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Novembre 2009

 

 

*Le Pérou demande des comptes au Chili

"Le gouvernement chilien a entre les mains les preuves de cette affaire d'espionnage", titre le quotidien péruvien. Par l'entremise de son ministre des Affaires étrangères, Lima a transmis à Santiago "une note de protestation et de condamnation catégorique pour des actes d'espionnage effectués à son encontre", poursuit-il. L'espion présumé, le sous-officer péruvien Victor Ariza, aurait communiqué aux Chiliens le "plan stratégique de l'armée de l'air" pour la période courant jusqu'en 2021. Un camouflet pour la sécurité nationale péruvienne.

 

*Pérou - Chili. L'arrestation d'un espion fait monter la tension entre Pérou et Chili

Les relations entre le Chili et le Pérou s’enveniment, alors qu'une affaire d’espionnage militaire défraie la chronique depuis plusieurs jours. Le président péruvien Alan García a demandé des explications au gouvernement chilien après l’arrestation d’un agent du renseignement péruvien qui a avoué travailler pour les Chiliens depuis 2005. Le gouvernement chilien nie toute implication. Mais le ton monte, rapporte le quotidien de Lima. "Seul espionne celui qui se sent faible !" s’est écrié Alan García.

 

*Pérou, 20 novembre 2009. Assassinats et trafic de graisse humaine. La police péruvienne a annoncé le 19 novembre le démantèlement d'un réseau qui aurait assassiné des dizaines de personnes afin de revendre leur graisse à des personnes l'utilisant pour la fabrication de produits cosmétiques. Les restes de certaines des victimes ont été retrouvés dans une maison où travaillait le réseau. La police enquête sur 60 disparitions dans la région de Huánuco qui pourraient être liées à l'activité de ce gang. Selon le quotidien, la graisse était ensuite envoyée en Europe.

 

 *Mexique, 17 novembre 2009. Pendant un certain temps, le Mexique est apparu comme le leader de l’Amérique latine, mais il n’est plus aujourd’hui que l’observateur du développement d’autres pays", constate El Universal. Selon le quotidien mexicain, "la plupart des spécialistes sont d’accord : le pays a gaspillé son potentiel, il n’a jamais su regarder vers le sud pour se réaffirmer, il n’a pas su profiter de l’avantage de posséder des ressources pétrolières et a méprisé la science". La détérioration de l’image du Mexique s’est accentuée avec l’insécurité, le trafic de drogue et même l'épidémie de grippe A, souligne El Universal. Par ailleurs, selon le Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPAL), le Mexique est le pays d’Amérique latine le plus affecté par l’actuelle crise économique.

 

 

*Pérou-Chili : L'arrestation d'un espion fait monter la tension entre Pérou et Chili

Les relations entre le Chili et le Pérou s’enveniment, alors qu'une affaire d’espionnage militaire défraie la chronique depuis plusieurs jours. Le président péruvien Alan García a demandé des explications au gouvernement chilien après l’arrestation d’un agent du renseignement péruvien qui a avoué travailler pour les Chiliens depuis 2005. Le gouvernement chilien nie toute implication. Mais le ton monte, rapporte le quotidien de Lima. "Seul espionne celui qui se sent faible !" s’est écrié Alan García.

 

 

*Argentine, 16 novembre 2009

Le premier mariage gay d’Amérique latine pourrait bien avoir lieu, le 1er décembre, à Buenos Aires grâce à une décision de justice, rapporte La Nación. Alex Freyre et José María Di Bello avaient sollicité à la mairie une date pour se marier en avril 2009 mais, devant le refus de l’administration, ils ont porté plainte pour "discrimination". La justice a rendu son verdict, donnant raison aux intéressés et jugeant inconstitutionnels les articles du code civil selon lesquels seules les personnes de sexe différent peuvent se marier. Le jugement peut encore être cassé en appel, précise le quotidien argentin. En attendant, Alex Freyre et José María Di Bello ont annoncé qu’ils s’inscrivaient sur le registre civil, le 16 novembre, afin d'organiser la célébration de leur mariage le 1er décembre, jour international de la lutte contre le sida. L’Argentine a déjà adopté le "contrat d’union civile", l’équivalent du PACS français.

 

*Venezuela, 13 novembre 2009.

Soucieux de la sécheresse et de ses conséquences, le président vénézuélien a déclaré, le 13 novembre, qu’il allait bombarder les nuages pour qu’il pleuve, rapporte El Espectador. "Je vais monter dans un avion et, si je croise un nuage, je le foudroierai", a affirmé Hugo Chávez. Ce dernier prône les économies d’énergie depuis plusieurs mois. Il a appelé la population à prendre des douches de trois minutes maximum pour se laver et pas de bain. Il a aussi annoncé, fin septembre, la création d’un ministère de l’Energie pour faire face à la crise énergétique. Dans le but d'apprendre à déclencher des pluies artificielles, le gouvernement a fait appel à des spécialistes et techniciens cubains.

 

*Espagne 13 novembre Iberia et British Airways scellent leur projet d'union

"Le conseil d'administration d'Iberia a approuvé à l'unanimité la fusion avec British Airways (BA) dans le but de créer la première compagnie européenne et une des premières au monde", annonce le quotidien. L'opération, qui vise à regrouper les forces des deux transporteurs pour mieux affronter la crise, sera formalisée au premier trimestre 2010 et devrait être définitivement conclue à la fin de la même année. Au terme de cette fusion, les actionnaires de BA posséderont 55 % de la nouvelle compagnie, temporairement baptisée "TopCo", et ceux d'Iberia 45 %, ce qui reflète leurs capitalisations respectives. La nouvelle compagnie sera espagnole et paiera ses impôts en Espagne, mais son siège sera à Londres et sera cotée à la Bourse londonienne.

 

*Mexique, 13 novembre 2009. Pour l'ONU, l'envoi de casques bleus à Ciudad Juárez est injustifié. "Antonio Mazzitelli, représentant du Bureau régional de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), a rejeté l'idée d'envoyer des casques bleus dans le nord du pays dans le but de lutter contre le crime organisé", explique le quotidien mexicain. Le 11 novembre, Soledad Maynez, présidente de l'Association des zones franches de Ciudad Juárez, et le président local de la chambre nationale de commerce, Daniel Murguia, avaient sollicité l'intervention des casques bleus pour contrôler le niveau élevé de criminalité dans cette ville frontalière des Etats-Unis.

 

*Chili, 12 novembre 2009. Le candidat de la droite, Sebastián Piñera, pourrait s'imposer au premier tour de la présidentielle du 13 décembre", note El Tiempo. Le quotidien cite le dernier sondage du CEP (Centre d'études publiques, une fondation indépendante, connue pour être la plus fiable du pays) publié le 11 novembre. Le candidat conservateur pourrait remporter l'élection à l'issue d'un second tour contre Eduardo Frei, le candidat de la Concertation (coalition de gauche au pouvoir). Sebastián Piñera, qui se présente pour la deuxième fois à la présidence, est en tête de ce sondage, avec 36 % des intentions de vote, devant Eduardo Frei avec 26 % et Marco Enriquez-Ominami, le candidat de gauche indépendant, crédité de 19 % des intentions de vote.

 

*Venezuela, 11 novembre 2009. Chávez ne veut pas faire la guerre avec la Colombie. "Les propos [prononcés le 11 novembre] du président du Venezuela, Hugo Chávez, qui a déclaré ne pas souhaiter une guerre avec la Colombie, ont provoqué un certain soulagement au palais de la présidence de la République du pays voisin", affirme le quotidien. Chávez avait suscité l'inquiétude de Bogotá en déclarant, le 8 novembre, que son pays devait se préparer à un conflit armé. Les autorités colombiennes ont affirmé que les dernières déclarations de Chávez allaient dans le bon sens et ont souhaité l'amélioration des relations bilatérales.

 

 

*Colombie, 10 novembre 2009 : William Bueno Largo, dit Isaza, le guérillero qui avait déserté les rangs des FARC le 26 octobre 2008 en emmenant avec lui l’homme politique Oscar Tulio Lizcano, otage pendant huit ans, a été agressé en banlieue parisienne, signale Semana. Isaza, amnistié par les autorités colombiennes, était arrivé en France le 10 décembre 2008 dans le cadre d’un accord passé entre Paris et Bogotá pour inciter des guérilleros à déserter et à libérer leurs otages. "Le 4 novembre, des hommes cagoulés sont entrés par effraction dans son appartement, l’ont tabassé et lui ont volé son argent", rapporte l’hebdomadaire colombien. La police française estime que cette agression n’a rien à voir avec le passé d'Isaza, mais ce dernier affirme que ses agresseurs l’ont traité de "balance", un mot qu’il n’a pas compris sur le moment, précise Semana dans sa rubrique Confidentiel.

 

*Colombie, 9 novembre 2009.  Bogotá veut saisir l'ONU face aux tensions croissantes avec Caracas. Le gouvernement colombien a annoncé le 8 novembre qu'il souhaitait saisir le Conseil de sécurité des Nations unies et l'Organisation des Etats américains (OEA), après les "menaces de guerre" proférées par Caracas. Quelques heures plus tôt, le chef de l'Etat vénézuélien avait invité son armée à se "préparer pour la guerre" et à apprendre au peuple "à défendre la patrie". Hugo Chávez considère que la signature en octobre d'un accord permettant à l'armée américaine de faire usage d'au moins sept bases en Colombie est une menace pour son pays.

