, ETA a vécu "les deux mois les pires de son histoire", a déclaré Alfredo Pérez Rubalcaba, le ministre de l'Intérieur espagnol. Il réagissait à la capture, le 28 février, en Basse-Normandie, d'Arronategui, le chef militaire de l'organisation séparatiste basque. Depuis janvier, 32 membres d'ETA ont été arrêtés en Espagne, en France et au Portugal. Deux autres individus ont été interpellés avec Arronategui. L'un d'entre eux, Ugartemendia, est le meurtrier présumé d'un homme politique et d'un entrepreneur basques.

 

Bolivie, 24 février 2010 : Les plantations de coca ont doublé en huit ans

L'Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) a rendu, le 24 février, son rapport annuel pour 2009. Selon ce document, la production de cocaïne a globalement diminué en Amérique latine entre 2000 et 2008. Mais certains pays font figure de mauvais élèves, comme le Pérou ou la Bolivie. "Selon l'OICS, la superficie de plantations de coca a doublé en Bolivie pendant cette période et la production de cocaïne y a augmenté de 13 %", rapporte le journal. A l'inverse, la Colombie a vu baisser sa production de cocaïne.

 

Cuba, 23 février 2010: Le dissident cubain Orlando Zapata meurt d'une grève de la faim

Agé de 42 ans, Orlando Zapata est décédé le 23 février dans un hôpital de La Havane des suites d'une grève de la faim de quatre-vingt-trois jours pour protester contre ses conditions de détention. "C'est la première fois en quarante ans qu'un militant meurt dans l'île pour protester contre les abus du gouvernement", écrit le quotidien de Miami. "Zapata était actif au sein de plusieurs organisations de dissidents. Il avait été emprisonné en 2003, lors d'une vague de répression qui avait vu 75 opposants être arrêtés et condamnés à de longues peines de détention. Amnesty international l'avait alors inscrit sur sa liste de 'prisonniers de conscience' cubains."

 

 

*Amérique latine, 23 février 2010. Vers la création de l’OEA ?

Réunies en sommet au Mexique, "l'Amérique latine et les Caraïbes ont avancé le 23 février sur la création d'une instance de dialogue politique unique pour la région", écrit le quotidien mexicain Milenio. Le projet de ce qui pourrait s'appeler "Communauté d'Etats latino-américains et caraïbes" se pose en alternative à l'Organisation des Etats américains (OEA), créée en 1948 autour des Etats-Unis. Ses statuts et son organisation seront définis lors d'une réunion en 2011 à Caracas, a précisé le président mexicain Felipe Calderón.

 

*Espagne, 23 février 2010.  Les syndicats mettent en garde le gouvernement socialiste.

"Les premières manifestations syndicales contre le gouvernement de José Luis Zapatero relevaient de la protestation, non de la rébellion", relève le quotidien. Le 23 février, quelque 20 000 manifestants sont descendus dans les rues de Madrid pour dénoncer le projet du Premier ministre socialiste de faire passer l'âge de la retraite à 67 ans. Les leaders des deux grandes centrales syndicales du pays, l'Union générale des travailleurs et les Commissions ouvrières, s'en sont tenus pour l'heure à "un ton modéré", précise le journal.

 

*Amérique latine, 22 février 2010 : un sommet régional tendu.

Un affrontement verbal musclé a opposé le 22 février les présidents colombien Alvaro Uribe et vénézuélien Hugo Chávez. Les deux hommes participent, au Mexique, à un sommet régional. Pendant une réunion privée entre chefs d'Etat, Uribe s'est plaint auprès de Chávez de l'embargo commercial de son pays contre la Colombie. Selon le quotidien, cette plainte n'a pas plu à Chávez, qui s'est posé en victime et a accusé la Colombie d'avoir ordonné de le tuer par l'entremise de paramilitaires. "La discussion est montée d'un ton. Uribe a demandé plus de respect en expliquant qu'il ne ferait jamais ce genre de choses. Chávez a alors menacé de partir. 'Soyez un homme, restez !' lui a lancé le président colombien", rapporte le journal, qui cite plusieurs sources diplomatiques.

 

*Argentine, 23 février 2010. Pour l'Argentine, la question des Malouines concerne toute la région

Réuni au Mexique, le sommet de l'Union des pays d'Amérique latine et des Caraïbes doit soutenir officiellement, ce 23 février, les droits légitimes de la république d'Argentine à propos de son différend de souveraineté avec le Royaume-Uni. Ce contentieux résulte du lancement de forages pétroliers par les Britanniques au large de l'archipel des Malouines. "La présidente de l'Argentine, Cristina Kirchner, a assuré que ce dossier concernait toute la région, car il met en jeu la protection des ressources naturelles de chaque pays", explique le quotidien.

 

Argentine, 22 février 2010. Kirchner devrait obtenir un soutien régional dans le dossier des Malouines

Ce 22 février s'ouvrent au Mexique le sommet Amérique latine-Caraïbes (ALC) et celui du Groupe de Rio. Le quotidien annonce que Buenos Aires obtiendra de ces organisations régionales une forte condamnation contre la Grande-Bretagne. Cette dernière a récemment autorisé l'exploration pétrolière aux Malouines. Buenos Aires, qui continue de revendiquer la souveraineté sur ces îles malgré sa défaite, en 1982, a publié un décret requérant que les navires traversant ses eaux pour aller vers les Malouines demandent une autorisation.

 

*Espagne, 15 février 2010.  Difficile de rompre avec ETA.

La gauche abertzale, comme on appelle la mouvance indépendantiste basque proche d'ETA, vient de clore le débat interne qu’elle avait ouvert en octobre. Elle a adopté une résolution en faveur d'une action par "des voies exclusivement politiques et démocratiques". Mais, comme le souligne le quotidien madrilène Público, les indépendantistes ne condamnent pas pour autant la violence d'ETA, qui n'est même pas mentionnée dans la résolution. Les partis démocratiques attendaient davantage et la déception est palpable y compris au sein de la gauche indépendantiste. "On attendait un événement historique. Mais la montagne a seulement accouché d’une souris", note ainsi Joxan Rekondo, porte-parole d’Hamaikabat (une petite formation nationaliste créée en 2009) et ancien maire d’Hernani sur le blog Aberriberri, où s'expriment toutes les sensibilités du nationalisme basque. 

*Bolivie, 17 février 2010. La justice obtient d'accéder aux archives de la dictature

Quelques heures après avoir refusé l'accès à ses archives, l'armée bolivienne a annoncé le 17 février qu'elle allait remettre toutes les informations requises au juge Milton Mendoza, qui enquête sur le sort de 170 disparus sous les dictatures des années 1960 à 1980. "Il faut faire du rangement, car les archives sont énormes et ça prend du temps", a déclaré le général Ramiro de la Fuente pour justifier son refus initial. Le juge s'intéresse notamment à la disparition du dirigeant socialiste Marcelo Quiroga.