 

*Cuba, 9 novembre 2009 : La célèbre blogueuse cubaine Yoani Sánchez relate dans son blog « Generación Y », avoir été "tabassée et séquestrée" par des hommes qu'elle suppose être des membres des services de sécurité cubains en civil. L'agression a eu lieu le vendredi 6 novembre à La Havane, près de la calle 23, alors qu’elle se préparait à participer avec son compagnon Orlando Luis Pardo à une manifestation de jeunes contre la violence. Trois hommes en civil les ont forcés, en les frappant, à entrer dans une voiture. Puis ils les ont relâchés, meurtris, un peu plus tard. "Les dizaines d'yeux qui ont vu comment ils nous ont frappés pour nous faire entrer dans l’auto, et qui ont préféré ne pas témoigner, s’ajoutent à cette bande de criminels", écrit Yoani Sánchez sur son blog. Le même jour, lors d'une conférence à La Havane, le responsable des communications sociales du Vatican, l'archevêque Claudio Maria Celli, avait  souligné l'"impact" international qu'avait le blog de Yoani Sánchez, récompensée en 2008 par le prestigieux prix espagnol Ortega y Gasset.

 

 

*Argentine ; 6 novembre 2009 : Le débat a été difficile, et par moments, poignant", commente Pàgina 12 au lendemain de l’approbation par la Chambre des députés d’une loi qui permettra l’utilisation de nouveaux procédés de recherche d’ADN dans les cas de vol des enfants des "desaparecidos" de la dictature (1973-1982). Cette mesure, très attendue par les organisations des droits de l’homme et par l’association Hijos des enfants de disparus, a été défendue avec émotion par la députée Victoria Donda, née en prison lorsque sa mère a été arrêtée par la junte. "Les militaires nous donnaient à d’autres familles de militaires comme si nous étions des chiots", a-t-elle notamment rappelé. La loi devrait prochainement être adoptée par le Sénat. Elle s’accompagne d’une mesure permettant la création d’une banque de données génétiques placée sous le contrôle d’un organisme indépendant.

 

*Argentine, 4 novembre 2009 : Un syndicat péroniste bloque la sortie en kiosque de plusieurs journaux Le 4 novembre, à l'appel de Hugo Moyano, le principal leader syndicaliste argentin, des membres de la CGT (Centrale générale du travail, péroniste) ont bloqué la distribution des quotidiens Clarín et La Nación. "La mesure n'a été levée qu'en fin de journée. Le gouvernement a gardé le silence", relate le second ce matin. Officiellement, les employés des messageries réclamaient de meilleurs salaires et conditions de travail. Mais, ces derniers temps, les relations se sont tendues entre plusieurs rédactions et le gouvernement Kirchner.

 

*Honduras, 5 novembre 2009. Un gouvernement d'union sans les hommes de Zelaya. Le président de facto du Honduras, Roberto Michelleti, a formé le 5 novembre un gouvernement d'union sans le concours du président déchu, Manuel Zelaya. Les deux hommes avaient accepté la semaine dernière de former un tel gouvernement, mais ils n'ont pu s'entendre sur la personnalité à porter à sa tête. Zelaya a donc renoncé à désigner des représentants au sein de l'équipe. Il exige d'être réintégré dans ses fonctions pour achever son mandat, qui expire en janvier, et conteste la légitimité de la présidentielle, programmée pour le 29 novembre.

 

*Paraguay, 4 novembre 2009 : Le président Lugo décapite l'armée

Fernando Lugo, président du Paraguay, a limogé le 4 novembre le chef d'état-major de l'armée de terre, celui de la marine et celui de l'armée de l'air. Il n'a pas justifié sa décision, qui survient après de nombreuses rumeurs de tentative de coup d'Etat. Lugo a lui-même déclaré cette semaine, visant l'opposition, qu'il existait "certains petits groupes de militaires pouvant être utilisés par la classe politique". Le quotidien conservateur regrette que les militaires évincés doivent désormais porter les stigmates de putschistes.

 

 

*Bolivie, 4 novembre 2009 : début de l’exploitation industrielle du Lithium ;

La Bolivie a commencé l'exploitation industrielle du lithium", rapporte La Jornada, de Mexico. Le chef de l'Etat Evo Morales s'est rendu dans l'usine pilote construite par le gouvernement en bordure du Salar de Uyuni, le plus grand désert de sel du monde, qui disposerait de plus de la moitié des réserves mondiales du précieux métal. La production de l'or gris à l'échelle industrielle atteindra sa vitesse de croisière en 2013. L'investissement prévu par l'Etat bolivien dans cette première usine s'élève à 350 millions de dollars (237 millions d'euros).

 

*Cuba, 4 novembre 2009 : Cuba et la Russie ont signé, le 3 novembre, un accord qui permettra à la compagnie publique russe Zarubezhneft de prospecter et d'exploiter du pétrole sur terre et offshore. "C'est la première collaboration de ce type souscrite par La Havane depuis la désintégration de l'Union soviétique en 1991", note El Nuevo Herald, de Miami. "Les autorités cubaines ont précisé que la prospection serait effectuée dans les zones qui possèdent les meilleures perspectives de qualité du pétrole et surtout du gaz".

 

*Colombie, 4 novembre 2009 : Alors que la tendance dans la région est à la dépénalisation de la dose personnelle de drogue, le président Alvaro Uribe a envoyé au Congrès un projet de réforme destiné à criminaliser les consommateurs. Le débat fait rage dans le pays, où l'on estime à 300 000 le nombre de consommateurs occasionnels, explique l'hebdomadaire colombien Cambio. Dans une tribune, Nicolás Uribe, un parent et partisan d'Alvaro Uribe, souligne que "les raisons d'approuver cette réforme sont nombreuses et la première d'entre elles est la prévention". "A Bogotá, la police a saisi 2,8 millions de doses personnelles de drogue de toutes sortes, c'est autant de milliards de pesos qui ne tombent pas aux mains des bandes armées", ajoute Nicolás Uribe, rappelant au passage que "le commerce de la drogue en Colombie finance le terrorisme".

 

*Colombie-Venezuela, 2 novembre 2009 : La frontière entre la Colombie et le Vénézuela a été fermée temporairement après que deux membres de la garde nationale du Venezuela ont été assassinés le 2 novembre dans l'Etat de Tachira, à un poste de contrôle situé à quelques kilomètres de la frontière colombienne. Caracas a réagi en ordonnant la fermeture de plusieurs points de passage entre les deux pays. "Les autorités vénézuéliennes pensent que cet attentat est une action de représailles après l'arrestation dans la localité de San Antonio, le 30 octobre, de dix présumés paramilitaires colombiens qui menaçaient les commercants locaux", explique le quotidien de Cali. Il s’agit d’un épisode de plus dans l’escalade de la tension diplomatique entre les deux pays.

 

*Colombie, 2 novembre 2009 : Après l'expiration de l'exception de sept ans, le Statut de Rome, qui définit les règles de fonctionnement de la Cour pénale internationale (CPI), est entré en vigueur hier en Colombie", annonçait le 2 novembre le quotidien El País de Cali. Jusqu'à présent, la CPI n'était pas compétente sur les crimes de guerre commis dans le pays. Dorénavant, les crimes commis par les paramilitaires, la guérilla des FARC ou les membres des forces régulières ainsi que les hauts fonctionnaires, jusqu'au président lui-même, pourront être portés devant cette instance internationale. Et, dans ce pays ravagé par une interminable guerre civile, "beaucoup de crimes relèvent de la compétence de la CPI : les déplacements de population, les disparitions, l'utilisation d'enfants soldats, la violence sexuelle, la torture et l'assassinat de prisonniers...", relève Marcelo Pollack, responsable d'Amnesty International à Bogotá. L'opinion colombienne se réjouit plutôt de cette nouvelle. Des députés proches du président Uribe essaient de promouvoir un texte de loi qui prévoit la création d'un groupe d'avocats spécialisés dans la défense des accusés appartenant aux autorités colombiennes (police, armée et fonctionnaires) en cas d'enquête de la CPI.     

 

*Argentine, 2 novembre 2009 : Le dernier président de la dictature passe en justice. Reynaldo Bignone, un ex-militaire qui occupa de facto la présidence de l'Argentine à la fin de la dictature, entre le 1er juillet 1982 et le 10 décembre 1983, doit répondre de l'accusation de crimes contre l'humanité à partir de ce 2 novembre. Il est jugé pour des crimes commis dans le camp militaire de Campo de Mayo, où près de 5 000 personnes auraient trouvé la mort sous la junte. "Le dernier dictateur rend des comptes", écrit le quotidien argentin, qui estime que "cette affaire représente la plus grande partie de la dette du pouvoir judiciaire envers la société argentine". Pour ce procès très attendu, les autorités ont aménagé un hangar qui abrite habituellement un terrain de football synthétique, les salles des tribunaux de Buenos Aires étant trop petites.