 

*Vénézuéla, 18 février 2010. Des amendes pour ceux qui gaspillent l'eau

Confronté à une sécheresse qui menace le ravitaillement en eau et donc la fourniture d'électricité, le Venezuela a ordonné à la compagnie nationale de distribution d'eau d'imposer de fortes amendes aux clients dont la consommation dépasserait un niveau normal. A Caracas, un consommateur qui dépassera le seuil de 40 mètres cubes d'eau par mois (soit plus de 1 330 litres par jour, en moyenne) devra payer chaque mètre cube supplémentaire trois fois et demie à cinq fois plus cher, a expliqué Alejandro Hitcher, ministre de l'Environnement.

 

*Espagne, 17 février 2010. Immense succès d’un film carcéral.

Grand succès en salles, le thriller carcéral Cellule 211, de Daniel Monzón vient de rafler huit récompenses aux Goyas, l'équivalent espagnol des Césars.

 

*Argentine, 16 février 2010. Le trafic maritime vers les Malouines placé sous contrôle

En plein regain de tension avec Londres au sujet de cet archipel qui avait provoqué une guerre entre les deux pays en 1982, la présidente de l'Argentine, Cristina Kirchner, a signé le 16 février un décret visant à contrôler le transit maritime vers les Malouines. Les autorités argentines ne décolèrent pas, depuis quinze jours, contre la décision de Londres d'autoriser des forages pétroliers au large de ces îles. Est ainsi prévue l'arrivée d'une plate-forme qui effectuera des forages à 160 km au nord de l'archipel.

*Mexique, 15 février L'affaire Cassez ou les incohérences de la justice mexicaine

Une fois n’est pas coutume, la presse mexicaine prend la défense de Florence Cassez. Un journaliste de Milenio Semanal a étudié sommairement le dossier d’accusation contre Florence Cassez, condamnée à soixante ans de prison pour complicité d'enlèvement. "Je ne suis pas avocat, mais une chose est claire pour moi : dans n'importe quel pays du monde développé, avec un système de justice pénale moyennement décent, où la présomption d’innocence existe, le traitement infligé à Cassez lors de son arrestation et son utilisation à des fins médiatiques par les autorités seraient suffisants pour que cette jeune femme soit libre", écrit Carlos Puig. "Le dossier de la Française est un exemple de plus du fonctionnement de la justice mexicaine. Les accusations portées contre Florence ressemblent à celles de tant d'autres affaires au Mexique : des déclarations sans fondement, faites à contretemps, contredites par les faits. Rien de nouveau."  Et il conclut : "Pourquoi exhiber nos misères à la face du monde alors qu'un traité international permettrait au gouvernement de renvoyer la Française dans son pays et d'oublier l’affaire." Pour Carlos Puig, "cette histoire sent la vengeance".

*Colombie 14 février Cinq morts dans une tentative d'enlèvement d'un homme politique

Le convoi de José Alberto Pérez, candidat du Parti conservateur au poste de gouverneur du département de Guaviare, a été attaqué le 14 février. Selon les autorités, cinq personnes ont été tuées et quatre autres blessées, dans cette embuscade attribuée aux Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Une élection est prévue le 28 février pour remplacer le précédent gouverneur, qui a été contraint de démissionner. Par ailleurs, des élections législatives doivent avoir lieu en mars et une présidentielle en mai.

 

*Uruguay, 12 février 2010. Appel aux citoyens bâtisseurs.

La sénatrice Lucía Topolansky et future première dame de la nation a appelé les citoyens à s’enrôler comme volontaires dans des "équipes" pour construire des habitations et pallier le déficit en logement du pays, explique La República. L’épouse de l'ancien guérillero José Mujica, élu le 29 novembre 2009 et qui prendra ses fonctions le 1er mars, propose la signature d’un contrat dans lesquels les citoyens s’engageront à à donner huit heures par semaine de leur temps sans salaire ni couverture sociale, note le quotidien uruguayen.

 

*Mexique, 11 février 2010. Le président Calderón accueilli par des huées à Ciudad Juárez

Le 11 février, Felipe Calderón était à Ciudad Juárez, ville du nord du Mexique réputée pour sa violence. Accueilli par de vives critiques, le président a présenté ses "plus sincères condoléances" et "excuses" aux proches des 15 adolescents abattus le 31 janvier lors d'une fête. "Il a annoncé que la lutte contre l'insécurité ne relevait pas que d'actions militaires et d'une présence policière, mais aussi de mesures sociales", note le quotidien. Il a promis de revenir à Ciudad Juárez, le 17 février, avec des propositions concrètes.

 

*Uruguay 10 février. L'ancien dictateur Bordaberry condamné à trente ans de prison

La justice uruguayenne a condamné le 10 février l'ancien dictateur Juan María Bordaberry, âgé de 81 ans. Sa peine est de trente années de prison pour "atteinte à la Constitution", pour "disparition forcée" et pour "homicide politique". Elu fin 1971, M. Bordaberry a exercé son mandat de mars 1972 à juin 1973 avant de recourir aux forces armées pour dissoudre le Parlement et instaurer une dictature. Les militaires l'ont renversé en 1976 et ont conservé le pouvoir jusqu'en 1985, année du retour à la démocratie.

 

*Haïti, Amérique latine, 9 février. Un sommet régional pour venir en aide à Haïti

Le président d'Haïti, René Préval, participera ce 9 février, en Equateur, à un sommet extraordinaire des pays sud-américains, destiné à coordonner l'aide régionale en faveur d'Haïti. Cette réunion a été convoquée par le chef de l'Etat équatorien, Rafael Correa, président en exercice de l'Union des nations sud-américaines (UNASUR). Quatre autres présidents sont attendus : le Paraguayen Lugo, le Vénézuélien Chávez, le Colombien Uribe et le Péruvien García. Les autres pays seront représentés par des ministres ou par des vice-présidents.

 

*Colombie, 8 février 2010. Un hebdomadaire trop critique disparaît

L’hebdomadaire colombien Cambio va cesser de paraître. La nouvelle a été annoncée brutalement juste avant le bouclage de la dernière édition aux deux directeurs de la rédaction, Rodrigo Pardo et Maria Elvira Samper, rapporte l'hebdomadaire concurrent Semana. Officiellement, la fermeture est expliquée pour des raisons économiques. Pour nombre de commentateurs de presse, il est clair que ce sont des raisons politiques qui ont conduit à la disparition du magazine. Cambio, qui, en seize ans d’existence, a connu des hauts et des bas, appartient au groupe El Tiempo très proche du président Uribe. "Le journalisme de Cambio n’était pas fait d'opposition enragée ou aveugle, mais d'indépendance et de critique d’un niveau reconnu par tous", affirme Semana. L'hebdomadaire rappelle que Cambio dénonçait en général la corruption de proches du gouvernement.

*Costa Rica, 7 février 2010. Chinchilla devient la première présidente du pays

Laura Chinchilla est devenue le 7 février la première femme à accéder à la présidence du Costa Rica. Les résultats définitifs du premier tour de la présidentielle ne sont pas encore connus, mais ses principaux adversaires ont rapidement reconnu sa victoire car Chinchilla a largement franchi la barre légale des 40 % de suffrages. Héritière du président sortant d'Oscar Arias et ancienne vice-présidente, elle devrait poursuivre la politique libérale de son prédécesseur. Elle a promis la plus grande transparence.

 

*Espagne, 7 février 2010. Embarras au Portugal après la découverte d'une cache d'explosifs de l'ETA

"La police recherche de nouvelles cellules d'ETA au Portugal", titre le quotidien Jornal de Noticias de Lisbonne. Annoncée en fin de semaine dernière, la découverte "par surprise, presque par hasard", d'une importante cache d'explosifs d'ETA près d'Obibos (centre), plonge le gouvernement dans l'embarras. Depuis toujours, le Portugal réfute la présence sur son sol de membres de l'organisation indépendantiste basque. Le communiqué du gouvernement, publié le 7 février, ne mentionne d'ailleurs pas le nom d'ETA, constate le journal.

 

*Argentine, 7 février 2010. Coup de frayeur pour l'ancien président Kirchner

Nestor Kirchner a dû être opéré d'urgence, le 7 février, après un léger accident vasculaire cérébral provoqué par une déficience de l'artère carotide droite. L'opération s'est bien passée, écrit le quotidien de Buenos Aires. "Une heure après l'intervention, l'ancien président (2003-2007) était réveillé et lucide, et les médecins ont déclaré qu'il n'y aurait pas de séquelles." Chef du parti au pouvoir, il est soupçonné avec sa femme, Cristina, l'actuelle présidente du pays, de s'être enrichi illégalement en spéculant sur le dollar.

 

*Espagne ; 4 février 2010 Les investisseurs fuient la Bourse de Madrid

Les inquiétudes croissantes au sujet de l'état des finances publiques espagnoles ont provoqué le 4 février un plongeon de la Bourse de Madrid, qui a enregistré une chute de 5,94 %. "Il s'agit de l'une des pires journées de la Bourse en Espagne. Mais, cette fois, ce n'est pas à cause de facteurs extérieurs, comme par le passé, mais de facteurs intérieurs. Les marchés financiers doutent de la capacité de l'économie espagnole à sortir des turbulences actuelles", écrit le quotidien La Vanguardia. Entrée en récession en 2008, l'Espagne a vu ses finances publiques se dégrader à une vitesse vertigineuse. Alors qu'en 2007 sa dette publique ne représentait que 36,2 % du PIB, elle s'est envolée pour dépasser les 60 % en 2010.

 

*Vénézuéla, 4 février 2010. Les anti-Chavez ne baissent pas la garde.

La police a réprimé, le 4 février, les manifestations organisées à Caracas contre les restrictions imposées par le gouvernement de Chávez sur l'eau et l'électricité et contre la fermeture de six chaînes jugées trop critiques envers le pouvoir. Les étudiants, qui constituent la principale force de l'opposition dans la rue, ont annoncé l'organisation de nouveaux rassemblements. "Il y a un vrai changement. Les échecs du président ont fini par le rattraper. Cette fois, il n'y a pas seulement l'opposition qui manifeste, mais également des gens appartenant aux bases chavistes et qui, à cause de la baisse du niveau de vie, ont perdu confiance", analyse le quotidien d'opposition Tal Cual. Le ton risque de monter jusqu'aux législatives de septembre, considérées comme un test crucial pour Hugo Chávez.

 

*Argentine, 3 février 2010. Cristina Kirchner reprend en main la Banque centrale

"Une économiste K à la Banque centrale", titre le quotidien de Buenos Aires. K comme Kirchner : la présidente Cristina Kirchner a nommé le 3 février l'une de ses fidèles à la tête de la Banque centrale. Mercedes Marco del Pont, qui sera la première femme à occuper le poste, succédera à Martin Redrado, destitué pour avoir contesté la décision du gouvernement de puiser dans les réserves pour payer la dette du pays. "La Banque centrale devient un organe politisé", sur lequel les Kirchner exercent leur emprise, déplore le journal Clarín.

 

*Espagne 1er février 2010. Le président américain B. Obama annule sa participation à un sommet.

Le président américain a annoncé le 1er février qu'il ne se rendrait pas en mai à Madrid pour le sommet bilatéral entre l'UE et les Etats-Unis. Un camouflet pour les Vingt-Sept, et plus encore pour le chef du gouvernement espagnol, qui avait beaucoup misé sur cette visite.

 

*Espagne, 31 janvier 2010. Ca déménage autour de Guernica.

Guernica, l’œuvre de Picasso réalisée en 1937 à l’occasion de l’Exposition universelle de Paris, et exposée au musée madrilène Reina Sofia, pourrait à nouveau déménager, selon le quotidien espagnol ABC. Miguel Zugaza, directeur du Prado, travaille actuellement à la reconversion de l’ancien musée de l’Armée, situé dans l’ancien palais del Buen Retiro, au cœur de la capitale. Il n’exclurait pas d'y accrocher Guernica, aux côtés des Lances de Velázquez ou du Tres de mayo de Goya. Un rapport élaboré en 1998 par les techniciens indique pourtant que Guernica, pour sa préservation, ne doit pas être sorti du musée. Le tableau, vieux de 73 ans, a déjà effectué une trentaine de voyages et, pour le directeur du Reina Sofia, Manuel Borja-Villel, interrogé par le quotidien, le transfert n’est ni négociable ni envisageable.

 

*Pérou, 29 janvier 2010. Des pluies diluviennes s'abattent sur la région de Cuzco

La région de Cuzco connaît les pires conditions météorologiques depuis quinze ans, avec des pluies diluviennes et des glissements de terrain. Selon les autorités locales, 80 000 personnes sont victimes de ces inondations, qui ont notamment détruit 14 000 hectares de cultures. La voie ferrée permettant d'accéder aux ruines de la citadelle inca du Machu Picchu, haut lieu touristique du pays, a également été endommagée. Un pont aérien a permis de secourir le 28 novembre 1 402 touristes bloqués depuis près de quatre jours.