 

 

*Argentine 2 novembre 2009 : Une centaine d'anciens conscrits ayant fait leur service militaire pendant la dictature [d'Augusto Pinochet de 1973 à 1990] demandent des dédommagements pour avoir été forcés de violer les droits de l'homme", titre le quotidien chilien La Nación. "Ils m'ont obligé à torturer, et je suis un tortionnaire", a reconnu dimanche 1er novembre l'ancien soldat Jorge Acevedo, qui, comme beaucoup de ses pairs, avait à peine 18 ans à l'époque de la junte. Ces aveux, auxquels se sont ajoutés de nombreux autres, font suite à l'appel lancé par Fernando Mellado, le président de l'Association des anciens conscrits de 1973, pour donner – de manière anonyme – des informations concernant les 1 200 disparus de la dictature, et notamment les lieux où auraient été creusées des fosses clandestines pour y jeter les opposants au régime. Fernando Mellado réclame une prise en charge de la santé des soldats, "dont 50 % souffrent d'hypertension et de problèmes cardiaques à cause de la surdose de médicaments que leurs supérieurs les obligeaient à prendre pour inhiber leur désir sexuel. Tous ont également de graves problèmes psychiatriques", assure Mellado. La majorité de ces anciens soldats n'ont jamais parlé de peur d'être arrêtés et jugés.

 

 

 

Octobre 2009

 

 

   *Vénézuéla, octobre 2009 : Le président vénézuélien Hugo Chávez a trouvé dans le golf une nouvelle cible bourgeoise à combattre. Il veut que les terres occupées par cette discipline élitiste soient utilisées à d'autres fins. Plusieurs parcours ont déjà été fermés ces dernières années dans le pays.

 

  *Honduras, octobre 2009 :la population paie cher les pots cassé du Coup d'Etat. Depuis le coup d'Etat, la situation économique se dégrade. Les aides internationales sont gelées. Les touristes fuient et l'industrie locale est en panne. 

 

 

 

*Colombie, 30 octobre 2009 :  Bogotá et Washington signent un accord militaire controversé. La Colombie et les Etats-Unis doivent signer ce 30 octobre à Bogotá un accord militaire permettant à l'armée américaine de faire usage d'au moins sept bases militaires en Colombie. Son annonce avait déjà suscité une crise régionale et d'importantes critiques en interne. Le gouvernement colombien a déclaré que cet accord ne passerait pas par le Congrès. D'une durée de dix ans, il est destiné, selon Washington et Bogotá, à renforcer leur coopération en matière de lutte antidrogue et antiguérilla.

 

 

 *Venezuela, 29 octobre 2009 : les 76 entreprises vénézuéliennes qui ont été nationalisées au mois de mai 2009 sont à l'arrêt. Voir l'article du journal colombien Dinero.

 

 

 *Honduras, 29 octobre 2009 : La crise politique est finie. Le 29 octobre, le président putschiste Roberto Micheletti a accepté dans une déclaration officielle la perspective du retour au pouvoir du président déchu Manuel Zelaya. Micheletti a fini par céder après que les pourparlers avec l'équipe de Zelaya ont été relancés sous la pression du délégué américain pour l'Amérique latine, Thomas Shannon. Le dernier point de l'accord conclu entre les différentes parties porte sur "la possibilité du rétablissement dans ses fonctions" de Zelaya, après aval de la Cour suprême et du Congrès. L'équipe exécutive qui était en place avant le putsch du 28 juin devrait ainsi pouvoir retrouver ses fonctions. D'ici là, un "gouvernement d'unité et de réconciliation nationale" verra le jour. Il sera notamment chargé d'organiser la présidentielle, prévue pour le 29 novembre.

 

 

*Bolivie, 28 octobre 2009 : Une fois n’est pas coutume : non seulement le Fonds monétaire international (FMI) a félicité le pays pour sa bonne gestion économique et sa résistance face à la crise mondiale, mais "il a aussi applaudi la politique sociale du gouvernement", souligne le quotidien bolivien La Razón. L’institution financière a indiqué que la croissance économique de la Bolivie pourrait atteindre 3 % pour 2009 et serait la plus forte d'Amérique du Sud. Le ministre de l’Economie et des Finances bolivien, Luis Arce, n'a cependant pas manqué de souligner les différences qui existaient entre son gouvernement et l’institution financière en matière de politique économique et d’idéologie. Arce a assuré que le gouvernement continuerait donc d’appliquer le nouveau modèle économique bolivien tout en écartant certaines recommandations ou recettes chères au FMI.

 

 

 *Madrid-Cuba, 28 octobre 2009 : le gouvernement espagnol, qui prendra la présidence de l’Union européenne le 1er janvier prochain, est bien décidé à profiter de l'occasion pour amener les Vingt-Sept à se ranger derrière la politique espagnole de rapprochement avec le régime castriste. Mais la tâche n’est pas si facile, comme en témoignent les remous suscités par la visite du chef de la diplomatie espagnole, Miguel Angel Moratinos, à La Havane les 17 et 18 octobre dernier.    D’un côté, 37 prisonniers politiques cubains se sont fendus d’une lettre dans laquelle, tout en remerciant le ministre d'avoir œuvré à la libération de Nelson Aguiar, incarcéré depuis 2003 et très malade, et à l’autorisation de sortie du territoire octroyée à deux opposants, ils critiquent le fait que le ministre ait refusé de rencontrer des représentants de l'opposition et la complaisance du gouvernement espagnol envers le régime, écrit le correspondant d'El País à La Havane.  De l’autre, le gouvernement cubain, par la voix de son ambassadeur à Madrid, a fait savoir que "Cuba [n’avait] pas besoin d’intermédiaire" dans ses relations avec les Etats-Unis. Lors de sa visite à La Havane, Miguel Angel Moratinos était porteur d'un message de Barack Obama au régime cubain : "Si vous ne faites pas un pas, je n'en ferai pas non plus", rapporte également El País.   De plus, de retour à Madrid, le ministre socialiste s’est fait prendre à partie par la droite espagnole, qui l’accuse de ne pas respecter la "position commune de l’UE" qui conditionne toute coopération au changement démocratique et au respect des droits de l’homme.

 

 

*Cuba, 28 octobre 2009 : Toujours plus de pays dénoncent l'embargo américain. Pour la dix-huitième année de suite, l'Assemblée générale des Nations unies s'est prononcée le 28 octobre en faveur d'une levée par les Etats-Unis de leur embargo économique contre Cuba. Une résolution non contraignante a été adoptée par 187 voix pour, 3 contre et 2 abstentions. Le quotidien officiel qualifie ce vote d'historique car jamais cette résolution n'avait recueilli autant de voix favorables. "Une fois de plus, les Etats-Unis se retrouvent isolés sur la scène internationale", relève le journal.

 

 

*HOnduras, 28 octobre 2009 : Une délégation américaine va tenter de dénouer la crise. Une délégation américaine incluant le responsable du département d'Etat pour l'Amérique latine, Thomas Shannon, doit arriver ce 28 octobre au Honduras afin d'entamer des discussions destinées à sortir le pays de la crise née du coup d'Etat du 28 juin. "L'envoi de négociateurs a été décidé après l'échec des pourparlers entre le gouvernement de Roberto Micheletti et le président destitué Manuel Zelaya visant à trouver un accord", explique le journal. Le temps presse avant l'élection présidentielle, qui doit avoir lieu le 29 novembre.

 

 

*Chili, 26 octobre 2009 : la présidente Bachelet veut limiter les pouvoirs des tribunaux militaires. "Michelle Bachelet, la présidente du Chili, a pris en compte les critiques internationales sur les compétences excessives des tribunaux militaires, héritées de la dictature (1973-1990)", relate le quotidien de Santiago. Le 26 octobre, elle a déposé un projet de loi qui limite la juridiction et la compétence des tribunaux militaires pour juger des civils. Selon elle, le texte, s'il est adopté, permettrait à la justice militaire de fonctionner conformément aux principes de la démocratie chilienne. Au Congrès de trancher.

 

 

*HOnduras, 25 octobre 2009 :  Un neveu du président putschiste est retrouvé assassiné. "Mystère autour du meurtre du neveu de Micheletti", titre le quotidien de Tegucigalpa. Le corps d'Enzo Guillermo Micheletti a été retrouvé le 25 octobre au soir dans la région de Choloma, dans le nord du Honduras. Le jeune homme, âgé de 25 ans, a été tué d'une balle dans la tête, ainsi que l'ami qui se trouvait avec lui. A-t-il été assassiné en raison de ses liens avec Roberto Micheletti, qui assure la présidence par interim du Honduras depuis le putsch de juin dernier ? Selon la police, c'est l'hypothèse la moins probable.

 

 

*Uruguay, 25 octobre 2009 :  Le Frente Amplio échoue à s'imposer dès le premier tour. La coalition de gauche au pouvoir a remporté un succès en demi-teinte, le 25 octobre, au premier tour des élections législatives et présidentielle. Son candidat, l'ex-guérillero José Mujica, arrive premier, mais avec 40,6 % des voix, ce qui l'oblige à un second tour contre l'ancien président Lacalle (droite). "Le Frente Amplio a perdu la majorité au Parlement, et les électeurs ont rejetté sa proposition d'annuler la loi de caducité", qui protège les auteurs de crimes commis sous la dictature (1973-1985), écrit le quotidien.