 

*Colombie, 28 janvier 2010. Des étudiants payés pour informer la police,

Le Président de la République Álvaro Uribe a proposé que 1000 étudiants  de l’université de Medellin soient rémunérés pour être les informateurs de la police colombienne, afin de lutter contre l’insécurité qui sévit dans cette ville. Cet appel à la délation suscite une vive polémique dans le pays et l’opposition de la revue Semana.

 

*Vénézuéla, 28 janvier 2010. Mobilisation étudiante contre la suspension de la chaîne RCTVI

Les étudiants de plusieurs universités ont annoncé leur intention de se mobiliser pacifiquement contre l'arrêt de la diffusion d'une chaîne du câble, RCTVI. Selon les autorités locales, sa suspension s'explique par un non-respect du cahier des charges. Très critique à l'égard du gouvernement, cette chaîne s'était déjà vu retirer sa licence hertzienne en 2007. Selon le quotidien, des heurts entre manifestants et forces de police auraient déjà fait deux morts et plusieurs dizaines de blessés cette semaine.

 

*Honduras – République dominicaine, 27 janvier 2010. L'ex-président hondurien Zelaya commence son exil

Manuel Zelaya est arrivé le 27 janvier en République dominicaine, pays qui a accepté de l'accueillir, le jour même de l'investiture du nouveau chef de l'Etat hondurien, Porfirio Lobo. A son arrivée, l'ex-président du Honduras, renversé en juin 2009, a salué le "geste de solidarité" du président dominicain Leonel Fernández à son égard. Zelaya, enfermé pendant cent vingt-neuf jours à l'ambassade du Brésil à Tegucigalpa, a accepté de quitter le Honduras après avoir bataillé en vain de longs mois pour être rétabli dans ses fonctions.

 

*Argentine, 27 janvier 2010. Le feuilleton de la Banque centrale se poursuit

Osvaldo Guglielmino a été contraint de démissionner, le 27 janvier, de son poste de procureur au Trésor. "Responsable de l'équipe d'avocats du gouvernement", comme le rappelle le quotidien Clarín, celui-ci a fini par s'attirer les foudres de la présidente Kirchner. Celle-ci a provoqué une crise institutionnelle en limogeant par décret, le 7 janvier, le directeur de la Banque centrale, Martin Redrado – une initiative qui n'est pas dans ses attributions. Cristina Kirchner reprocherait à Guglielmino de l'avoir insuffisamment appuyée.

 

*Chili, 27 janvier 2010. Un salaire de Président insuffisant.

 Le milliardaire Sébastián Piñera, élu président du Chili le 10 janvier dernier, vient de relancer la polémique sur le conflit d'intérêts entre ses activités d'homme d'affaires et ses nouvelles responsabilités de chef d'Etat en déclarant : "J’ai des engagements financiers, je dois rembourser les crédits avec lesquels j’ai financé ma campagne, je dois payer les frais de fondations comme Futuro, Mujer Emprende, Tantauco. Tout cela nécessite de gros  moyens. Il y a beaucoup de projets, et le salaire de président n’y suffit pas",  rapporte l'hebdo satirique chilien The Clinic.

 

*Chili, 26 janvier 2010. La justice identifie les restes des disparus du palais de la Moneda.

Parmi les images prises le 11 septembre 1973 aux abords du palais présidentiel de la Moneda, de nombreux clichés montrent des hommes allongés face contre terre. Les militaires viennent alors de renverser le président Salvador Allende et arrêtent une quarantaine de personnes qui trouvaient à l'intérieur du bâtiment. Il s'agissait de conseillers d'Allende et de membres de sa garde rapprochée. Tous ont ensuite été tués, mais leurs dépouilles n'ont jamais été retrouvées. Chargé du dossier des disparus de la Moneda, le juge chilien Juan Fuentes Belmar a annoncé, le 25 janvier, que onze victimes ont été formellement identifiées par le service médico-légal. "En 2001, la juge Amanda Valdovinos avait découvert une fosse dans laquelle avait été enterrés les corps. Plus de 500 fragments avaient alors été récupérés", explique le quotidien La Nación. Il ne s'agissait alors que d'ossements épars, car les militaires avaient déterré les cadavres en 1978 et les avait jetés à la mer pour tenter de cacher leurs crimes.

 

 

*Bolivie, 28 janvier 2010. Lutte anti-corruption en Bolivie.

Un nouveau projet de loi du gouvernement d’Evo Morales, qui a entamé le 22 janvier son deuxième mandat de cinq ans, est destiné à permettre d’enquêter sur la fortune de fonctionnaires suspectés de corruption, Le gouvernement Morales a fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille, quelle que soit l’appartenance idéologique des accusés. Mais, dans les faits, c’est surtout l’opposition qui se trouve actuellement dans le collimateur de la justice. Les plaintes visent six anciens gouverneurs de l’opposition, contre une seule personnalité de la majorité. Il y a des cas emblématiques, comme celui de l’ancien candidat à la présidence et principal dirigeant de l’opposition Manfred Reyes Villa. Lors du dernier scrutin, celui-ci a obtenu 26 % des voix, mais il s’est ensuite enfui vers le Pérou, puis les Etats-Unis, alors même qu’il était sous le coup d’une interdiction de sortie du territoire. Dans son cas, le ministère de la Transparence a reçu onze plaintes pour des délits commis du temps où il était préfet de la région de Cochabamba (2006-2008) ; et quatre autres ont été déposées par l’inspection des finances.

 

*Honduras, 26 janvier 2010. La Cour suprême absout la junte militaire

La Cour suprême du Honduras a prononcé le 26 janvier un "non-lieu définitif" à l'encontre des six chefs de l'armée poursuivis pour l'arrestation et l'envoi en exil du président Manuel Zelaya, lors du coup d'Etat du 28 juin 2009. Cette cour ne s'est jamais opposée aux autorités installées au pouvoir depuis. L'amnistie a été adoptée à la veille de la cérémonie d'investiture du nouveau président, Porfirio Lobo, élu le 29 novembre lors d'un scrutin à la légitimité encore contestée par une grande partie de la communauté internationale.

 

*Guatemala, 26 janvier 2010. L'ex-président Portillo incarcéré sur demande des Etats-Unis

L'ancien président guatémaltèque Alfonso Portillo (2000-2004) a été arrêté puis incarcéré le 26 janvier dans son pays, dans l'attente de sa possible extradition vers les Etats-Unis, où la justice l'accuse d'avoir "détourné des dizaines de millions de dollars de fonds publics". Selon l'acte d'accusation américain, les fonds étaient déposés sur des comptes ouverts aux Etats-Unis aux noms de plusieurs proches. Un tribunal local a décidé qu'il resterait quarante jours en détention en attendant les documents de la justice américaine.