 

 

 

 

 




*Venezuela : 21 octobre 2009, Chávez crée des milices bolivariennes. "Hugo Chávez a promulgué le 21 octobre la réforme instituant la création de milices bolivariennes, un corps armé constitué de civils et placé sous l'autorité directe du président. Et il a réinstauré un service militaire obligatoire d'un an", explique le quotidien espagnol. Ces milices sont destinées à épauler les forces armées. "La loi prévoit que les milices rentrent en activité quand est décrété l'état d'exception, lors de périodes d'entraînement et pour porter assistance à la population en cas d'urgence", ajoute le journal.

 

*Vénézuéla, 21 octobre 2009 : Hugo Chávez a annoncé le 21 octobre la création d'un ministère de l'Energie électrique, chargé de remédier aux pénuries de courant, ainsi qu'une série de mesures d'économie. Il veut diminuer de 30 % la consommation d'électricité du Venezuela, alors que de trop faibles précipitations empêchent les barrages hydroélectriques de fonctionner normalement. Le quotidien d'opposition ne perd pas l'occasion de critiquer le président : "La crise électrique est fille légitime d'Hugo Chávez. Pas besoin de tests ADN pour le prouver."

 

 

*Cuba, 20 octobre 2009: Castro fustige les occidentaux sur le climat. Dans sa dernière "réflexion", publiée dans Granma le 20 octobre, Fidel Castro affirme que la lutte contre le réchauffement climatique est devenue une "question de vie ou de mort", faisant référence à son célèbre mot d'ordre "la patrie ou la mort". Il ajoute que ce sont les pays du Sud qui se chargeront de "la survie de l'espèce". Il fustige aussi les mesures prises jusque-là par les pays industrialisés avant de préciser qu'"à aucun autre moment de l'histoire humaine nous n'avons eu à faire face à un danger de cette importance". Anticipant le sommet de Copenhague sur le climat, Fidel Castro explique que "le système capitaliste non seulement nous opprime et nous pille, mais les pays industrialisés les plus riches veulent aussi imposer au reste du monde le fardeau de la lutte contre le changement climatique".

 

 

*Espagne- Cuba, 20 octobre 2009:  Au lendemain de la visite à La Havane du ministre des Affaires étrangères espagnol, Miguel Ángel Moratinos, le gouvernement cubain a accepté, le 20 octobre, la libération de deux prisonniers politiques, Nelson Alberto Aguiar et Lázaro Angulo, pour raisons médicales. Il a aussi remis en liberté conditionnelle un homme d'affaires espagnol détenu depuis un mois pour corruption. "De source diplomatique, ces libérations résulteraient de la nouvelle politique de Madrid à l'égard de La Havane", explique le quotidien ibérique.

 

 

*Guatemala, 20 octobre 2009 : La Cour suprême de justice (CSJ) du Nicaragua, composée en totalité par des sympathisants du gouvernement, a autorisé la réélection immédiate de l'actuel président du pays, rapporte le quotidien La Prensa. La décision, prise "en un éclair et à l'encontre des procédures judiciaires établies par la loi", modifie "de facto" la Constitution nicaraguayenne, qui interdisait à un élu de briguer un second mandat consécutif et qu'Ortega avait déjà essayé de réformer sans succès via le Parlement quelques semaines auparavant", souligne le quotidien de Managua. Elu en 2006, Ortega pourra être candidat à sa propre réélection en 2011. La résolution favorise également les 109 maires du Front sandiniste de libération nationale (FSLN, parti du gouvernement, gauche), qui pourront aussi aspirer au renouvellement de leur mandat en 2012. Seul un recours déposé par le Conseil suprême électoral (CSE) dans un délai de vingt-quatre heures pourrait permettre un réexamen de la décision de la CSJ.

 

*Vénézuéla 19 octobre 2009 : le président Hugo Chávez a demandé à ses administrés et à plusieurs ministères de faire des économies d'électricité, en raison de la baisse de production des usines hydroélectriques du pays. "Il n'est pas tombé assez de pluie cet hiver. Le niveau du barrage de Guri a fortement baissé et il a atteint le plus bas niveau de son histoire", a déclaré le chef de l'Etat. "La centrale de Guri, ainsi que celles de Caruachi et de Macagua, toutes trois construites sur le fleuve Caroní, génèrent plus de 75 % de l'énergie consommée par le pays et approvisionnent également des villes du nord du Brésil et de Colombie", rappelle El Nuevo Herald.

 


*Uruguay, 19 octobre 2009. La loi de "caducité" est déclarée inconstitutionnelle. La Cour suprême a voté le 19 octobre, à l'unanimité, contre la loi de "caducité pénale" qui protège les auteurs de crimes commis pendant la dictature uruguayenne (1973-1985). Elle se prononçait dans le cadre d'une enquête sur l'assassinat en 1974 de la militante communiste Nibia Sabalsagaray. Cette décision survient alors que les Uruguayens sont convoqués le 25 octobre pour voter en faveur de ou contre cette loi. Ce référendum coïncide avec un autre scrutin très important pour le pays : le premier tour de la présidentielle.

 

 

*Amérique latine, 17 octobre 2009. Les dirigeants des pays membres de l’Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA) ont approuvé, lors de leur septième sommet, le 17 octobre à Cochabamba, le traité constitutif du sucre, la monnaie qui prétend être une alternative au dollar et que ces pays utiliseront dans un premier temps pour leurs échanges commerciaux, rapporte El País. Selon le quotidien espagnol, "le président Hugo Chávez a affirmé que cette nouvelle devise ne prétend pas seulement chasser le dollar, mais surtout permettre une véritable lutte contre la pauvreté et la misère dans les pays de l’ALBA". Prenant exemple sur la gestation de l’euro, les pays de l’ALBA souhaitent faire du sucre leur monnaie commune.

 

*Venezuela, 16 octobre 2009 : L’entreprise pétrolière espagnole REPSOL a annoncé la découverte de nouvelles poches de gaz, jusqu’alors inconnues, sur la côte du Vénézuéla. IL s’agirait de la plus grande découverte jamais réalisée dans ce pays. 

 

 

*Argentine, 16 octobre 2009 : Méga scandale autour de médicaments.  "C'est le scandale du siècle", s'était exclamé Clarín le mois dernier lors de l'ouverture de l'enquête destinée à faire la lumière sur les gigantesques fraudes de la dite "mafia des médicaments". L'histoire a commencé, début août, par l'arrestation de Néstor Lorenzo, le directeur d'un important laboratoire pharmaceutique, accusé d'avoir altéré la composition de médicaments. L'affaire a vite éclaboussé l'ensemble des mutuelles de santé du syndicat des travailleurs de la banque et impliquerait une centaine d'autres mutuelles de santé ouvrières. "Cette enquête révèle le coté obscur de l'Argentine", estime le Nuevo Herald de Miami. 51 mutuelles sont actuellement sous le coup d'une enquête judiciaire pour trafic de faux médicaments ou vente de produits périmés.  Plus grave encore, les supposées manoeuvres des mutuelles pour obtenir des fonds auprès de l'APE, un organisme du Ministère de la Santé qui aide les mutuelles à faire face aux dépenses de santé des malades les plus gravement atteints. Pour toucher ces fonds, elles auraient inventé un bon nombre de pathologies graves à leurs affiliés, n'hésitant pas à falsifier leurs comptes rendus médicaux. Elles leur prescrivait ensuite de faux médicaments. "La distribution des fonds de l'APE à la mutuelle des ouvriers chauffeurs routiers a ainsi augmenté de 700 % entre 2004 et 2007", note le Nuevo Herald. "Le scandale pourrait atteindre le gouvernement, révèle le quotidien, car au domicile de Nestor Lorenzo, les policiers ont découvert une série de factures qui montre sa contribution au financement de la campagne de la présidente argentine".       

 

*Mexique, 15 octobre 2009.  Mobilisation contre la fermeture de la compagnie publique d'électricité. "Plus de 350 000 personnes ont manifesté le 15 octobre à Mexico pour protester contre la décision du gouvernement fédéral de fermer la compagnie Luz y Fuerza entraînant le licenciement de 44 000 travailleurs", rapporte le quotidien. Cette décision a été adoptée le 11 octobre par le président libéral Felipe Calderón, qui déplore le manque de compétitivité de l'entreprise. L'alimentation en électricité à Mexico et dans sa périphérie a été confiée à une autre entreprise publique, la Compagnie fédérale d'électricité (CFE).

 

 

*Argentine- Uruguay, 14 octobre 2009 : grâce au match de footbal qui oppose l'Uruguay à l'Argentine, le 14 octobre, à Montevideo, le pont international entre les deux pays sera rouvert quelques heures, rapporte BBC Mundo. Celui-ci est bloqué depuis trois ans par des manifestants argentins qui protestent contre l’installation, côté uruguayen, d’une usine de papier finlandaise qui polluerait les eaux du fleuve qui sépare les deux pays. En raison de l’importance du match – il compte pour les qualifications à la Coupe du monde de 2010 –, les différentes associations de protestataires ont accepté de lever le blocus pendant quelques heures, le temps pour les supporters argentins de passer, de voir le match et de rentrer chez eux. L’affaire de l’usine de papier Botnia empoisonne les relations bilatérales depuis de longues années. Buenos Aires accuse Montevideo de contaminer les eaux binationales, ce que Montevideo nie. L’affaire a été portée dès 2006 devant la Cour internationale de justice de La Haye, qui devrait rendre son verdict d’ici un an.