 

*Colombie, 26 janvier 2010. Pacte de non-agression entre les FARC et l’ELN.

es deux principaux mouvements de guérilla colombiens, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et l’Armée de libération nationale (ELN), ont signé en décembre 2009 un pacte de non-agression et un pacte d’union contre la présence militaire américaine à la suite de trois réunions dans la région frontalière avec le Venezuela, révèle El Tiempo. Le quotidien cite des informations provenant d’un rapport des services secrets colombiens. Les contacts entre ces deux guérillas auraient repris après la mort d’un des dirigeants de l’ELN dans une embuscade tendue par les FARC.

 

 

*Panama, 25 janvier 2010. Noriega peut être extradé vers la France

La Cour suprême des Etats-Unis a refusé, le 25 janvier, le recours déposé par l'ancien dictateur du Panamá Manuel Noriega contre son extradition vers la France, où il est poursuivi pour blanchiment d'argent. Agé de 75 ans, Noriega est maintenu en détention en Floride, où il a terminé de purger en septembre 2008 une peine de dix-sept ans de prison pour trafic de drogue. Le journal rappelle que 21 procédures sont en cours au Panamá contre l'ex-dictateur et que les autorités locales espèrent toujours obtenir son rapatriement.

 

*Haïti, 25 janvier 2010, Réunion d'urgence à Montréal pour "rebâtir Haïti"

En présence du Premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive, les "pays amis" d'Haïti se réunissent ce 25 janvier à Montréal. Les représentants des Etats-Unis, de la France, de l' Espagne, du Brésil, de l'ONU et de l'Organisation des Etats américains doivent se concerter au sujet de l'aide immédiate à apporter au pays, dévasté par un séisme le 12 janvier, et ébaucher "un vaste programme de reconstruction, qui devrait donner naissance à un 'nouvel Haïti'", écrit le quotidien : "La tâche est colossale. Il faut reconstruire des villes. Plus solides. Plus humaines aussi. Le plus vite possible. Comment s'y prendre ?" Les derniers bilans font état de 150 000 morts.

 

*Vénézuéla, 24 janvier 2010. Les câblo-opérateurs suspendent la chaîne de télévision RCTVI

La chaîne de télévision vénézuélienne RCTVI, très critique envers le pouvoir, a été retirée du réseau câblé le 24 janvier pour ne pas avoir retransmis les deux dernières allocutions officielles du président socialiste Hugo Chávez. Alors qu'elle était une des chaînes les plus populaires du Venezuela, RCTV s'était vu retirer une première fois sa licence hertzienne en 2007, après avoir soutenu une tentative de putsch contre Chávez. Elle s'était depuis réfugiée sur le câble, diffusant depuis Miami sous le nom de RCTV International.

 

*Bolivie 23 janvier 2010. Morales nomme un gouvernement paritaire hommes-femmes

Investi le 22 janvier pour un second mandat, le président bolivien Evo Morales a annoncé le lendemain la composition de sa nouvelle équipe gouvernementale. Pour la première fois dans l'histoire de la Bolivie, son gouvernement respecte une stricte parité hommes-femmes. "Mon grand rêve s'est réalisé : une moitié de femmes et une moitié d'hommes", a déclaré Evo Morales. Le quotidien explique que, parmi les dix femmes ministres, six sont issues du monde du travail, trois des milieux associatifs et une est une artiste (Zulma Yugar).

 

*Bolivie 21 janvier 2010. Evo Morales consacré "chef spirituel des Indiens"

"Les rituels ont conféré à Evo Morales le statut d'être supérieur", titre le quotidien. Le 21 janvier, à la veille d'être investi président de la Bolivie pour un second mandat de cinq ans, Evo Morales a reçu la bénédiction des chefs religieux aymaras. Lors d'une cérémonie tenue sur le site du temple pré-inca de Tiwanacu, à 70 kilomètres de La Paz, le premier président amérindien du pays, après avoir invoqué la Terre et le Soleil, s'est vu remettre deux sceptres symbolisant la dualité des pouvoirs rationnel et spirituel.

 

*Haïti, 21 janvier 2010. Haïti continue d'attendre vivres et soins

"Haïti occupé et ruiné !" titre l'hebdomadaire haïtien publié à New York. Huit jours après le séisme qui a ravagé Haïti, il continue de fustiger le rôle tenu par les Américains, avant et après la catastrophe. "Washington, après sa campagne de déstabilisation et d'occupation du pays, profite des calamités subies par la population pour occuper officiellement la terre de Dessalines et de Péralte", s'enflamme-t-il. En tout, 15 000 soldats américains devraient être déployés pour participer aux opérations de secours. Ils contrôlent l'aéroport de Port-au-Prince, ainsi que le port de la ville, qui devrait être rouvert au trafic ce vendredi. Les derniers bilans font état de 75 000 morts.

 

*Honduras, 20 janvier 2010. La République dominicaine propose l'exil à Zelaya

La République dominicaine a conclu le 20 janvier avec le président élu du Honduras, Porfirio Lobo, un accord en vertu duquel elle pourrait accueillir sur son sol l'ancien chef de l'Etat déchu, Manuel Zelaya. Renversé par un coup d'Etat en juin 2009, Zelaya est réfugié, depuis son retour au Honduras, en septembre, à l'ambassade du Brésil de Tegucigalpa. Zelaya a déclaré qu'il appréciait l'offre de Saint-Domingue mais qu'il ne pourrait donner de réponse avant le 27 janvier, date de l'investiture de Porfirio Lobo.

 

*Chili, 20 janvier 2010. Il est des questions qu’on ne doit pas poser.

Il est des questions que les journalistes ne doivent pas poser. C’est en tout cas l’avis de l’entourage du nouveau président, Sebastián Piñera, qui a prévenu les journalistes qu’on ne parlerait pas des actions de la compagnie aérienne LAN Chile, privatisée sous la dictature et dont Piñera est l'un des principaux actionnaires. "Un des journalistes de Chilevisión a préféré dans ces conditions ne pas réaliser l'entretien avec le nouveau chef de l'Etat, qui est aussi président de la chaîne", explique La Nación. L’incident, rapporté par d’autres journalistes présents, est abondamment commenté dans la presse et sur le web. Au-delà de la question de la pratique assez banalisée par les hommes politiques de restreindre le champ des questions à poser lors d'entretiens, il met le doigt sur la question délicate de la séparation du pouvoir et des affaires. Par le passé, Piñera a déjà été accusé de délit d’initié. Ce milliardaire, qui a investi en plus de LAN Chile dans le secteur des cartes de crédit, l'immobilier, la pharmacie, les systèmes privés de santé et qui possède aussi le club de football de Colo Colo, est souvent comparé à Berlusconi.