 

 

 

Amérique latine, 12 octobre 2009. Le 12 octobre est un jour de deuil national”, a déclaré le président bolivien Evo Morales à l’occasion de la commémoration de la découverte de l’Amérique en 1492, rapporte El Nuevo Herald de Miami. Le Jour de la race, comme on le connaît en Amérique latine, est aussi le jour de la fête nationale espagnole et le Jour de l’hispanité. Le président bolivien a signalé que la colonisation espagnole n’a apporté que “de la faim, de la misère et des maladies” aux peuples indiens. A La Paz, un groupe de manifestants a demandé que l’on retire les statues de Christophe Colomb et d’Isabelle la Catholique qui trônent dans la capitale, informe le quotidien chilien La Nación. A Santiago, des parlementaires socialistes se sont engagés à présenter un projet de loi pour supprimer ce jour férié, Au Guatemala, au Paraguay, en Equateur et en Colombie, des organisations ont profité de cette date symbolique pour organiser des manifestations et déplorer le peu d’attention que les gouvernements actuels prêtent aux peuples autochtones. A Barcelone, plus de 300 personnes se sont mobilisées contre l’impérialisme et le racisme. “L’hispanité est un génocide”, pouvait-on entendre lors de la manifestation, selon les informations de La Vanguardia. Quelques mètres plus loin, plus de 500 membres de l’extrême droite ont défendu leur droit à “bénéficier en priorité des prestations que les envahisseurs illégaux nous volent”, en référence aux immigrés latino-américains en Espagne.

 

 

*Mexique, 11 octobre 2009  : La fermeture d'un compagnie d'électricité fait des étincelles. Depuis ce week-end, le bras de fer entre le gouvernement de Felipe Calderón (PAN, droite) et le Syndicat des électriciens mexicains (SME) fait la une de la presse mexicaine. Le 11 octobre, le gouvernement a décidé de fermer la compagnie publique d'électricité Luz y Fuerza, qui emploie 44 000 salariés, invoquant des coûts de fonctionnement trop élevés. De manifestations en rassemblements, le SME a reçu le 12 octobre le soutien d'Andrés Manuel López Obrador, adversaire malheureux de Calderón à la présidentielle de 2006.

 

  *Vénézuéla; 9 octobre 2009 : Le décret présidentiel n° 6962, publié dans le Journal officiel 39282 du 9 octobre, ordonne l’acquisition forcée du complexe hôtelier Margarita Hilton & Suites, ainsi que sa marina", rapporte El Nacional. L’hôtel et ses dépendances s’étendent sur une superficie de 89 670 m2 et comprennent 280 chambres, 210 suites, un casino, des locaux commerciaux, des restaurants, des bureaux et des salons, explique le quotidien vénézuélien. C'est dans cet établissement de luxe situé sur l’île Margarita que s’est tenu dernièrement le IIe sommet Amérique du Sud-Afrique, qui a réuni des chefs d’Etat et des représentants de plus de soixante pays. Le président Hugo Chávez avait alors exprimé de manière informelle sa volonté de voir ce complexe hôtelier devenir propriété de l’Etat. C'est chose faite.

 

 *Espagne 7 octobre 2009, Le parti conservateur pris dans un scandale de corruption. Mariano Rajoy, chef du Parti populaire (droite), a tenté de calmer les esprits mercredi 7 octobre, alors que les révélations se multiplient au sujet d'un scandale de corruption touchant  son parti, actuellement dans l'opposition. De nombreux membres du parti auraient reçu des commissions, des cadeaux ou autres avantages de la part d'un réseau d'entreprises en échange de l'octroi de contrats publics. Alors que la presse publie des documents compromettants pour le parti, Rajoy a assuré que "toutes les responsabilités seraient établies" dans l'affaire dite "Gürtel".

 

 

 

  *Equateur- Colombie, 7 octobre 2009. L'Equateur se dit prêt à se joindre à la lutte contre les FARC. "Qu’ils nous disent où ils se trouvent et nous les capturerons”, a déclaré le président équatorien Rafael Correa en réponse à la proposition de Bogotá de mener une lutte conjointe contre les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Des membres de cette guérilla colombienne trouvent refuge sur le territoire équatorien. Correa a exigé des informations “sérieuses et précises” de la part de son voisin. L’Equateur et la Colombie sont en passe de normaliser leurs relations, rompues depuis 2008.

 

 

  *Honduras, 7 octobre 2009.  Vers une reprise du dialogue au Honduras. L'amnistie et le retour du président destitué Manuel Zelaya domineront l’agenda des représentants de l’Organisation des Etats américains (OEA) qui devaient arriver, le 7 octobre, à Tegucigalpa dans l’espoir de renourer le dialogue et de résoudre la crise politique déclencée par le coup d’Etat du 28 juin, note Tiempo. Dans son éditorial, le quotidien du Honduras s’interroge cependant sur le rôle des représentants de l’OEA qui ont été assignés par le chef de l’Etat de facto Roberto Micheletti "à n’être que des témoins d’honneur à la table des négociations". "La question fondamentale tant pour les Honduriens que pour la communauté internationale est d'entériner une fois pour toutes le rejet des coups d’Etat quelle que soit leur nature et celui des régimes dictatoriaux en Amérique et ailleurs dans le monde", affirme le quotidien.

 

 

 *Honduras, 5 octobre 2009 :  Le président de facto Roberto Micheletti a annoncé l'abrogation le 5 octobre d'une série de mesures restreignant certaines libertés civiles au Honduras. Il a également admis pour la première fois la possibilité d'un retour au pouvoir du chef de l'Etat déchu Manuel Zelaya après l'élection présidentielle du 29 novembre. "S'il y a des élections transparentes et si nous élisons un nouveau président, on peut alors envisager n'importe quel scénario, n'importe quelle solution", a déclaré Micheletti lors d'une interview télévisée.

 

 

*Brésil, 2 octobre 2009 : Pour la première fois, une ville d’Amérique latine (Rio de Janeiro) va organiser les Jeux olympiques. Cela a suscité la joie et la fierté de tous les habitants et gouvernements d'Amérique latine.

 

 

 *Equateur, début octobre 2009: Plus de 200 Indiens sont mobilisés depuis le 28 septembre pour protester contre la politique du gouvernement concernant l'exploitation des ressources naturelles. Ils s'opposent à un projet de loi de privatisation de l'eau dans la région et refusent la prise de contrôle par le gouvernement des ressources minières et pétrolières présentes sur leur territoire. Le 30 septembre, dans la localité de Macas, deux Indiens ont été tués et neuf autres blessés dans des affrontements avec les forces de l'ordre. La confédération des Nations indigènes d'Equateur (CONAIE) a décidé d'ouvrir le dialogue avec le gouvernement du président Rafael Correa, à condition que les réunions se tiennent à Pastaza (Sud-Ouest)", rapporte El Comercio, de Quito. Les Indiens s'engagent à lever le blocus des routes si le président se déplace dans la région afin de garantir aux manifestants une certaine sécurité par rapport aux forces de l'ordre.

 

 

 

Septembre

 

*Venezuela, fin septembre 2009 : Plus de 150 étudiants en grève de la faim. Plusieurs groupes d'étudiants se sont mis en grève de la faim en différents lieux du pays. Ils protestaient initialement contre l'arrestation de Julio César Rivas, de l'université de Carabobo, accusé d'incitation à la violence dans une manifestation le 22 août contre une loi sur l'éducation. Il a été relâché le 28 septembre. Les étudiants continuent leur mobilisation pour obtenir la libération d'autres dirigeants. Selon le journal, plus de 150 personnes se trouvent actuellement en grève de la faim.

 

 

 

*Fin septembre 2009, Pérou, Colombie, UE. : L'Union européenne est en train de préparer un traité de libre échange (en espagnol :  TLC, Tratado de Libre Comercio)  avec le Pérou et la Colombie. Les négociations en sont à leur phase finale. Ce traité pourrait entrer en vigueur en  mars 2010. La mise en place de ce traité traité fait suite à l'échec de la mise en place d'un traité similaire entre la CAN (Comunidad andina de Naciones) regroupant le Pérou, la Colombie, l'Equateur et la Bolivie et, d'autre part, l'Union européenne. Cet échec est dû au fait que l'Equateur et la Bolivie, deux pays gouvernés à l'extrême gauche, sont opposés aux traités de libre échange.La Colombie et le Pérou ont donc décidé de négocier de leur côté avec l'Union européenne.

 

 

  *Honduras, 30 septembre 2009. Une drôle de solution à la crise. L'industriel Adolfo Facussé a assuré que le président de facto Roberto Micheletti accepterait de démissionner si le président destitué Manuel Zelaya reprenait nominalement son poste tout en étant arrêté en vertu du mandat d'arrêt lancé par la justice au lendemain du coup d'Etat, rapporte La Prensa. Cette "solution à la crise" a été révélée par le président de l’Association nationale des industriels (ANDI) lors d’une réunion "atypique" à laquelle étaient convoqués des représentants du secteur privé et des leaders de la résistance, relate le quotidien proche des putschistes. Selon ce plan, Micheletti "rentrerait chez lui et obtiendrait probablement une charge de sénateur à vie au Congrès". En attendant les élections, le pays serait gouverné par un cabinet intérimaire.