 

*Haïti, 20 janvier 2010. Panique après le séisme.

Une violente réplique du séisme qui a ravagé, le 12 janvier, la capitale haïtienne a semé la panique le 20 janvier alors que Port-au-Prince s’éveillait, rapporte l’envoyé spécial d’El País. "Le sol, les murs se sont remis à rugir et les ruines à trembler", témoigne le journaliste espagnol. Selon l'Institut de géophysique américain (USGS), le séisme s'est produit à 11 h 03 GMT et son épicentre a été localisé à une profondeur de seulement 10 kilomètres, à 59 kilomètres à l'ouest de Port-au-Prince. "Le séisme, de magnitude 6, n’a duré que quelques secondes, mais il y a tant d’édifices en ruine, tant de gens qui vivent encore dedans, qu’un degré de moins sur l’échelle de Richter peut cependant faire de nombreuses victimes", souligne El País.

 

*Argentine, 19 janvier 2010. La présidente Kirchner se méfie de son vice-président

Cristina Kirchner a annoncé le 19 janvier qu'elle annulait un déplacement en Chine, prévu la semaine prochaine, car elle reproche à son vice-président, Julio Cobos, de sortir du rôle que lui assigne la Constitution. Cette crise institutionnelle a vu le jour après le limogeage par Mme Kirchner du gouverneur de la Banque centrale, Martin Redrado, malgré le statut d'indépendance de l'établissement qu'il dirige. Julio Cobos s'est opposé à cette décision et exige que le Congrès soit consulté. M. Redrado a été rétabli dans ses fonctions par la justice.

 

*Vénézuéla, 19 janvier 2010. La nationalisation d'une filiale de Casino se poursuit

"L'Assemblée nationale a déclaré les hypermarchés Exito biens d'utilité publique", titre le quotidien. Le 17 janvier, Hugo Chávez a annoncé une révision de la loi sur l'accès aux biens et aux services : la hausse frauduleuse des prix, entre autres, devait devenir délit et motif à expropriation. Le 19 janvier, l'Assemblée a validé ce texte. Sur le terrain, les autorités ont occupé les hypermarchés de la filiale de Casino, préalable à leur nationalisation. Exito est accusé d'avoir augmenté ses prix à des fins "spéculatives".

 

*Chili, 17 janvier 2010 : élection à la Présidence de la République de  Sebastián Piñera.

Le conservateur Sebastián Piñera a été élu le 17 janvier président du Chili, marquant le retour de la droite au pouvoir après vingt ans de gouvernement de centre gauche. Il a obtenu 51,61 % des voix au deuxième tour, contre 48,38 % pour son rival Eduardo Frei. L'alternance à droite, plus qu'un profond changement de gouvernance, marque un virage symbolique au Chili, dirigé par la Concertation, coalition de quatre partis de centre gauche, depuis la fin de la dictature d'Augusto Pinochet (1973-1990) et le retour de la démocratie. Dans son discours de victoire, Piñera a promis un gouvernement d'unité nationale pour "faire tomber les murs qui divisent" encore le Chili.

 

*Paraguay, 17 janvier 2010.  L'armée recherche un groupe de ravisseurs

Le 17 janvier, Fidel Zelaya, un riche propriétaire terrien, a retrouvé la liberté après quatre-vingt-quatorze jours de détention. Il avait été enlevé par un groupe se faisant appeler l'Armée du peuple paraguayen. Les ravisseurs exigeaient une rançon de 5 millions de dollars, dont le versement n'a pas été confirmé. Ils avaient par contre obtenu voilà quelques jours que 30 bovins soient abattus et leur viande distribuée aux habitants de plusieurs quartiers pauvres. Le président Fernando Lugo a affirmé que les membres de ce groupe seraient arrêtés.

 

*Haïti 18 janvier 2010. Scènes de désespoir et de souffrance en Haïti

"La tragédie haïtienne a pris une nouvelle ampleur, le 18 janvier, quand une estimation officielle a porté à 200 000 le nombre de morts et à 1,5 million le nombre de sans-abri", six jours après le séisme qui a ravagé Haïti. "Des blessés continuent de mourir en pleine rue, les médecins réclament à grands cris des médicaments, tandis que les pillards s'affrontent et attaquent la population en plein jour, au milieu des décombres", décrit l'envoyé spécial à Port-au-Prince du quotidien hispanophone américain El Nuevo Herald.

 

*Haïti, 15 janvier 2010. Haïti pleure ses morts

Trois jours après le violent séisme qui a détruit une bonne partie de Port-au-Prince, le cauchemar continue dans la capitale haïtienne. "Au milieu du chaos, dans une odeur de putréfaction, la tension monte alors que l'aide internationale, confrontée à d'importants problèmes logistiques, peine à arriver. Des corps sont alignés dans les rues, en attente de sépulture", décrit le quotidien de Saint-Domingue. Une partie des secours a pu se déployer depuis le territoire dominicain, alors que les chances de retrouver des survivants sous les décombres s'amenuisent. En tout, entre 40 000 et 50 000 personnes pourraient avoir péri, selon une estimation de la Croix-Rouge.

 

*Haïti, 13 janvier 2010 : au lendemain du séisme.

 

L'hebdomadaire haïtien Haïti Liberté, publié à New York avec l'aide de correspondants sur place, a réussi à boucler une édition spéciale consacrée au séisme du 12 janvier. "L'horreur et l'étendue de la destruction sismique sont insupportables, révoltantes même. Le peuple haïtien, qui a tant souffert ces six dernières années de l'inconscience et de la cupidité de ses dirigeants, ne méritait pas un tel cataclysme. Il nous faudra énormément de courage et de volonté pour surmonter cette cruelle adversité (...). Nous n'avons que nos mains nues et notre dignité de peuple pour reconstruire un pays physiquement détruit", écrit-il en éditorial. A Port-au-Prince, les secours peinent toujours à s'organiser.

 

*Equateur, 13 janvier 2010. Crise politique autour d'un projet environnemental

Fander Falconi, le chef de la diplomatie équatorienne, a démissionné le 13 janvier pour manifester son désaccord avec les derniers propos du président Rafael Correa sur le projet Yasuni ITT. L'Equateur, en échange du soutien financier de la communauté internationale, propose de renoncer à l'exploitation pétrolière d'une réserve amazonienne. Mais, le 9 janvier, Correa a accusé les pays partenaires de bafouer la "dignité" du pays en demandant que le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) administre le projet.

 

*Chili, 13 janvier 2010, Pour qui votent les supporters de Colo Colo ?

Le deuxième tour de la présidentielle chilienne, qui se déroulera le 17 janvier, suscite des débats passionnés chez les amateurs de football. Donné vainqueur de cette élection, le candidat de la droite, Sebastián Piñera, est un supporter déclaré du club de l'Universidad Católica (UC). Mais ce richissime homme d'affaires est également actionnaire d'un des plus glorieux clubs du pays, Colo Colo, champion du Chili en titre. Une double appartenance qui irrite certains supporters de Colo Colo. Le quotidien La Nación raconte ainsi que plusieurs d'entre eux ont distribué, le 13 janvier, des tracts dans un parc du centre de Santiago en appelant à ne pas voter pour Piñera. "Nous ne pouvons pas avoir confiance dans une personne qui change d'équipe quand ça l'arrange", écrivent ces supporters sous une photo montrant le candidat de la droite avec un maillot de l'UC. Selon le dernier sondage, le scrutin de dimanche s'annonce très serré : Piñera gagnerait avec 50,9 % des voix face à Eduardo Frei, le candidat de centre gauche.

 

*Guatemala, 12 janvier 2010, le président guatémaltèque innocenté du meurtre de Rogrigo Rosemberg

La Commission internationale contre l’impunité au Guatemala (CICIG) a conclu mardi 12 janvier à l’innocence du président du Guatemala, Álvaro Colom, dans le meurtre de l’avocat Rodrigo Rosenberg, assassiné le 10 mai 2009, informe La Prensa. Cette affaire avait provoqué un véritable scandale au Guatemala, le défunt ayant, avant de mourir, enregistré une vidéo où il accusait le président Colom d’être responsable de son assassinat. Rosenberg expliquait son propre meurtre par le fait qu'il était l'avocat de Khalil Musa et de sa fille Marjorie, eux-mêmes assassinés en avril 2009 pour avoir eu connaissance, toujours selon Rosenberg, d’actes de corruption impliquant le président, son épouse et son secrétaire. Selon le juriste Carlos Castresana, directeur de la CICIG, l’avocat Rodrigo Rosenberg, "profondément désespéré" par la mort de sa mère, son divorce et le meurtre de ses clients, aurait lui-même planifié son assassinat.

 

*Chili, 13 janvier 2010. Le candidat Eduardo Frei reçoit un soutien de poids

Eduardo Frei a reçu le 13 janvier un appui crucial, qui pourrait renforcer ses chances de battre son rival conservateur Sebastián Piñera, lors du deuxième tour de l'élection présidentielle, le 17 janvier. Le candidat indépendant Marco Enríquez-Ominami, qui avait obtenu 20,12 % des voix au premier tour, a publiquement appelé à voter pour Frei. Redoutant qu'une victoire de la droite ne bloque "la marche du Chili vers l'avenir", il a opté pour le candidat de la Concertation, la coalition de centre gauche au pouvoir depuis 1990.

 

*Vénézuéla, 13 janvier 2010. Chávez suspend les coupures électriques imposées

"Face aux réactions négatives des habitants de Caracas, le président vénézuélien a décidé de lever les mesures de rationnement de l'électricité", rapporte le quotidien. En raison de la crise énergétique que connaît le pays, le gouvernement a décrété des coupures d'électricité dans les différents quartiers de la capitale. Elles ont donné lieu à de nombreuses manifestations et ont provoqué une grande confusion en plusieurs endroits. Selon le journal, Chávez a également limogé le ministre de l'Energie électrique, Ángel Rodríguez.

 

*Mexique, 13 janvier 2010. Un gros poisson dans les filets de la police

Teodoro García Simental, surnommé "El Teo" ou "Trois Lettres", chef des cellules du cartel de Sinaloa, qui opèrent dans l'Etat de Basse-Californie du Sud, a été arrêté par la police fédérale mexicaine le 12 janvier, rapporte La Jornada. La police, qui le présente comme l'un des narcotrafiquants les plus recherchés du pays, lui attribue plus de 300 exécutions, notamment de policiers, de fonctionnaires et d’agents fédéraux. Sa tête était mise à prix à 30 millions de pesos (environ 1,6 million d'euros). Connu pour sa cruauté, El Teo avait d’abord été recruté en 1995 par les frères Arellano Felix, chefs du cartel de Tijuana, dont il avait été exclu en 2008. Il avait alors rejoint le cartel de Sinaloa, attisant la guerre entre les deux principaux cartels mexicains.

 

*Haïti, 12 janvier 2010 : terrible séisme en Haïti.

Un séisme de magnitude 7 sur l'échelle de Richter a dévasté le 12 janvier la capitale haïtienne, Port-au-Prince. "Le centre de la ville a été détruit, les morts sont innombrables", titre le quotidien de Saint-Domingue. De nombreux bâtiments publics se sont effondrés, parmi lesquels le palais présidentiel. René Préval, le chef de l'Etat, est indemne. Les autorités, dans ce pays le plus pauvre du continent américain, sont totalement démunies face à la catastrophe. "Elles n'ont pas encore pu évaluer le nombre de tués et de blessés, mais elles estiment que les dégâts provoqués par le séisme sont gigantesques", écrit le journal. L'aide internationale commence à s'organiser.

 

*Honduras, 12 janvier 2010. Les putschistes sur le banc des accusés.

La Cour suprême du Honduras a accepté les accusations du Parquet contre six chefs militaires ayant participé au coup d’Etat du 28 juin 2009 pour abus d’autorité et expatriation illégale de Manuel Zelaya [le président qu’ils ont destitué]", rapporte Página 12. Les militaires doivent comparaitre, le 14 janvier, devant le tribunal afin de témoigner sur les évènements du 28 juin. Selon Manuel Zelaya toujours réfugié à l’ambassade du Brésil de Tegucigalpa, il s’agit d’une "manœuvre destinée à cacher la vérité et offrir l’impunité aux généraux".  "Le Congrès du Honduras doit aussi étudier une proposition de loi d’amnistie pour tous les protagonistes du coup d’Etat", ajoute le quotidien argentin.

 

*Nicaragua, 11 janvier 2010. Lever des fonds contre Ortega.

Le journaliste nicaraguayen Jaime Arellano fait appel aux Nicaraguayens vivant aux Etats-Unis pour financer l’opposition au gouvernement de Daniel Ortega, note La Prensa. Selon le journal de Managua, l’ancien homme politique conservateur et présentateur vedette de la télévision nicaraguayenne plusieurs fois censuré a monté une association aux Etats-Unis grâce à laquelle il entend collecter des fonds pour créer un Comité de Volontaires pour la Défense de la Démocratie. Il demande à la diaspora nicaraguayenne de collaborer en versant de trois à dix dollars par mois. 650 000 Nicaraguayens vivent aux Etats-Unis, rappelle La Prensa.