 

 

 *Pérou, 28 septembre 2009: Fujimori plaide coupable pour écoutes illégales et corruption. Déjà condamné à vingt-cinq ans de prison pour violations des droits de l'homme, l'ex-président du Pérou Alberto Fujimori (1990-2000) a comparu une nouvelle fois, le 28 septembre, devant la justice de son pays. Il a plaidé coupable pour plusieurs chefs d'inculpation portant sur des écoutes illégales d'opposants ou le versement de pots-de-vin à des députés et journalistes. Il espère ainsi écourter son procès - le quatrième depuis 2007 - et éviter un défilé de témoins et le descriptif détaillé des méthodes de son régime.

 

 

*Honduras, 28 septembre 2009 : le régime de facto décrète l’état d’exception. "Le gouvernement du président Roberto Micheletti a suspendu pour quarante-cinq jours au moins cinq garanties constitutionnelles, en raison des appels à l'insurrection lancés par le président déchu Manuel Zelaya, plaçant ainsi le pays en état de siège", écrit le quotidien El heraldo proche du régime de facto qui a pris le pouvoir le 28 juin. Les autorités ont notamment décidé d'"interdire toute réunion publique non autorisée" et d'"empêcher la diffusion par n'importe quel média de programmes portant atteinte à la paix".

 

 

  *Amérique latin, 27 septembre 2009 : Naissance de la Nouvelle Banque du Sud. Sept pays latino-américains ont enfin signé l’acte de naissance officielle de la Banque du Sud, rapporte le quotidien Página 12. Le projet de cet organisme présenté comme une riposte latino-américaine au Fonds monétaire international (FMI) et qui doit permettre de financer des programmes de développement économique et social dans les Etats membres avait été lancé en décembre 2007. Mais la signature de son acte de création officielle avait sans cesse été repoussée depuis. Le capital de départ devrait atteindre 20 milliards de dollars (soit 14 milliards d’euros) et sera apporté par l'Argentine, le Brésil, la Bolivie, l'Equateur, le Paraguay, l'Uruguay et le Venezuela.  L'annonce en a été faite le 27 septembre par les chefs de ces Etats, réunis sur l’île de Margarita au Venezuela lors du sommet Amérique du Sud–Afrique (ASA). Le siège de la Banque sera à Caracas, mais l’organisme ouvrira aussi deux succursales en Argentine et en Bolivie.

 

 

*Venezuela, 26-27 septembre 2009 : lors d'un sommet ASA [Amérique du Sud - Afrique] l'Amérique du Sud et Afrique ont réclamé la levée de l'embargo contre Cuba. Les pays d'Amérique du Sud et d'Afrique, réunis en sommet les 26 et 27 septembre au Venezuela, ont appelé dans un communiqué commun les Etats-Unis à lever l'embargo contre Cuba. Cette réunion a permis au gouvernement vénézuélien de signer huit accords énergétiques avec plusieurs pays du continent africain. Le quotidien El nacional, opposé au président vénézuélien, relève qu'Hugo Chávez a profité de cette rencontre pour prendre la défense de son homologue zimbabwéen Robert Mugabe, en accusant les pays occidentaux de le "diaboliser".

 

 

 

*Espagne, 26 septembre 2009: malgré la controverse, l'Espagne adopte une nouvelle loi sur l'avortement.   Le gouvernement espagnol (socialiste) vient d'approuver une réforme du droit à l'avortement, pour permettre aux femmes de pouvoir interrompre leur grossesse jusqu'à leur 14e semaine, sans restrictions, contrairement à aujourd'hui.

 

 

*Colombie // Equateur, 24 septembre 2009. Bogotá et Quito vont rétablir leurs relations diplomatiques. A la suite d'une réunion organisée à New York en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, les gouvernements de l'Equateur et de la Colombie ont annoncé le 24 septembre avoir entamé un dialogue pour normaliser leurs relations diplomatiques. La première étape sera la désignation en octobre de chargés d'affaires par les deux pays. Le 3 mars 2008, Quito avait rompu ses liens avec Bogotá après le bombardement, par l'armée colombienne, d'un camp de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) situé sur son territoire.

            Lire un article de la revue colombienne Semana

 

 

*Honduras, 23 septembre 2009. De violentes manifestations éclatent dans la capitale. Les partisans du président déchu Manuel Zelaya se sont affrontés avec la police et l'armée le 23 septembre. Depuis l'ambassade du Brésil, où il a trouvé refuge, Manuel Zelaya a affirmé qu'une dizaine de personnes avaient été tuées cette semaine. Il s'est également dit prêt à dialoguer en personne avec son rival, le président de facto Roberto Micheletti. L'ONU, qui encourage ce dialogue, a donné un avertissement supplémentaire à Micheletti en suspendant son assistance technique électorale pour l'élection présidentielle prévue le 29 novembre. Quant au président de facto du Honduras Roberto Micheletti, il a ouvert une toute petite porte au dialogue. Dans un entretien accordé à BBC Mundo, il a affirmé que "la seule négociation possible à la crise est la tenue de l’élection présidentielle du 29 novembre". Mais il a rappelé qu’il n'était cependant pas disposé à parler directement à Manuel Zelaya, tant que celui-ci n’aura pas accepté le principe des élections. Par ailleurs, Roberto Micheletti dément qu'"il y [ait] eu des morts" lors des affrontements entre la police et les manifestants venus soutenir Zelaya devant l’ambassade du Brésil à Tegucigalpa. "Zelaya ment, il continue de mentir", lance-t-il. Mais il omet de répondre lorsque la journaliste lui demande s'il est vrai que des opposants ont été arrêtés et regroupés dans un stade de Tegucigalpa.

 

 

  *Honduras, 21 septembre 2009. Avec l'aide de Lula, Zelaya fait son retour à Tegucigalpa. L'ambassade d'un pays sud-américain a aidé Zelaya à revenir au Honduras et à se réfugier à la mission diplomatique du Brésil pour ne pas être capturé", annonce sur son site Internet le quotidien El Heraldo, hostile au président déchu. A la surprise générale, l'ancien chef de l'Etat Manuel Zelaya, renversé le 28 juin, est revenu le 21 septembre à Tegucigalpa. Après avoir demandé à l'armée de "retourner ses fusils contre les ennemis du peuple", il a ce 22 septembre appelé les Honduriens à marcher sur la capitale pour faire tomber le pouvoir en place, dirigé par Roberto Micheletti. En réponse, ce dernier a fermé les quatre aéroports internationaux du pays, décrété le couvre-feu et sommé Brasília de livrer Zelaya, qui se trouve pour l'instant dans les locaux de l'ambassade du Brésil à Tegucigalpa.

 

 

 

*Equateur, 20-21 septembre 2009. La IXe Conférence sud-américaine sur les migrations s'est tenue, les 21 et 22 septembre, à Quito. Elle a rassemblé les représentants de 12 pays, qui ont été accueillis par un gigantesque poster sur lequel était écrit "Nous sommes tous des migrants", rapporte El Comercio. Les participants ont affirmé leur volonté de faire appliquer dans le monde la "libre circulation des personnes qui sortent de leur pays". Ils ont aussi unanimement critiqué des mesures comme la “directive retour” approuvée par le Parlement Européen en 2008, qui restreint le transit des migrants.

 

 

 *Pérou, 21  septembre 2009. Le 21 septembre, un joli coup de filet a permis aux autorités de mettre la main sur un responsable politique de la guérilla maoïste du Sentier lumineux, Branly Maldonado, qui dirigerait l’organisation dans la zone [connue pour sa culture du coca] de Huallaga. Cette arrestation fait suite à la  parution du livre d’Abimael Guzmán, l’ex-dirigeant du  Sentier lumineux. Depuis sa prison, il soutient que son mouvement est en train de reprendre de la vigueur dans la région appelée VRAE (la vallée de l’Apurímac, un des principaux fleuves du pays).

 

 

 *Bolivie, 21 septembre 2009. Evo Morales critique l'aide nord-américaine. Le gouvernement de Bolivie a demandé aux Etats-Unis de revoir son programme de coopération avec le pays. "Le ministre du Développement, Noel Aguirre, a expliqué que La Paz prétendait réorienter l'aide que le pays reçoit de la part de l'agence étasunienne USAID", rapporte le journal Los Tiempos. Les projets de l'USAID portent sur "un renforcement des institutions démocratiques" et arrivent à leur terme en novembre. "Nous souhaitons que ces programmes se concentrent plutôt sur une aide au développement social", a précisé le chef de l'Etat, Evo Morales. Depuis l'expulsion en septembre 2008 de l'ambassadeur des Etats-Unis en Bolivie pour "délit d'affabulation" et le renvoi du territoire de la DEA (l'agence antidrogue américaine) en novembre pour "espionnage", les relations entre les deux pays sont au plus bas. Evo Morales estime que l'aide américaine vise à financer les leaders de l'opposition.

 

 

*Cuba, 20 septembre 2009. Un concert historique pour la paix. Plusieurs centaines de milliers de Cubains ont assisté le 20 septembre, sur la place de la Révolution de La Havane, au concert "Paix sans frontière", organisé par le chanteur colombien Juanes. "Le spectacle, qui a duré cinq heures, est un succès historique inédit, tant par le nombre de spectateurs que par ses répercussions internationales", souligne le journal officiel Juventud rebelde. Il avance le chiffre de 1.150.000 spectateurs. Ce concert, dont l'objectif était de tendre un pont entre Washington et La Havane, a réuni des artistes locaux, latinos et européens.

 

 

*Equateur, 18 septembre 2009. Une base américaine ferme ses portes. La base antidrogue américaine de Manta sera définitivement remise aux autorités équatoriennes vendredi 18 septembre, après dix ans de concession. Opposé à la présence de troupes étrangères sur son territoire, le président équatorien Rafael Correa, au pouvoir depuis janvier 2007, a refusé de renouveler la concession de cette base située sur l'océan Pacifique à 280 kilomètres au sud-ouest de Quito. Celle-ci devrait désormais être utilisée par des membres des forces aériennes équatoriennes.

 

 

 *Argentine, 17 septembre 2009. La loi sur l'audiovisuel est adoptée sans opposition par le Parlement.  Les députés de l'opposition s'étaient retirés bien avant la fin des débats. Le 17 septembre, à 1 heure du matin, au terme d'une session marathon, les élus argentins ont donné leur aval à la loi de réforme de l'audiovisuel. Le texte, présenté par le gouvernement Kirchner comme une tentative pour lutter contre les monopoles, est très controversé. Rien ne dit qu'il sera appliqué : il doit encore être validé par le Sénat alors que, le 10 décembre, un nouveau Congrès où le gouvernement ne disposera plus de la majorité doit inaugurer son mandat.

 

 

 *Amérique latine, 15 septembre 2009. Le sommet de l'UNASUR se termine par un échec. Les ministres de la Défense des pays membres de l'Union des nations sud-américaines (UNASUR), qui avaient rendez-vous le 15 septembre à Quito, capitale de l'Equateur, se sont quittés sans être parvenus à un accord. Ils n'ont pas réussi à s'entendre sur la mise en place d'un dispositif de sécurité commun. Comme on pouvait s'y attendre, "a principale pomme de discorde a été l'accord signé entre Bogotá et Washington, qui autorise les Etats-Unis à utiliser sept des bases militaires colombiennes.

 

 

*Mexique, 14 septembre 2009. Coup de filet dans la poice mexicaine. Cent vingt-quatre policiers de l’Etat de Hidalgo, dans le centre du pays, ont été arrêtés le 14 septembre, rapporte El Universal. Tous sont accusés d’être liés à la branche armée du puissant cartel du Golfe, les Zetas. Il s'agit de membres de la police municipale, de la police de l’Etat et même de la police fédérale qui protégeaient et informaient les Zetas en échange d'argent. Ils participaient aussi à des enlèvements, des disparitions, des extorsions et des exécutions, précise le quotidien mexicain.

 

 

  *Cuba, 14 septembre 2009. Barack Obama a signé, le 14 septembre, la prorogation pour un an de l'embargo commercial contre Cuba. Malgré les espoirs suscités pendant sa campagne et le récent assouplissement de certaines sanctions économiques, le président américain n’a donc pas dérogé à la coutume qui existe depuis 1963. La décision a été accueillie avec "déception" par les habitants de l’île, note le correspondant de BBC Mundo à La Havane. Le gouvernement cubain n’a pas encore réagi officiellement. Dans une très courte déclaration, Barack Obama a estimé que "la prorogation de ces mesures contre Cuba convenait aux intérêts nationaux des Etats-Unis".

 

 

*Espagne, 14 septembre 2009. Nouvelles prévisions de récession pour l'économie espagnole. La commission européenne prévoit que la récession en Espagne sera plus longue, mais moins grave que pour la moyenne des pays de l'Union européenne. L'Espagne devrait donc sortir de la crise plus tard que ses voisins européens.

           Voir un reportage de RTVE.

 

 

*Bolivie, 13 septembre 2009. La tournée espagnole d'Evo Morales. Evo Morales a entamé le 13 septembre à Madrid "une longue visite du pays d’où proviennent la plus grande partie des investissements étrangers liés à l’exploitation du gaz et des ressources minières, ainsi que les envois d’argent de près de 250 000 Boliviens immigrés – pour la plupart sans papiers – qui représentent près de 10 % du PIB bolivien", souligne Página 12. "L’intensité et le haut niveau des rencontres montrent l’importance que revêt la Bolivie pour les entreprises espagnoles", estime le quotidien argentin. Celui-ci s’étonne pourtant de "la partialité absolue avec laquelle les médias espagnols traitent le président bolivien". "La presse, quelle que soit son orientation politique, traite avec son mépris habituel les présidents appartenant à l''axe bolivarien'. C'est-à-dire ceux qui, comme par hasard, remettent en question l’exploitation de leurs ressources naturelles par les multinationales espagnoles". 

        Voir un reportage télé sur cette visite d'Evo Morales (RTVE). 

        Lire un article du Pais.

 

 

*Vénézuéla, 13 septembre 2009. La Russie investit un milliard de dollars dans le pétrole vénézuélien. Un consortium d'entreprises russes a accepté de verser 1 milliard de dollars au Venezuela, pour pouvoir participer à l'exploitation des réserves de pétrole du bassin de l'Orénoque. Caracas a annoncé la création d'une société à capital mixte dont le Venezuela détiendrait 60 % et les entreprises russes 40 %. Cet accord a été signé lors de la visite d'Hugo Chávez, la semaine dernière à Moscou. Le président vénézuélien a annoncé le 13 septembre l'octroi par la Russie d'un crédit de plus de 2 milliards de dollars pour l'achat d'armement russe.

 

 

*Cuba, 12 septembre 2009. Disparition de l'un des derniers commandants de la révolution cubaine. "Cuba pleure l'un de ses fils les plus courageux", titrait, le 12 septembre, Granma. Juan Almeida Bosque était l'un des trois derniers "commandants de la révolution" encore en vie. Militaire, politicien, écrivain, poète et compositeur, il avait combattu avec Fidel Castro dès 1952 au cours de chacune des étapes de la révolution cubaine. Auteur de 300 chansons et d'une douzaine de livres, ce métis était un admirateur inconditionnel de Fidel Castro. Il avait 82 ans. 

 

 

 *Espagne, 11 septembre 2009. Le gouvernement de Zapatero a décidé d'augmenter les impôts indirects pour faire face à l'explosion des dépenses publiques due à la grave crise économique que traverse actuellement l'Espagne.

        Lire un article.  

 

 

*Argentine, 10 septembre 2009. Le quotidien "Clarín" dénonce une opération d'intimidation de l'Etat. Près de 200 inspecteurs des impôts se sont présentés le 10 septembre à la rédaction du journal Clarín, propriété du principal groupe multimédia d'Argentine. Selon le gouvernement, il s'agissait d'une opération de routine. Le quotidien, lui, dénonce "une action démesurée et grotesque". Le groupe Clarín est un critique féroce de la politique gouvernementale et est opposé à un projet de loi controversé sur l'audiovisuel. "L'opération d'hier montre ce qui peut arriver lorsqu'on ose critiquer le gouvernement Kirchner", ajoute le journal.

 

 

 *Mexique, 9 septembre 2009. Un pirate de l’air a tenté de détourner le vol Cancún-Mexico de la compagnie Aeromexico. Il s'agit d'un pasteur évangéliste qui avait eu une "révélation depuis plus de quatre mois", révèle sa femme dans El Universal. Il n’avait ni arme à feu ni explosifs, mais il était vêtu d’une chemise blanche et brandissait une bible. Il souhaitait alerter le président Calderon sur les risques d’un prochain tremblement de terre.  Les 104 passagers retenus à bord ont eu plus de peur que de mal avant que la police mexicaine n'arrête José Mar Flores Pereira, un pasteur d’origine bolivienne de 44 ans qui n’a opposé aucune résistance. Selon sa femme, il attendait le bon moment pour alerter les médias et le gouvernement de sa "révélation". Le 9.9.09, il semblerait que “Dieu lui ait donné le feu vert”.

 

 

*Uruguay, 9 septembre 2009. Le Sénat approuve l'adoption par les couples homosexuels. "L'Uruguay est devenu le premier pays d'Amérique latine à autoriser l'adoption d'enfants par des coupes homosexuels", explique le journal, après le feu vert donné par le Sénat le 9 septembre. L'Institut national de l'enfant et de l'adolescent, un organisme public, sera chargé de gérer les demandes d'adoption. L'Uruguay s'était déjà démarqué de ses voisins, plutôt conservateurs sur le plan des mœurs, en autorisant l'an dernier les unions civiles entre gays et en abolissant une règle qui interdisait aux homosexuels l'accès aux écoles militaires.