 

*Cuba, 12 janvier 2010 Une vague de froid inhabituelle

Peu habitués à grelotter, les Cubains subissent cette année un hiver rigoureux. A La Havane, les températures ne sont certes pas descendues très bas (minima de 7 degrés), mais la sensation de froid est largement renforcée par la forte humidité de ce pays tropical. "Beaucoup de compatriotes sont surpris par la persistance du froid durant autant de jours consécutifs dans la majeure partie de l'archipel", écrit le quotidien officiel. Il rappelle cependant que des températures plus basses ont été enregistrées dans le passé.

 

*Vénézuéla, 11 janvier 2010. La dévaluation ne justifie pas la hausse des prix.

Après l’annonce, le 8 janvier, de la dévaluation de 50 % du bolivar, la monnaie vénézuélienne, et de l’instauration d’un double taux de change, l’un (2,6 bolivar pour un dollar) pour les secteurs prioritaires comme la santé et l’alimentation et l’autre (4,3 bolivar pour 1 dollar) pour les secteurs tels les télécommunications, l’automobile ou les commerces, le président vénézuélien a décidé de combattre la hausse des prix, explique El País. "Je veux que le peuple et la Garde Nationale soient dans la rue pour lutter contre la spéculation. Nous ne pouvons admettre que certains bourgeois et oligarques disent qu’à cause des mesures du 8 janvier ils sont obligés d’augmenter les prix", a expliqué le président vénézuélien. Il "a menacé d’expropriation" les commerçants qui augmenteraient leurs prix.

 

*Vénézuéla, 8 janvier 2010. Dévaluation : Chávez menace d'exproprier les spéculateurs

Caracas a annoncé le 8 janvier une dévaluation de la monnaie nationale, le bolivar, et l'instauration d'un double taux de change pour stimuler la production locale. Cette mesure risque d'entraîner une hausse des prix dans un pays où l'inflation est déjà très forte. Dans son allocution télévisée hebdomadaire, le président Hugo Chávez a mis en garde les commerçants qui augmenteraient abusivement leurs prix. "Faites-le si vous le souhaitez, mais nous allons vous confisquer vos magasins et les donner aux travailleurs", a-t-il déclaré.

 

 

*Argentine, 7 janvier 2010. Bras de fer entre Cristina Kirchner et le chef de la Banque centrale

Un bandeau rouge barre la une du site Internet du quotidien de Buenos Aires : "Crise institutionnelle : Cristina Kirchner fait tomber le président de la Banque centrale ; ce dernier attaque en justice". Le 7 janvier, n'ayant pas réussi à obtenir la démission de Martín Redrado, qui rechignait à laisser le gouvernement puiser dans les réserves pour payer la dette, la présidente argentine l'a destitué par décret. Problème : le  président de la Banque centrale ne dépend pas de l'exécutif, mais du Sénat. L'opposition monte au créneau.

 

*Honduras, 6 janvier 2010. Le parquet général veut poursuivre six chefs de l'état-major

Le 8 janvier, la Cour suprême du Honduras a chargé son président, Jorge Alberto Rivera, d'étudier la plainte du parquet général contre six dirigeants militaires. Le 6 janvier, le parquet général avait accusé ces derniers d'"abus de pouvoir" pour leur participation au coup d'Etat du 28 juin, qui avait vu le président Zelaya arrêté et envoyé en exil. La Cour suprême ne s'est jamais opposée jusqu'à présent aux nouvelles autorités. Zelaya a été le premier à dénoncer "un stratagème" destiné à minorer le rôle des militaires.

 

*Argentine, 6 janvier 2010. Le gouverneur de la Banque centrale tient tête à Cristina Kirchner

"Grave crise institutionnelle : le gouvernement demande le départ de Redrado, qui résiste", titre le quotidien de Buenos Aires. Le 6 janvier, le gouverneur de la Banque centrale argentine, Martin Redrado, a refusé de céder aux demandes de démission formulées par Cristina Kirchner. Celle-ci lui reproche de trop tarder à débloquer les 6,5 milliards de dollars de réserve pour payer la dette publique. L'intéressé fait valoir que son poste dépend, non de l'exécutif, mais du Sénat, et affirme qu'il mènera son mandat à terme.  

 

*Chili, 5 janvier 2010. Les mineurs de Chuquicamata reprennent le travail

Les salariés de la mine de cuivre de Chuquicamata, dans le nord du Chili, ont voté le 5 janvier la fin d'une grève entamée quarante-huit heures plus tôt, en acceptant une offre patronale de prime et de hausse des salaires. Ils avaient jugé les précédentes offres insuffisantes, invoquant la dureté des conditions de travail, en plein désert à 2 800 mètres d'altitude, et le coût de la vie élevé dans cette région du pays. Le déclenchement de la grève avait dopé le cours mondial du cuivre, le Chili étant le premier producteur mondial de métal rouge.

 

 

Colombie, 5 janvier 2010. Les FARC revendiquent l'assassinat du gouverneur du Caquetá

Le 5 janvier, dans un communiqué diffusé par l'agence ANNCOL, le canal habituel de communication des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), le bloc sud de la guérilla a revendiqué le meurtre de Luis Francisco Cuéllar. Le gouverneur du département du Caquetá (sud-ouest) avait été enlevé de son domicile et exécuté le 21 décembre. Le communiqué des FARC fait l'objet d'une "réprobation unanime", titre le quotidien. Cuéllar est le premier haut fonctionnaire assassiné depuis l'arrivée au pouvoir d'Alvaro Uribe.

 

*Chili, 4 janvier 2010. La grève des salariés de Codelco dope le cours du cuivre

Une hausse des salaires de 4 % et une prime de 12 millions de pesos chiliens (16 500 euros) : telle a été l'offre du géant public Codelco au soir de la première journée de grève générale de ses mineurs. Le 4 janvier, près de 95 % des salariés du site de Chuquicamata (nord) ont cessé le travail et stoppé l'extraction du cuivre. Ils réclament au moins 5 % de hausse des salaires, et une prime de 19 000 euros. Codelco est le premier producteur de cuivre au monde. La nouvelle de cette grève a fait flamber le cours du métal rouge.

 

Mexique, 3 janvier 2010. Le frère du "chef des chefs" est sous les verrous

Deux semaines après que son frère Arturo - le chef du cartel Beltran Leyva - a été abattu par la police, son frère Carlos a été interpellé. Le parquet mexicain a annoncé le 3 janvier qu'il se trouvait depuis le 30 décembre en détention préventive dans l'Etat de Sinaloa (nord-ouest), et ce pour quarante jours. Il était armé, et de la cocaïne a été retrouvée sur lui. Il est soupçonné, entre autres, de crime organisé et de blanchiment d'argent. Le clan des frères Beltran Leyva est l'un des plus importants cartels de la drogue mexicains.

 

 

 
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