 

 

*Espagne, 9 septembre 2009. Le juge Baltasar Garzón comparaît sur le banc des accusés. "Baltasar Garzón nie toute forfaiture et maintient que son action était conforme à la légalité", titre le quotidien ABC. Le 9 septembre, le juge espagnol a été entendu pendant quatre heures par un magistrat instructeur du Tribunal suprême espagnol. Le syndicat de fonctionnaires Manos limpias (Mains propres),  très à droite, a déposé plainte contre lui pour prévarication. Il accuse le juge d'avoir monté un "artifice juridique" pour ouvrir une enquête sur les disparus du franquisme et passer outre à la loi d'amnistie de 1977.

 

 

 *Guatemala, 8 septembre 2009. Le président Alvaro Colom a déclaré l’état de calamité publique pour faire face à la sévère crise alimentaire dont souffre le pays, signale Prensa Libre. Lors d’une allocution télévisée, le chef de l'Etat a indiqué que "les changements climatiques et la crise internationale avaient aggravé la crise alimentaire qui sévit dans la majorité des régions du pays". Selon El País, 462 personnes sont mortes de faim depuis le mois de janvier, dont 54 enfants. "Au moins 50 % des enfants guatémaltèques de moins de 5 ans souffrent de malnutrition chronique", rapporte tristement le quotidien espagnol. La proclamation de l’état de calamité publique devrait permettre au pays d’obtenir des dons internationaux, ainsi que la mobilisation de fonds publics, estime pour sa part Prensa Libre.

 

 

*Mexique, 7 septembre 2009. Le président Calderón opère des changements au sommet. Felipe Calderón a annoncé, le 7 septembre, les démissions conjointes d'Eduardo Medina Mora, procureur général du Mexique (l'équivalent du ministre de la Justice), d'Alberto Cárdenas Jiménez, secrétaire d'Etat à l'Agriculture, et de Jesus Reyes Heroles, président de la PEMEX [Petróleos Mexicanos], la compagnie pétrolière nationale. Le poste de procureur général est central dans la lutte contre le trafic de drogue. Eduardo Medina Mora sera remplacé par Arturo Chávez Chávez, ex-procureur de Chihuahua, un Etat où la guerre des cartels fait rage.

 

 

*Colombie, 7 septembre 2009. Des vidéos d'otages des FARC provoquent l'indignation. "Les chaînes de l'ignominie", titre le quotidien de Bogotá. Le 7 septembre, l'armée a diffusé des vidéos qui montrent six policiers et quatre soldats retenus en otage par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Elle affirme avoir saisi ces vidéos en possession d'un messager de la guérilla. "Visiblement affaiblis, de lourdes chaînes cadenassées autour du cou, les otages ont pu, dans de brefs messages, en général adressés à leurs proches, fournir des preuves de leur survie, après plus de dix ans aux mains des FARC", écrit le journal.

 

 

*Venezuela, 5-6 septembre 2009  La visite à Téhéran du président du Venezuela, Hugo Chávez, a été l'occasion pour les deux pays de renouveler leur amitié et de critiquer vivement les Etats-Unis. "Les échecs de l'Amérique prouvent que le monde est en train de changer", a déclaré, le 6 septembre, le guide suprême iranien, Ali Khamenei, qui a appelé à une coopération accrue entre le Venezuela et l'Iran. De son côté, Hugo Chávez a annoncé que son pays exporterait 20 000 barils d'essence par jour vers l'Iran, à partir du mois d'octobre.

 

 

 *Chili, 5 septembre 2009. Nouveaux heurts avec les Mapuches. Les affrontements entre les Mapuches et l’armée chilienne se multiplient depuis la mort, le 12 août, d’un jeune Indien à un barrage militaire, rapporte El Mundo. Les Mapuches revendiquent la restitution de leurs terres ancestrales et protestent contre l’exploitation de leurs ressources naturelles. Du côté argentin, dans la région frontalière de Neuquen, une autre polémique vient d’éclater entre les Mapuches et des propriétaires terriens, indique le quotidien espagnol. Les propriétaires terriens accusent les Indiens “de recevoir le soutien d’instructeurs des FARC et de l’ETA qui se cachent au Chili”.  Les Mapuches affirment pour leur part qu’il ne s’agit que d’un mensonge destiné à légitimer l'appropriation de leurs terres et la répression qui les frappe. On recense actuellement un million et demi de Mapuches, ce qui fait d'eux le deuxième peuple indien d’Amérique latine, après les Aymaras. Ils représentent environ 4 % de la population chilienne et ont toujours été oubliés par les pouvoirs publics.

 

 

*Cuba, 3 septemble 2009 : Le département du Trésor américain vient de lever officiellement la plupart des restrictions concernant les voyages et les transferts d’argent des Américano-Cubains vers leur pays d’origine. Ceux-ci pourront désormais "voyager sans limites" à Cuba, c’est-à-dire autant de fois et aussi longtemps qu’ils le souhaitent, pour rendre visite à "de la famille proche". "Les mesures annoncées, le 13 avril, par Barack Obama mais qui n’étaient pas encore entrées en vigueur le sont enfin depuis le jeudi 3 septembre", se réjouit El Nuevo Herald. Les nouvelles règles permettent aux Cubano-Américains d’envoyer notamment plus de produits vers Cuba (pas seulement des aliments et des médicaments) et d’y dépenser sur place 179 dollars [126 euros] par jour. Ces mesures atténuent les effets de l'embargo américain contre Cuba décrété en 1962.

 

 

*Venezuela, 3 septembre : En visite à Damas, Chávez  a fustigé de nouveau Israël : "L'Etat d'Israël est devenu un Etat génocidaire, un Etat assassin, ennemi de la paix", a déclaré le 3 septembre le président du Venezuela Hugo Chávez, à l'issue d'une rencontre à Damas avec son homologue syrien Bachar El-Assad. "Israël est devenu l'exécutant des politiques de l'empire américain", a ajouté Chávez. Il doit se rendre, ce vendredi 4 août, dans la province de Souwayda, dans le sud de la Syrie, d'où est originaire une importante partie du million de Syriens vivant au Venezuela.

 

*Honduras, 3 septembre : Les Etats-Unis ont choisi, le 3 septembre, de suspendre une nouvelle tranche de leur aide économique au Honduras, dirigé depuis le 28 juin par un régime de fait qui a déposé le président Manuel Zelaya. La secrétaire d'Etat Hillary Clinton a décidé le gel de 15 millions de dollars supplémentaires d'aide, après avoir reçu Zelaya à Washington.

 

*El Salvador, 2 septembre. Le photographe franco-espagnol Christian Poveda a été assassiné, le 2 septembre, au nord de San Salvador alors qu’il revenait de reportage rapporte El País. Il a été trouvé mort dans sa voiture avec quatre balles dans la tête. Ce photoreporter résidait depuis 2005 au Salvador et travaillait depuis longtemps sur le gang Mara 18 qu’il a côtoyé pendant un an et demi et auquel il a consacré un documentaire spectaculaire La Vida Loca présenté dans de nombreux festivals et qui doit sortir en France le 30 septembre. Le président salvadorien Mauricio Funes s’est dit "consterné" par ce crime et le ministère de la Culture a appelé tous les artistes et journalistes à lui rendre hommage rapporte la Prensa Grafica. La bande originale du documentaire La Vida loca:

 

 

 *Colombie, 2 septembre : Le Congrès des députés de Colombie vient d'aprouver le principe d'un référendum qui autoriserait  une modification de la Constitution pour permettre à l'actuel président de la République,  Alvaro Uribe, de se représenter aux élections  présidentielles pour la  troisième fois consécutive. En effet, en l'état actuel, la Constitution colombienne ne permet au Président de la République d'exercer que deux mandats successifs.

Lire un article tiré de la revue Semana .

 

*Mexique, 2 septembre : Un groupe d’hommes armés de fusils AK-47 sont entrés le 2 septembre dans un centre de réhabilitation pour jeunes toxicomanes du centre de Ciudad Juárez, ont rassemblé les 22 personnes présentes et ont tiré : dix-sept adolescents ont été assassinés et cinq gravement blessés", rapporte El Universal. Ce n’est pas le premier acte sanglant contre un centre de réhabilitation. Il y a un an, huit jeunes avaient été exécutés dans des conditions similaires et dans le même Etat de Chihuahua, un des plus violents du Mexique.

 

 

*Chili, 1er septembre : le juge chilien Víctor Montiglio a lancé des mandats d'arrêt contre 120 anciens militaires et policiers pour leur coresponsabilité dans des violations des droits de l'homme commises sous la dictature militaire, dans les années 1970. Tous appartenaient à la Direction nationale du renseignement (DINA), la police secrète redoutée du régime militaire d'Augusto Pinochet (1973-1990). lI s'agit, au Chili, de la plus grande opération dans l'histoire des procès pour violation des droits de l'homme.

 

*Honduras, 1er septembre :  L'UE a décidé de ne pas laisser le Honduras en dehors des négociations commerciales avec l'Amérique centrale, bien que le nouveau régime ait pris le pouvoir après un coup d'état, le 28 juin, après avoir destitué le président Manuel Zelaya. Madrid militait pour cette exclusion. L'UE a déjà adopté plusieurs sanctions, notamment financières. Malgré les pressions internationales, le régime maintient son projet d'organiser une élection présidentielle en novembre et a lancé hier la campagne officielle, en l'absence de Zelaya, en exil.

 

 

  

  Lire l'actualité de janvier à août 2009. 

 

 

 

 
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